mardi 17 octobre 2023
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-22NT02248 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL LARZUL BUFFET LE ROUX & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler la décision du 23 septembre 2021 par laquelle l'inspectrice du travail a autorisé son licenciement pour inaptitude.
Par un jugement n° 2105953 du 17 mai 2022, le tribunal administratif de Rennes a annulé la décision du 23 septembre 2021.
Procédure devant la cour :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 13 juillet 2022, 13 avril 2023 et 19 juin 2023, la société Lidl, représentée par Me Corre, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Rennes du 17 mai 2022 ;
2°) de rejeter la demande présentée devant le tribunal administratif de Rennes par M. B ;
3°) de mettre à la charge del'Etat le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le jugement attaqué est insuffisamment motivé ;
- la décision contestée est sans lien avec le mandat de M. B ;
- les autres moyens soulevés par M. B sont infondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 février 2023, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la société Lidl ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 mars et 1er juin 2023, M. B, représenté par Me Mlekuz, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société Lidl au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Il soutient que les moyens soulevés par la société Lidl ne sont pas fondés et reprend ses moyens développés en première instance tirés de ce que :
- la décision contestée a été signée par une autorité incompétente ;
- cette décision est entachée d'une erreur de droit ;
- son employeur n'a pas procédé à des recherches de reclassement précises, loyales et sérieuses.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gélard,
- les conclusions de Mme Bougrine, rapporteure publique,
- les observations de Me Defains-Lacombe, substituant Me Corre, représentant la société Lidl,
- et les observations de Me Mlekuz, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 24 juillet 2020, l'inspectrice du travail a refusé d'accorder à la société Lidl l'autorisation de procéder au licenciement pour inaptitude de M. B, salarié protégé exerçant les fonctions d'opérateur au sein de la base logistique de la direction régionale de (). Cette décision a été confirmée par la ministre du travail, sur recours hiérarchique de la société, par une décision du 4 janvier 2021. La société Lidl, tout en contestant ces décisions devant le tribunal administratif de Rennes, a alors décidé de reprendre la procédure de reclassement engagée. Le 2 juin 2021, elle a transmis à M. B de nouvelles propositions de reclassement, lesquelles ont été refusées par l'intéressé le 15 juin 2021. Après l'avoir convoqué à un entretien préalable, la société Lidl a sollicité l'autorisation de le licencier. Son licenciement pour inaptitude a été autorisé par une décision du 23 septembre 2021 de l'inspectrice du travail. M. B, qui a été licencié par un courrier du 30 septembre 2021, a contesté cette décision devant le tribunal administratif de Rennes. La société Lidl relève appel du jugement du 17 mai 2022 par lequel ce tribunal a annulé la décision du 23 septembre 2021 au motif que le licenciement de M. B présentait un lien avec son mandat syndical.
Sur le lien entre le licenciement de M. B et son mandat de représentant du personnel :
2. En vertu du code du travail, les salariés protégés bénéficient, dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, d'une protection exceptionnelle. Lorsque le licenciement de l'un de ces salariés est envisagé, il ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées par l'intéressé ou avec son appartenance syndicale.
3. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par l'inaptitude du salarié, il appartient à l'inspecteur du travail et, le cas échéant, au ministre, de rechercher, sous le contrôle du juge, si cette inaptitude est telle qu'elle justifie le licenciement envisagé, compte tenu des caractéristiques de l'emploi exercé à la date à laquelle elle est constatée, de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé, des exigences propres à l'exécution normale du mandat dont il est investi et de la possibilité d'assurer son reclassement dans l'entreprise. En revanche, dans l'exercice de ce contrôle, il n'appartient pas à l'administration de rechercher la cause de cette inaptitude.
4. Toutefois, ainsi qu'il a été indiqué au point 2, il appartient en toutes circonstances à l'autorité administrative de ne pas autoriser un licenciement en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées par un salarié ou avec son appartenance syndicale.
5. Par suite, même lorsque le salarié est atteint d'une inaptitude susceptible de justifier son licenciement, la circonstance que le licenciement envisagé est également en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées par l'intéressé ou avec son appartenance syndicale fait obstacle à ce que l'administration accorde l'autorisation sollicitée. Le fait que l'inaptitude du salarié résulte d'une dégradation de son état de santé, elle-même en lien direct avec des obstacles mis par l'employeur à l'exercice de ses fonctions représentatives est à cet égard de nature à révéler l'existence d'un tel rapport.
6. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail du 9 mai 2019, qu'au cours d'un entretien informel qui s'est tenu le 19 décembre 2018 vers 8 heures sur la surface de préparation de la base logistique de la direction régionale de , entre un salarié susceptible de faire l'objet d'une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu'à son licenciement et un cadre de la société Lidl, M. B est intervenu au soutien de ce salarié. Estimant avoir été agressé verbalement et physiquement par le cadre de la société au cours de cette discussion, M. B a immédiatement consulté son médecin traitant, qui l'a placé en arrêt de travail. La caisse primaire d'assurance maladie a estimé que M. B avait été victime d'un accident du travail. Le seul fait que l'intéressé soit intervenu au soutien de son collègue en sa qualité de délégué du personnel ne suffit toutefois pas à considérer que son licenciement pour inaptitude révèlerait un obstacle mis par son employeur dans l'exercice de son mandat syndical. En effet, quand bien même aucune sanction disciplinaire n'a été prise à l'encontre du cadre qui aurait menacé ou " violenté " M. B, il ne ressort pas des pièces du dossier que son employeur aurait, à cette occasion ou à un autre moment, tenter de faire obstacle à l'exercice de ses fonctions représentatives. Par ailleurs, s'il est constant que l'intéressé a fait l'objet de nombreuses sanctions disciplinaires entre 2003 et 2018, ces décisions auxquelles se réfère l'inspectrice du travail en évoquant les tensions existant entre ce salarié et sa hiérarchie, n'apparaissent pas liées à ses activités syndicales mais à son comportement dans ses fonctions d'opérateur logistique. De même, la seule circonstance qu'une plainte pour harcèlement moral et discrimination syndicale a été déposée à l'encontre de la direction régionale de où était affecté M. B, pour des faits commis entre le 1er octobre 2017 et le 8 février 2021, ne permet pas d'attester, en l'absence de toute condamnation pénale, des difficultés rencontrées par les organisations syndicales au sein de cet établissement. Par suite, compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la société Lidl est fondée à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué le tribunal administratif de Rennes a annulé la décision de l'inspectrice du travail du 23 septembre 2021 en considérant que le licenciement de M. B présentait un lien avec son mandat de représentant du personnel.
7. Il appartient, toutefois, à la cour, saisie de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner les autres moyens soulevés par M. B à l'appui de ses conclusions dirigées contre cette décision du 23 septembre 2021, tant devant le tribunal administratif de Rennes que devant la cour.
Sur les autres moyens invoqués à l'encontre de la décision de l'inspectrice du travail du 23 septembre 2021 autorisant le licenciement :
8. En premier lieu, la décision contestée a été signée par Mme D, inspectrice du travail. Par un arrêté du 28 juin 2021 portant affectation des agents de contrôle dans les unités de contrôle et gestion des intérims de la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS) des , cette agente, a été affectée à la 6ème section de l'unité de contrôle ouest de la DDETS des , dont relève la base logistique de la direction régionale de où était affecté M. B. Cet arrêté a été signé par Mme C, laquelle avait par un arrêté du 17 mai 2021 de la directrice régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bretagne reçue une délégation à cet effet. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision contestée aurait été prise par une autorité incompétente manque en fait et ne peut qu'être écarté.
9. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L.1226-7 du code du travail : " Le contrat de travail du salarié victime d'un accident du travail, autre qu'un accident de trajet, ou d'une maladie professionnelle est suspendu pendant la durée de l'arrêt de travail provoqué par l'accident ou la maladie () ". Aux termes de l'article L. 1226-9 du même code : " Au cours des périodes de suspension du contrat de travail, l'employeur ne peut rompre ce dernier que s'il justifie soit d'une faute grave de l'intéressé, soit de son impossibilité de maintenir ce contrat pour un motif étranger à l'accident ou à la maladie. ". D'autre part, aux termes de l'article L.1226-10 alors en vigueur : " Lorsque le salarié victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle est déclaré inapte par le médecin du travail, en application de l'article L. 4624-4, à reprendre l'emploi qu'il occupait précédemment, l'employeur lui propose un autre emploi approprié à ses capacités, au sein de l'entreprise ou des entreprises du groupe auquel elle appartient le cas échéant, situées sur le territoire national et dont l'organisation, les activités ou le lieu d'exploitation assurent la permutation de tout ou partie du personnel. / Cette proposition prend en compte, après avis du comité économique et social, les conclusions écrites du médecin du travail et les indications qu'il formule sur les capacités du salarié à exercer l'une des tâches existant dans l'entreprise. Le médecin du travail formule également des indications sur l'aptitude du salarié à bénéficier d'une formation le préparant à occuper un poste adapté. / L'emploi proposé est aussi comparable que possible à l'emploi précédemment occupé, au besoin par la mise en oeuvre de mesures telles que mutations, aménagements, adaptations ou transformations de postes existants ou aménagement du temps de travail. / Pour l'application du présent article, la notion de groupe désigne le groupe formé par une entreprise appelée entreprise dominante et les entreprises qu'elle contrôle dans les conditions définies à l'article L. 233-1, aux I et II de l'article L. 233-3 et à l'article L. 233-16 du code de commerce. " Aux termes de l'article R. 4624-31 du même code, alors en vigueur : " Le travailleur bénéficie d'un examen de reprise du travail par le médecin du travail : () / 2° Après une absence pour cause de maladie professionnelle ; / 3° Après une absence d'au moins trente jours pour cause d'accident du travail, de maladie ou d'accident non professionnel. / Dès que l'employeur a connaissance de la date de la fin de l'arrêt de travail, il saisit le service de santé au travail qui organise l'examen de reprise le jour de la reprise effective du travail par le travailleur, et au plus tard dans un délai de huit jours qui suivent cette reprise. ". Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'un salarié protégé dont le licenciement pour inaptitude physique est envisagé connaît, après avoir repris le travail, une rechute de son état de santé justifiant un nouvel arrêt maladie, la circonstance que celui-ci ait déjà fait l'objet d'un avis non contesté du médecin du travail sur son aptitude à reprendre son ancien emploi ou à assurer d'autres tâches au sein de l'entreprise à l'issue de la première période antérieure d'absence pour motifs de santé ne dispense pas l'employeur de son obligation, lorsque prend fin ce nouvel arrêt maladie et quelle qu'en soit la cause, de disposer, au besoin en les sollicitant, des conclusions écrites du médecin du travail qu'il appartient à ce dernier d'émettre de nouveau à l'occasion de l'examen de reprise mettant fin à cette seconde suspension du contrat de travail.
10. M. B a été placé en arrêt de travail du 19 décembre 2018 au 17 septembre 2019. Par un avis rendu le 18 septembre 2019 à l'issue de la visite de reprise prévue par l'article R.4624-31 du code du travail, le médecin du travail a estimé qu'il était inapte à poursuivre ses fonctions d'opérateur logistique. Si l'intéressé a présenté à compter du 16 mars 2021 de nouveaux arrêts de travail de " rechute " de l'accident initial ou de " prolongation " jusqu'au 30 novembre 2021, et a été convoqué à trois reprises, les 16 mars 2021, 6 avril 2021 et 3 mai 2021, devant le médecin du travail qui souhaitait évaluer l'évolution de son état, il ne s'est présenté à aucun de ces rendez-vous. Par suite, en l'absence de nouvel avis du médecin du travail, seul l'avis émis le 18 septembre 2019, qui mettait fin à la suspension du contrat de travail, pouvait être pris en compte. Il faisait obstacle à ce que M. B puisse en vertu des dispositions précitées de l'article L. 1226-9 du code du travail se prévaloir d'une nouvelle suspension de son contrat de travail faisant obstacle à son licenciement. Le moyen tiré de l'erreur de droit ainsi allégué par l'intéressé ne peut dès lors qu'être écarté.
11. En troisième lieu, le licenciement ne peut être autorisé, en application des dispositions de l'article L. 1226-10 du code du travail précité, que dans le cas où l'employeur n'a pu reclasser le salarié dans un emploi approprié à ses capacités au terme d'une recherche sérieuse, menée tant au sein de l'entreprise que dans les entreprises dont l'organisation, les activités ou le lieu d'exploitation permettent, en raison des relations qui existent avec elles, d'y effectuer la permutation de tout ou partie de son personnel.
12. Il ressort des pièces du dossier que des propositions de reclassement ont été adressées le 2 juin 2021 à M. B, qui les a toutes rejetées le 15 juin 2021. Celles-ci comprenaient un poste d'agent " implanteur " polyvalent au sein de la direction régionale de . Il n'est pas établi que ce poste était placé sous la responsabilité de l'ancien supérieur hiérarchique de M. B. De nombreux autres postes d'équipiers polyvalents en supermarchés, en Bretagne nord, lui ont également été proposés. L'intéressé soutient que certains de ces postes auraient été au contact de membres de la direction régionale accusés de harcèlement moral et de discriminations. Outre le fait, qu'il ne justifie d'aucune condamnation pénale à leur encontre, certains de ces postes étaient rattachés à la direction régionale de Liffré, ou d'autres régions. En outre, la société précise, sans être réellement contredite, qu'ils étaient placés sous la responsabilité des directeurs de supermarché et non sous celles des cadres des directions régionales. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la société Lidl n'aurait pas procédé à des recherches de reclassement loyales, précises et sérieuses manque en fait et ne peut qu'être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède, que la société Lidl est fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Rennes a annulé la décision du 23 septembre 2021 par laquelle l'inspectrice du travail l'a autorisée à procéder au licenciement pour inaptitude de M. B.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la société Lidl, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement à M. B de la somme qu'il demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à la société Lidl de la somme qu'elle demande au titre des mêmes frais.
DÉCIDE :
Article 1er : Le jugement n° 2105953 du 17 mai 2022 du tribunal administratif de Rennes est annulé.
Article 2 : La demande tendant à l'annulation de la décision du 23 septembre 2021 présentée par M. B devant le tribunal administratif de Rennes ainsi que ses conclusions d'appel sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions de la société Lidl tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à la SNC Lidl, au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion et à M. A B.
Délibéré après l'audience du 2 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Gaspon, président de chambre,
- M. Coiffet, président-assesseur,
- Mme Gélard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 17 octobre 2023.
La rapporteure,
V. GELARDLe président,
O. GASPON
La greffière,
I. PETTON
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026