mardi 9 juillet 2024
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-23NT03192 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CHAUMETTE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme C B veuve A a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision née le 28 novembre 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a implicitement rejeté son recours hiérarchique formé contre la décision du 31 mai 2022 du préfet de la Seine Saint-Denis rejetant sa demande de naturalisation.
Par une ordonnance n° 2301253 du 19 avril 2023, le président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 30 octobre 2023, Mme B veuve A, représentée par Me Chaumette, demande à la cour :
1°) d'annuler cette ordonnance du président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Nantes du 19 avril 2023 ;
2°) d'annuler la décision née le 28 novembre 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a implicitement rejeté son recours hiérarchique formé contre la décision du 31 mai 2022 du préfet de la Seine Saint-Denis rejetant sa demande de naturalisation ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer, de réexaminer sa demande de naturalisation dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil, qui renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, d'une somme de 1 800 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer. Il soutient qu'il a informé l'intéressée, le 16 juin 2023, qu'à la suite de l'instruction de son recours administratif préalable obligatoire, reprise le 3 février 2023 par ses services, il envisageait de réserver une suite favorable à sa demande et fait valoir que l'intéressée a été inscrite le 11 septembre 2023 dans un décret de naturalisation publié au Journal officiel de la République française du 14 septembre 2023.
Par un courrier du 26 avril 2024, Mme B veuve A a maintenu l'ensemble de ses conclusions.
Mme B veuve A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 août 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
Sur les conclusions à fin d'annulation
2. Il ressort des pièces du dossier que le ministre de l'intérieur et des outre-mer a accordé, par décret du 11 septembre 2023, publié le 14 septembre suivant au Journal officiel de la République française à Mme B veuve A la nationalité française. Par suite, les conclusions de la requête, enregistrée le 30 octobre 2023, de Mme B veuve A tendant à l'annulation de la décision née le 28 novembre 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a implicitement rejeté son recours hiérarchique formé contre la décision du 31 mai 2022 du préfet de la Seine Saint-Denis rejetant sa demande de naturalisation, sont manifestement irrecevables.
Sur les conclusions présentées par Mme B veuve A tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par Mme B veuve A au titre de ces dispositions.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme C B veuve A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B veuve A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Nantes, le 9 juillet 2024.
La présidente de la 2ème chambre
C. Buffet
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026