jeudi 3 juillet 2025
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-23NT02665 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SCP MARION LEROUX SIBILLOTTE ENGLISH |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. K R, Mme N R, M. et Mme E et S D, M. et Mme M et P L, Mme J V, M. I O, Mme Q B, la SARL Homme Immobilier Finance Industrie et Conseil, M. U G, Mme T C, la SCI Barr Avel et M. et Mme H et F A ont demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 8 juillet 2020 et l'arrêté du 26 janvier 2022 par lesquels le maire de la commune de Saint-Quay-Portrieux a délivré à la SCCV Saint-Quay Gerbot d'Avoine un permis de construire et de démolir en vue de la démolition partielle et la rénovation d'un hôtel existant avec extension pour commerces et hôtellerie, ainsi que les décisions implicites rejetant leurs recours gracieux.
Par un jugement n° 2005520, 2203054 du 14 avril 2023, le tribunal administratif de Rennes a prononcé un non- lieu à statuer sur l'instance n° 2005520 et a rejeté la demande n° 2203054.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 6 septembre 2023, M. K R, Mme N R, M. et Mme E et S D, M. et Mme M et P L, Mme J V, M. I O, la SARL Homme Immobilier Finance Industrie et Conseil, Mme T C et la SCI Barr Avel, représentés par la SELARL MRV, demandent à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Rennes ;
2°) d'annuler les arrêtés des 8 juillet 2020 et 26 janvier 2022 du maire de la commune de Saint-Quay-Portrieux ainsi que les décisions implicites de rejet de leurs recours gracieux ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Quay-Portrieux et de la SCCV Saint-Quay Gerbot d'Avoine une somme de 3.000 euros chacune au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 mars 2024 et un mémoire rectificatif enregistré le 6 mai 2024, la commune de Saint-Quay-Portrieux, représentée par Me Leroux, demande à la cour de rejeter la requête de M. et Mme R et de mettre à leur charge solidaire la somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 19 mars 2025, M. et Mme R et autres déclarent se désister purement et simplement de leur requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (). ".
Sur l'appel de M. et Mme R et autres :
2. M. et Mme R et autres ont, par un mémoire enregistré le 19 mars 2025, déclaré se désister de leur requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge, solidairement, de M. et Mme R, M. et Mme D, M. et Mme L, Mme V, M. O, la SARL HIFIC, Mme C et la SCI Barr Avel, une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Saint-Quay-Portrieux.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. et Mme R et autres.
Article 2 : M. et Mme R et autres verseront, solidairement, à la commune de Saint-Quay-Portrieux, la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. K R et Mme N R, désignés représentants uniques des requérants dans les conditions prévues par l'article 751-3 du code de justice administrative, à la commune de Saint-Quay-Portrieux et à la SCCV Saint-Quay Gerbot d'Avoine.
Fait à Nantes le 3 juillet 2025
Le président de la 5ème chambre
Sébastien DEGOMMIER
La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor en ce qui le concerne, et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026