mardi 30 avril 2024
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-24NT01197 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Rennes de réformer la décision du 12 décembre 2023 par laquelle la chambre disciplinaire de première instance de l'ordre des masseurs kinésithérapeutes de Bretagne lui a infligé la sanction d'interdiction temporaire d'exercer la profession de masseur-kinésithérapeute pendant une durée de 3 mois assortie du sursis.
Par une ordonnance du 11 avril 2024, le président de la 6ème chambre du tribunal administratif de Rennes a rejeté cette requête comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Procédure contentieuse devant la cour :
Par une requête enregistrée le 18 avril 2024, M. B A, représenté par Me Choley demande à la cour :
* d'annuler cette ordonnance du 11 avril 2024 ;
* de transmettre à la chambre disciplinaire nationale près le conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes sa requête.
Il soutient que :
* l'ordonnance en litige est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle méconnaît les articles R. 222-1 et R. 351-3 du code de justice administrative ;
* la requête doit être transmise à la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R.222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des tribunaux et des cours (..) peuvent par ordonnance () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative () / 7° / () annuler une ordonnance prise en application des 1° à 5° du présent article à condition de régler l'affaire au fond par application des 1° à 7°. ".
2. Il résulte des dispositions de l'article L. 4122-3 du code de la santé publique que la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des masseurs kinésithérapeutes connaît en appel des décisions rendues par les chambres disciplinaires de première instance.
3. Pour rejeter la requête de M. A tendant à l'annulation de la décision prise par la chambre disciplinaire de première instance de l'ordre des masseur-kinésithérapeutes de Bretagne lui ayant infligé une sanction d'interdiction temporaire d'exercer cette profession, le président de la 6ème chambre du tribunal administratif de Rennes a considéré qu'elle était portée devant une juridiction incompétente pour en connaître. Dès lors qu'il a, en application des dispositions citées au point 1, rejeté sa requête, sans la transmettre à la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des masseurs kinésithérapeutes, compétente pour en connaître, M. A est fondé à soutenir que c'est à tort que sa requête a été rejetée. L'ordonnance du 11 avril 2024 doit par conséquent être annulée et il y a lieu de transmettre la requête de M. A à la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des masseurs kinésithérapeutes.
DECIDE :
Article 1er : L'ordonnance n° 2400354 du 11 avril 2024 est annulée.
Article 2 : Le dossier de la requête susvisée de M. A est transmis à la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes auprès du Conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée pour information à la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des masseurs kinésithérapeutes.
Fait à Nantes le 30 avril 2024.
La présidente de la 3ème chambre
C. BRISSON
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui la concerne, et à tous mandataires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°24NT0119700
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026