lundi 24 juin 2024
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-23NT02937 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | RENAUD |
(p)(p)Vu la procédure suivante :(/p)(/p)
(p)(p)Procédure contentieuse antérieure :(/p)(/p)
(p)(p)M. F D et Mme C G épouse D, agissant à titre personnel et en qualité de représentants légaux de leurs enfants A, B, E et H, alors tous mineurs, ont demandé au tribunal administratif de Clermont-Ferrand de condamner le centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand à leur verser des sommes d'un montant total de 17 591 285,56 euros en réparation de préjudices consécutifs à une intervention chirurgicale subie le 3 juin 2005 par leur fils A, né le 29 avril 2005.(/p)(/p)
(p)(p)Par un jugement n° 1901554 du 28 avril 2022, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a notamment condamné le centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand à leur verser des sommes d'un montant total de 993 806,60 euros, outre les intérêts au taux légal, et diverses rentes.(/p)(/p)
(p)(p)Procédure devant la cour :(/p)(/p)
(p)(p)Par une requête enregistrée le 24 juin 2022, et des mémoires complémentaires enregistrés les 30 janvier et 20 juillet 2023, M. F D et Mme C G épouse D, agissant à titre personnel et au nom de leurs enfants A, E et H, et Mme B D, devenue majeure en cours d'instance, tous représentés par la SELARL Coubris, Courtois et Associés, ont demandé à la cour de réformer le jugement n° 1901554 du 28 avril 2022 du tribunal administratif de Clermont-Ferrand en portant à 23 650 036,15 euros, outre les intérêts, le montant total des indemnisations mises à la charge du centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand.(/p)(/p)
(p)(p)Par un arrêt n° 22LY01923 du 4 avril 2024 la cour administrative d'appel de Lyon a notamment réformé le jugement attaqué en portant à 1 246 299,87 euros, outre les intérêts au taux légal, le montant total des indemnisations accordées aux consorts D, et en mettant à la charge du centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand une rente annuelle de 143 479,55 euros à verser à M. A D, sous les déductions et dans les conditions prévues au point 31 dudit arrêt.(/p)(/p)
(p)(p)Par une requête, enregistrée le 28 juin 2024 dans le dossier 22LY01923 et réenregistrée le même jour sous le n° 24LY01837, M. F D et Mme C D, agissant à titre personnel et aux noms de leurs enfants A, E et H D, et Mme B D, représentés par la SELARL Coubris et Associés demandent à la cour de rectifier une erreur matérielle entachant l'article 1er de l'arrêt du 4 avril 2024 concernant le montant de la rente devant être versée à M. A D.(/p)(/p)
(p)(p)Ils soutiennent que l'article 1er de cet arrêt est entaché de deux erreurs matérielles dès lors qu'il ne fait état ni des dépenses de santé futures, d'un montant annuel de 1 092,35 euros, qui resteront à la charge des requérants, ni de la somme mensuelle de 2 150 euros correspondant au préjudice professionnel futur de M. A D.(/p)(/p)
(p)(p)Vu les autres pièces du dossier ;(/p)(/p)
(p)(p)Vu :(/p)(/p)
(p)(p)- le code de la santé publique ;(/p)(/p)
(p)(p)- le code de la sécurité sociale ;(/p)(/p)
(p)(p)- le code de justice administrative ;(/p)(/p)
(p)(p)Considérant ce qui suit :(/p)(/p)
(p)(p)1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".(/p)(/p)
(p)(p)2. Aux termes de l'article R. 833-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel ou du Conseil d'Etat est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification. / Ce recours doit être présenté dans les mêmes formes que celles dans lesquelles devait être introduite la requête initiale. Il doit être introduit dans un délai de deux mois qui court du jour de la notification ou de la signification de la décision dont la rectification est demandée. / Les dispositions des livres VI et VII sont applicables. ".(/p)(/p)
(p)(p)3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêt du 4 avril 2024 dont la rectification est demandée a été notifié à M. F D, en qualité de représentant unique des requérants, par une lettre recommandée avec accusé de réception reçue le 6 avril 2024, alors que le recours en rectification d'erreur matérielle présenté pour les consorts D a été enregistré pour la première fois à la cour le 28 juin 2024, après expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 833-1 du code de justice administrative. Dès lors, ce recours est tardif et par suite manifestement irrecevable. Il peut ainsi être rejeté par ordonnance en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.(/p)(/p)
(p)(p)ORDONNE :(/p)(/p)
(p)(p)Article 1er : La requête des consorts D est rejetée.(/p)(/p)
(p)(p)Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. F D, Mme C D et Mme B D.(/p)(/p)
(p)(p)Copie pour information en sera adressée au centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand et à la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme.(/p)(/p)
(p)(p)Fait à Lyon, le 16 juillet 2024.(/p)(/p)
(p)(p)Le président de chambre,(/p)(/p)
(p)(p)François Pourny(/p)(/p)
(p)(p)La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.(/p)(/p)
(p)(p)Pour expédition,(/p)(/p)
(p)(p)La greffière,(/p)(/p)
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026