mardi 13 août 2024
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-24NT02458 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SAID SOILIHI |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. E C, M. A J B, M. D K G et M. I, ressortissants comoriens, ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler les décisions du 6 juin 2023 par lesquelles l'autorité consulaire française à Moroni (Comores) a annulé les visas de court séjour de circulation qui leur avaient été délivrés le 1er juin 2023.
Par un jugement nos 2309992, 2309993, 2309994, 2309995 du 3 juin 2024, le tribunal administratif de Nantes a annulé les décisions du 6 juin 2023 de l'autorité consulaire française à Moroni, a mis à la charge de l'Etat le versement à M. C, M. B, M. G et M. H de la somme globale de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et a rejeté le surplus des conclusions des requêtes.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2024, M. C, M. B, M. G et M. H, représentés par Me Said Soilihi, demandent à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 3 juin 2024 du tribunal administratif de Nantes en tant qu'il a limité à 1 200 euros le montant de la somme mise à la charge de l'Etat au titre des dispositions de l'article L. 761-1-1 du code de justice administrative ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat, au titre de la première instance, le versement, à chacun d'eux, de la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, au titre de l'instance d'appel, le versement de la somme de 1 600 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 351-2 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'Etat, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'État qui poursuit l'instruction de l'affaire. () ".
2. Aux termes de l'article R. 811-1 du code de justice administrative : " les tribunaux administratifs statuent en premier et dernier ressort : () 10° Sur les litiges relatifs aux visas de court séjour en France () ". Enfin, aux termes de l'article 3 du décret du 29 juin 2022 relatif aux modalités de contestation des refus d'autorisations de voyage et des refus de visas d'entrée et de séjour en France : " Les dispositions relatives aux visas d'entrée en France s'appliquent aux demandes de visas ayant donné lieu à une décision diplomatique ou consulaire prise à compter du 1er janvier 2023 ".
3. Il résulte des dispositions précitées que le jugement du 3 juin 2024 du tribunal administratif de Nantes dont M. C et autres relèvent appel et par lequel le tribunal a annulé, à la demande des intéressés, les décisions du 6 juin 2023 de l'autorité consulaire française à Moroni (Comores) annulant les visas de court séjour de circulation qui leur avaient été délivrés le 1er juin 2023, a été rendu en premier et dernier ressort. Par suite, les conclusions de la requête de M. C et autres dirigées contre ce jugement en tant qu'il a limité à 1 200 euros le montant de la somme mise à la charge de l'Etat au titre des dispositions de l'article L. 761-1-1 du code de justice administrative ont le caractère d'un pourvoi en cassation et relèvent de la compétence du Conseil d'Etat. Il y a ainsi lieu, en vertu des dispositions de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, de transmettre le dossier de cette requête au Conseil d'Etat.
ORDONNE :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. E C, M. A J B, M. D K G et M. I est transmis au Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E C, à M. A J B, à M. D K G, à M. I et au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Fait à Nantes le 13 août 2024.
Pour le président de la cour administrative d'appel de Nantes, absent,
Le président de la 6è chambre
Olivier GASPON
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026