mercredi 11 janvier 2023
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-22NT03941 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | AH-FAH |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B et Mme D C épouse B ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer à M. B un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office.
Par un jugement n° 220529 du 23 novembre 2022 le tribunal administratif de Nantes a rejeté leur demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée sous le n° 22NT03941 le 18 décembre 2022 M. et Mme B, représentés par Me Ah-Fah, demandent à la cour :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article R. 811-17 du code de justice administrative, le sursis à exécution du jugement du 23 novembre 2022 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de réexaminer sa demande de carte de séjour " vie privée, vie familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administratives.
Ils soutiennent que :
- ils justifient des conséquences difficilement réparables qui résulteraient de l'exécution du jugement attaqué ; la séparation prolongée va briser le couple et M. B ne pourra plus s'occuper de l'enfant qu'il a reconnu ; il n'existe aucune certitude quant au maintien de l'état de santé de M. B au Maroc ;
- les moyens invoqués à l'appui de leur requête au fond sont sérieux ; ils justifient que la reconnaissance de l'enfant ne repose pas sur une intention migratoire ; la durée légale de 2 ans de contribution à l'éducation de l'enfant est remplie ; le premier juge n'a pas répondu au moyen selon lequel les soins dont M. B a besoin ne sont pas accessibles au Maroc, alors qu'il justifie qu'il ne pourra accéder aux soins nécessités par son état de santé ; l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant a été méconnu comme les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la requête n°22NT03940 enregistrée le 18 décembre 2022 par laquelle M. et Mme B ont demandé l'annulation du jugement du 23 novembre 2022.
Vu :
- le code de justice administrative ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des cours peuvent (), par ordonnance rejeter les conclusions à fin de sursis à exécution d'une décision juridictionnelle frappée d'appel () ". Aux termes de l'article R. 811-17 du code de justice administrative : " (), le sursis peut être ordonnée à la demande du requérant si l'exécution de la décision de première instance attaquée risque d'entraîner des conséquences difficilement réparables et si les moyens énoncés dans la requête paraissent sérieux en l'état de l'instruction. ".
2. Par un jugement du 23 novembre 2022 le tribunal administratif de Nantes, saisi par M. et Mme B de conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 21 décembre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer à M. B un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai, a rejeté leur demande.
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens visés ci-dessus invoqués par M. et Mme B n'apparaît sérieux et de nature à justifier que soit ordonné le sursis à exécution du jugement du 23 novembre 2022.
4. Il résulte de ce qui précède que M.et Mme B ne sont pas fondés à demander qu'il soit sursis à l'exécution du jugement rendu le 23 novembre 2022 par le tribunal administratif de Nantes. Leurs conclusions à fin d'injonction sous astreinte comme celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent, par voie de conséquence, être également rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B et de Mme C épouse B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à Mme D C épouse B.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 11 janvier 2023
I. Perrot
La République mande et ordonne au ministre l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°22NT03751
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026