mercredi 5 octobre 2022
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-22NT01009 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | rectif. erreur matérielle |
| Publication | D |
| Avocat requérant | PERROT |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. F D a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision du 27 avril 2017 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre la décision de l'autorité consulaire française à Bamako (Mali) du 1er février 2017 refusant de délivrer à Mme A D et aux enfants mineurs, E, C, B et G D des visas de long séjour en qualité de membres de famille de réfugié.
Par un jugement n°1704724 du 18 décembre 2019, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande.
Par un arrêt n°20NT02511 du 1er février 2022, la cour administrative d'appel de Nantes a annulé ce jugement et la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 27 avril 2017.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 1er avril 2022, M. D, représenté par Me Perrot, demande à la cour, sur le fondement de l'article R. 833-1 du code de justice administrative, de rectifier l'arrêt du 1er février 2022 en ce qu'il est entaché d'une erreur matérielle, au point 7 de cet arrêt, quant au nom du requérant.
Il soutient que le point 7 de l'arrêt du 1er février 2022 mentionne par erreur que le lien de filiation est reconnu comme établi entre les enfants demandeurs de visa et " M. H ", alors que le lien concerne en réalité les enfants de M. D, requérant et réfugié dont les enfants se sont vu refuser les visas demandés pour le rejoindre.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ". Aux termes de l'article R. 833-1 du même code: " Lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel ou du Conseil d'Etat est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification. / Ce recours doit être présenté dans les mêmes formes que celles dans lesquelles devait être introduite la requête initiale. Il doit être introduit dans un délai de deux mois qui court du jour de la notification ou de la signification de la décision dont la rectification est demandée ".
2. Il résulte de l'arrêt n°20NT02511 du 1er février 2022 de la cour que, selon les motifs exposés au point 7, " le lien de filiation entre M. H et chacun des enfants doit être tenu pour établi () ". S'il est constant que cette mention est erronée, dès lors que l'appréciation de la cour concernait en réalité le lien de filiation existant entre M. D, réfugié, et ses enfants qui réclamaient des visas afin de le rejoindre en France, cette erreur n'a pas été de nature à exercer une influence sur le sens de l'arrêt, dont le dispositif emporte en son article 2 l'annulation de la décision du 27 avril 2017 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté les demandes de visa d'entrée et de long séjour en France présentées pour Mme A D et les enfants mineurs, E, C, B et G D.
3. Dès lors qu'il résulte de ce qui précède que la rectification demandée par M. D ne révèle pas une erreur matérielle de nature à avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, sa requête est manifestement irrecevable et ne peut qu'être rejetée.
ORDONNE
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. F D.
Fait à Nantes, le 5 octobre 2022.
Alain PEREZ
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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