mardi 24 juin 2025
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-24NT03097 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET VAERNEWYCK CHAPPE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Caen d'annuler les décisions des 19 octobre et 16 novembre 2021 par lesquelles le maire de la commune de C l'a licencié pour insuffisance professionnelle, ainsi que la décision du 15 mars 2022 par laquelle le maire de la commune de C a rejeté son recours administratif et sa demande préalable indemnitaire.
Par un jugement n°2201303 du 13 septembre 2024, le tribunal administratif de Caen a annulé les décisions des 16 novembre 2021 et du 15 mars 2022 du maire de la commune de C et a enjoint à la commune de procéder au réexamen de la situation de M. B dans un délai de quatre mois à compter de la notification du jugement.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 5 novembre 2024, la commune de C, représentée par Me Benech, demande à la cour :
1°) l'annulation du jugement du 13 septembre 2024 du tribunal administratif de Caen ou, à titre subsidiaire, réformer ledit jugement en tant qu'il lui a enjoint de procéder au réexamen de la situation de M. B initial dans un délai de quatre mois ;
2°) le rejet de la demande de M. B déposée devant le tribunal administratif de Caen.
Elle soutient que :
- à titre principal, c'est à tort que le tribunal n'a pas reconnu le caractère simplement confirmatif de la décision du 16 novembre 2021 : dès lors qu'une erreur de plume sur une seconde décision de licenciement confirmant une première décision ne crée pas d'ambiguïté sur le fondement de la procédure, elle ne remet pas en cause le caractère confirmatif de cette seconde décision ;
- à titre subsidiaire, si la décision n'a pas de caractère confirmatif, le tribunal n'a pas constaté que l'annulation de la décision du 16 novembre 2021 remettait en vigueur la décision du 19 octobre 2021 emportant déjà mesure de licenciement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 décembre 2024, M. B conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la commune de C ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 22 mai 2025, la commune de C déclare se désister de l'instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pons,
- et les conclusions de Mme Bailleul, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été recruté du 4 janvier 2021 au 31 décembre 2021 en qualité d'agent non titulaire afin d'exercer les fonctions d'agent des espaces verts en qualité d'adjoint technique. Par une décision du 19 octobre 2021 et un avenant au contrat de travail du 16 novembre 2021, le maire de la commune de C a licencié M. B. Par une décision du 15 mars 2022, le maire de la commune a rejeté le recours administratif et la demande d'indemnisation préalable de M. B. M. B a alors demandé au tribunal administratif de Caen d'annuler ces décisions et de condamner la commune de C à lui verser la somme de 7 073 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis à la suite de son licenciement. Par un jugement du 13 septembre 2024, le tribunal a annulé les décisions des 16 novembre 2021 et du 15 mars 2022 du maire de la commune de C et a enjoint à la commune de procéder au réexamen de la situation de M. B dans un délai de quatre mois à compter de la notification du jugement. La commune de C relève appel de ce jugement.
2. Par un mémoire enregistré le 22 mai 2025, la commune de C déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
DÉCIDE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la commune de C de sa requête.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à la commune de C et à M. A B.
Délibéré après l'audience du 6 juin 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Gaspon, président de chambre,
- M. Coiffet, président-assesseur,
- M. Pons, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2025.
Le rapporteur,
F. PONS
Le président,
O. GASPON
La greffière,
I. PETTON
La République mande et ordonne au préfet de l'Orne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026