vendredi 21 juillet 2023
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-23NT00654 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | BLANDIN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
M. B A a demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler l'arrêté du 3 décembre 2018 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Par jugement n° 1806085, 1806086 du 15 janvier 2019 le tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 14 février 2019, M. A, représenté par Me Blandin, a demandé à la cour d'annuler ce jugement du 14 février 2019, ainsi que l'arrêté en litige, d'enjoindre au préfet de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative, dans les conditions fixées aux articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et 108 du décret du 19 décembre 1991.
Par une ordonnance n° 19NT00671 du 25 juin 2019, la présidente de la 3ème chambre de la cour a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A aux fins d'annulation et d'injonction et, sur le fondement des dispositions de l'article
L 761-1 du code de justice administrative, a mis à la charge de l'Etat le versement à Me Blandin de la somme de 500 euros dans les conditions posées par l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et par l'article 108 du décret du 19 décembre 1991.
Par une demande enregistrée les 9 et 30 mars 2023, Me Blandin a saisi la cour d'une demande tendant à l'exécution de cette ordonnance du 25 juin 2019.
Elle soutient que la somme de 500 euros mise à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne lui a pas été versée.
Par une ordonnance n°23NT00654 du 9 mars 2023, le président de la cour administrative d'appel de Nantes a décidé l'ouverture de la phase juridictionnelle prévue à l'article R. 921-6 du code de justice administrative en vue de prescrire les mesures d'exécution de cette ordonnance.
Par un mémoire enregistré le 16 mars 2023, le préfet du Finistère conclut :
- au rejet de la demande de Me Blandin ;
- à ce que la somme d'un euro symbolique soit mise à la charge de Me Blandin au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la somme mise à la charge de l'Etat a été versée à la requérante le 27 février 2020.
Par un mémoire enregistré le 30 mars 2023, Me Blandin conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées par le préfet du Finistère sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Brisson a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Par l'ordonnance du 25 juin 2019, la cour administrative d'appel de Nantes a mis à la charge de l'Etat la somme de 500 euros à verser à Me Blandin, conseil de M. A, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Si la requérante soutenait initialement que cette somme ne lui avait pas été versée, il résulte cependant de l'instruction que cette somme de 500 euros, majorée de 7,89 euros au titre des intérêts au taux légal, a donné lieu à un virement sur son compte le 27 février 2020 ainsi qu'il ressort de l'extrait de l'état des virements effectués par la DRFIP d'Ille-et-Vilaine.
3. La requérante, dans son mémoire enregistré le 30 mars 2023, qui reconnaît que la somme en litige lui a bien été versée et demande à la cour de constater que la demande d'exécution est devenue sans objet, doit, dans les circonstances de l'espèce, être regardée comme entendant se désister de ses conclusions. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. L'Etat, qui n'a pas eu recours au ministère d'un avocat, ne justifie pas avoir exposé des frais pour assurer sa défense. Il s'ensuit que ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : Il est donné acte à Me Blandin du désistement de ses conclusions à fin d'exécution de l'ordonnance n° 19NT00671 du 25 juin 2019.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à Me Marie Blandin et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Une copie en sera transmise, pour information, au préfet du Finistère.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2023 à laquelle siégeaient :
- M. Didier Salvi, président de chambre,
- Mme Brisson, président assesseur,
- Mme Lellouch, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2023.
La rapporteure,
C. BRISSON
Le président,
D. SALVI
La greffière,
A. MARTIN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, et à tous mandataires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026