jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-23NT01401 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SCP ARES GARNIER DOHOLLOU SOUET ARION ARDISSON GREARD COLLET LEDERF-DANIEL LEBLANC |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B et M. C B ont demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler l'arrêté du 11 janvier 2022 par lequel le maire de la commune de Pleurtuit a délivré un permis de construire un immeuble collectif de trente-deux logements, un immeuble collectif de dix-sept logements et cinq maisons individuelles.
Par un jugement n° 2201269 du 23 mars 2023, le tribunal administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 11 janvier 2022 en tant qu'il ne respecte pas les dispositions de l'article UZA 8 en ce qui concerne les plantations des aires de stationnement, a accordé un délai de trois mois, à compter de la notification du jugement, à la société Batimalo et la SA HLM la Rance pour demander la régularisation de l'arrêté du 11 janvier 2022.
Procédure devant la cour :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés le 12 mai 2023, le 31 août 2023 et le 21 décembre 2023, M. et Mme B et D, représentés par Me Dubourg, demandent à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Rennes ;
2°) d'annuler l'arrêté du maire de la commune de Pleurtuit du 11 janvier 2022 ;
3°) d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2023 du maire de Pleurtuit accordant un permis modificatif à la SNC Batimalo ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Pleurtuit, de la société Batimalo et de la société HLM La Rance la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2023, la SNC BATIMALO et la SA HLM la Rance, représentées par Me Le-Derf-Daniel, demandent à la cour de rejeter la requête et de mettre à la charge de M. et Mme B et D le versement de la somme de 3 500 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires enregistrés le 10 novembre 2023 et le 18 janvier 2024, la commune de Pleurtuit représentée par Me Rouhaud, demande à la cour de rejeter la requête, de rejeter la demande d'annulation du permis modificatif et de mettre à la charge de M. et Mme B et D le versement de la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 4 juin 2024, M. et Mme B et D, représentés par Me Dubourg déclarent, suite à la procédure de règlement amiable ayant abouti à un accord, se désister purement et simplement de leur requête.
Par un mémoire, enregistré le 7 juin 2024, la société Batimalo et la SA HLM la Rance représentées par Me Le-Derf-Daniel, déclarent accepter le désistement de M. et Mme B et D et déclarent renoncer à toute demande de condamnation présentée sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 31 août 2023 et le 21 décembre 2023, M. et Mme B et D, représentés par Me Dubourg, demandent à la cour :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2023 du maire de Pleurtuit accordant un permis modificatif à la SNC Batimalo ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Pleurtuit, de la société Batimalo et de la SA HLM La Rance la somme de 1 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires enregistrés le 15 novembre 2023 et le 18 janvier 2024, la commune de Pleurtuit représentée par Me Rouhaud, demande à la cour de rejeter la requête et de mettre à la charge de M. et Mme B et D le versement de la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 4 juin 2024, M. et Mme B et D, représentés par Me Dubourg déclarent, suite à la procédure de règlement amiable ayant abouti à un accord, se désister purement et simplement de leur requête.
Par un mémoire, enregistré le 7 juin 2024, la société Batimalo et la SA HLM la Rance représentées par Me Le-Derf-Daniel, déclarent accepter le désistement de M. et Mme B et D et déclarent renoncer à toute demande de condamnation présentée sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 23NT01401 et 23NT02620, présentées pour M. et Mme B et D présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens. ".
3. Par des mémoires enregistrés le 4 juin 2024, M. et Mme B et D ont déclaré se désister de leurs requêtes susvisées n° 23NT01401 et 23NT02620, à la suite de l'accord trouvé par les parties dans le cadre de la procédure de règlement amiable. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. La société Batimalo et la SA HLM la Rance déclarent renoncer à toute demande de condamnation présentée sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu de leur donner acte de ce désistement.
5. Enfin, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. et Mme B et D la somme que la commune de Pleurtuit demande sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des requêtes n° 23NT01401 et 23NT02620 de M. et Mme B et D.
Article 2 : Il est donné acte à la société Batimalo et à la SA HLM la Rance de leur désistement de leurs conclusions présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Pleurtuit sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme B, D, à la société Batimalo, la SA HLM la Rance et à la commune de Pleurtuit.
Copie, en sera transmise, pour information au Procureur de la République de Rennes.
Fait à Nantes le 12 septembre 2024
Le président de la 5ème chambre
Sébastien DEGOMMIER
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne, et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2, 23NT02620
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026