mardi 24 décembre 2024
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-24NT00863 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET A&E |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B a saisi le tribunal administratif de Nantes pour porter plainte contre l'Institut de formation en ergothérapie de l'Université Paris 12 et l'Institut de formation métiers de la santé du centre hospitalier intercommunal de Meulan-les-Mureaux.
Par une ordonnance n° 2310717 du 3 octobre 2023, le président de la 6ème chambre du tribunal administratif de Nantes a rejeté cette demande comme étant portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 21 mars 2024, Mme B, représentée par Me Eveno, demande à la cour :
1°) d'annuler cette ordonnance du président de la 6ème chambre du tribunal administratif de Nantes du 3 octobre 2023 ;
2°) d'annuler la décision par laquelle le directeur de l'université de Paris-Est Créteil a refusé son admission à l'Institut de formation en ergothérapie ;
5°) de mettre à la charge de l'université de Paris-Est Créteil le versement de la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'ordonnance attaquée est insuffisamment motivée ;
- sa requête relevait de la compétence de la juridiction administrative dès lors qu'elle entendait contester la décision du 23 juin 2023 par laquelle le directeur pédagogique de l'institut de formation en ergothérapie de l'université Paris-est Créteil a rejeté son recours gracieux dirigé contre la décision rejetant sa candidature notifiée sur la plate-forme parcoursup ;
- la décision de refus d'admission opposé par l'université Paris-Est Créteil est entachée d'un vice de procédure en l'absence de production du procès-verbal de la réunion de la commission qui a écarté sa candidature et en ce qu'elle repose sur une délibération du conseil d'administration de cette université portant approbation des conditions et des capacités d'accueil de l'institut de formation en ergothérapie, au titre de l'année universitaire 2023-2024 qui n'était pas aisément consultable par les étudiants extérieurs à cette université ; le site internet de l'UPEC ne présente aucun critère de sélection des candidats.
La requête a été communiquée à l'université Paris-est Créteil qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Penhoat,
- les conclusions de M. Brasnu, rapporteur public.
- et les observations de Me Krawczyk, substituant Me Eveno, pour Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B a présenté sa candidature au titre de l'année 2023-2024, par l'intermédiaire de la plateforme " Parcoursup ", pour une formation en ergothérapie au sein de l'Institut de formation en ergothérapie de l'université de Paris-Est Créteil et de l'Institut de formation métiers de la santé du centre hospitalier intercommunal de Meulan-les-Mureaux. Le 2 juin 2023, par une notification accessible sur la plateforme " Parcoursup ", Mme B a été informée que ses candidatures n'ont pas été retenues. Le 23 juin 2023, Mme B a formé un recours gracieux auprès du directeur pédagogique de l'institut de formation en ergothérapie de l'université de Paris-est Créteil qui l'a rejeté par une décision du 23 juin 2023 aux motifs, d'une part, que la présentation du parcours de Mme A B ainsi que l'expression de son projet de formation motivé n'ont pas permis de distinguer son dossier des autres candidatures présentées et, d'autre part, que la connaissance et la compréhension de l'ergothérapie restent insuffisamment argumentés. Mme A B a saisi le tribunal administratif de Nantes pour porter plainte contre l'Institut de formation en ergothérapie de l'Université Paris 12 et l'Institut de formation métiers de la santé du centre hospitalier intercommunal de Meulan-les-Mureaux. Par une ordonnance du 3 octobre 2023, dont Mme B relève appel, le président de la 6ème chambre du tribunal administratif de Nantes a rejeté, sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sa demande comme étant portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative () ".
3. Mme B a adressé, sans l'assistance d'un avocat, au président du tribunal administratif de Nantes, une lettre exposant les conditions dans lesquelles sa candidature à la formation en ergothérapie au sein de l'Institut de formation en ergothérapie de l'université de Paris-Est Créteil et de l'Institut de formation métiers de la santé du centre hospitalier intercommunal de Meulan-les-Mureaux a été rejetée sur la plate-forme " Parcoursup " ainsi que dans le cadre d'un recours gracieux adressé à l'institut de formation en ergothérapie de l'université de Paris-est Créteil et indiquant clairement son souhait de porter plainte pour que sa candidature soit réexaminée compte tenu des refus qui lui ont été opposés dont il n'appartient pas à la juridiction administrative de connaître.
4. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que par l'ordonnance attaquée, suffisamment motivée, le président de la 6ème chambre du tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître. Sa requête doit donc être rejetée, y compris ses conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1 :La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 :Le présent arrêt sera notifié à Mme A B et à la ministre de l'éducation nationale.
Délibéré après l'audience du 6 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Quillévéré, président de chambre,
- M. Geffray président-assesseur,
- M. Penhoat, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 décembre 2024.
Le rapporteur
A. PENHOATLe président
G. QUILLÉVÉRÉ
La greffière
H. DAOUD
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026