lundi 18 novembre 2024
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-24NT03116 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Caen d'annuler l'avis de saisie administrative à tiers détenteur émis le 2 janvier 2024 par le comptable public de la direction départementale des finances publiques de l'Orne en vue de recouvrer la somme de 2 649,03 euros, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux, de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme ainsi mise en recouvrement et d'annuler les titres de recettes émis les 8 et 14 juin 2023 par le service gestionnaire des eaux et de l'assainissement de la communauté d'agglomération Flers Agglo ainsi que la facture du 5 juin 2023 n° 2023EA 0028198 émise par ce service de la communauté d'agglomération Flers Agglo.
Par une ordonnance n° 2401359 du 20 septembre 2024, le président de la 1ère chambre du tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 7 novembre 2024, M. B, représenté par Me Sable, demande à la Cour :
1°) d'annuler l'ordonnance n° 2401359 du 20 septembre 2024 du tribunal administratif de Caen ;
2°) d'annuler le titre n° 2023 R 165-36 émis le 8 juin 2023 par le service public d'eau et d'assainissement de la communauté d'agglomération Flers Agglo ;
3°) d'annuler le titre n° 2023 R 70001165-36 émis le 14 juin 2023 par le service public d'eau et d'assainissement de la communauté d'agglomération Flers Agglo ;
4°) d'annuler la facture du 5 juin 2023 n° 2023EA 0028198 émise par les services de la communauté d'agglomération Flers Agglo ;
5°) d'annuler la décision du comptable public du 2 janvier 2024 ;
6°) d'annuler la décision implicite de rejet de la direction départementale des finances publiques de l'Orne ;
7°) d'ordonner la mainlevée de la saisie administrative à tiers détenteur ;
8°) de condamner le service public d'eau et d'assainissement de la communauté d'agglomération Flers Agglo ainsi que le comptable public et le centre des finances publiques SGC Flers à lui verser la somme de 2 649,03 euros correspondant à la saisie pratiquée sur son compte bancaire et la somme de 2 000 euros correspondant au préjudice subis ;
9°) et de condamner le comptable public du centre des finances publiques à lui verser la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (). / () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ".
2. Aux termes de l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales : " Les services publics d'eau et d'assainissement sont financièrement gérés comme des services à caractère industriel et commercial. ".
3. M. B conteste les titres de recette exécutoires émis par le service public d'eau et d'assainissement de la communauté d'agglomération Flers Agglo. Ce service revêtant un caractère industriel et commercial, ses rapports avec les usagers relèvent du droit privé. Par suite, sa requête ne relevant pas de la compétence de la juridiction administrative, M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le président de la 1ère chambre du tribunal administratif de Caen l'a rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître. Il convient dès lors de rejeter la présente requête par application des dispositions citées au point 1 de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Nantes, le 18 novembre 2024.
Le président de la 4ème chambre,
L. LAINÉ
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026