vendredi 7 juin 2024
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-23NT01424 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | VILLATTE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. M K, Mme N G, Mme O H, Mme L I, M. A C, M. B E et Mme J F ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler l'arrêté du 8 novembre 2021 par lequel le maire de Maisdon-sur-Sèvre a délivré à M. D un permis de construire un immeuble collectif de 17 logements, sur un terrain situé 5, rue de la Maine, cadastré section BE, n°s 206, 207, 208, 209, 691 et 555, ensemble la décision implicite par laquelle le maire de la commune a rejeté leur recours gracieux.
Par un jugement n° 2205452 du 14 mars 2023, le tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 8 novembre 2021 en tant qu'il méconnaît les dispositions des articles Ub 3, Ub 9 et Ub 12 du règlement du plan local d'urbanisme de Maisdon-sur-Sèvre dans les conditions exposées aux points 8, 14 et 17 du jugement, a accordé à M. D un délai de quatre mois à compter de la notification du jugement pour déposer une demande de permis de construire de régularisation, a mis à la charge de la commune de Maisdon-sur-Sèvre une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et a rejeté le surplus des conclusions de leur requête.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 11 mai 2023, et un mémoire, enregistré le 25 septembre 2023, M. K, Mme G, Mme H, Mme I, M. C, M. E et Mme F, représentés par Me Lefèvre, demandent à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nantes du 14 mars 2023 en tant qu'il a rejeté leurs conclusions tendant à l'annulation dans son intégralité de l'arrêté du 8 novembre 2021 par lequel le maire de la commune de Maisdon-sur-Sèvre a délivré à M. D un permis de construire un immeuble collectif de 17 logements, sur un terrain situé 5, rue de la Maine, cadastré section BE, n°s 206, 207, 208, 209, 691 et 555, ensemble la décision implicite par laquelle le maire de la commune a rejeté leur recours gracieux et en tant qu'il a accordé à M. D un délai de quatre mois à compter de sa notification pour présenter une demande de permis de construire de régularisation ;
2°) d'annuler dans son intégralité l'arrêté du 8 novembre 2021 par lequel le maire de la commune de Maisdon-sur-Sèvre a délivré à M. D un permis de construire un immeuble collectif de 17 logements, sur un terrain situé 5, rue de la Maine, cadastré section BE, n°s 206, 207, 208, 209, 691 et 555, ensemble la décision implicite par laquelle le maire de la commune a rejeté leur recours gracieux ;
3°) d'annuler le permis de construire modificatif de régularisation n° PC 044 088 21 A1001 M02 délivré à M. D, le 25 juillet 2023, par le maire de la commune de Maisdon-sur-Sèvre ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Maisdon-sur-Sèvre le versement de la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 octobre 2023, la commune de Maisdon-sur-Sèvre conclut, d'une part, à ce que la cour prononce un non-lieu à statuer au motif que les permis de construire délivrés les 8 novembre 2021 et 25 juillet 2023 ont été retirés, le 17 octobre 2023, à la demande de M. D, d'autre part, au rejet des conclusions formées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. M K a été désigné, par le mandataire des requérants, Me Lefèvre, comme représentant unique, destinataire de la notification de l'arrêt à intervenir.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que le maire de la commune de Maisdon-sur-Sèvre a procédé, le 17 octobre 2023, à la demande du bénéficiaire, au retrait des permis de construire du 8 novembre 2021 et 25 juillet 2023 litigieux. Par suite, les conclusions de la requête de M. K, Mme G, Mme H, Mme I, M. C, M. E et Mme F tendant, d'une part, à l'annulation de l'arrêté du 8 novembre 2021 par lequel le maire de Maisdon-sur-Sèvre a délivré à M. D un permis de construire un immeuble collectif de 17 logements et, d'autre part, à celle de l'arrêté du 25 juillet 2023 portant permis de construire modificatif de régularisation sont devenues sans objet.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune de Maisdon-sur-Sèvre le versement des sommes que M. K, Mme G, Mme H, Mme I, M. C, M. E et Mme F réclament au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. K, Mme G, Mme H, Mme I, M. C, M. E et Mme F.
Article 2 : Les conclusions présentées par M. K, Mme G, Mme H, Mme I, M. C, M. E et Mme F tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. M K, représentant unique désigné par Me Lefèvre, mandataire, à M. D et à la commune de Maisdon-sur-Sèvre.
Fait à Nantes, le 7 juin 2024.
La présidente de la 2ème chambre
C. Buffet
La République mande et ordonne au Préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
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Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026