mercredi 28 mai 2025
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-25NT01256 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SELARL CORNET VINCENT SEGUREL |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C B a demandé au juge des référés près le tribunal administratif de Nantes d'ordonner une expertise aux fins de constater les dégradations du mur de clôture en pierres sèches qui " borde les berges du fossé, ainsi que l'état de ce fossé et de ses caractéristiques ".
Par une ordonnance n°2504499 du 22 avril 2025, la juge des référés du tribunal administratif de Nantes a ordonné une expertise aux fins de " détailler et décrire l'état de dégradation, suite à son éboulement, du mur de clôture en pierre sèche qui borde les berges du fossé, ainsi que l'état de ce fossé et de ses caractéristiques au droit uniquement de la propriété de M. B et d'indiquer les éventuelles mesures à mettre en œuvre susceptibles de remédier aux désordres et aux dégradations constatés ".
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 6 mai 2025, la communauté d'agglomération de Pornic agglo Pays de Retz, représentée par Me Naux, demande à la cour :
- à titre principal, sur le fondement de l'article R. 533-1 du code de justice administrative, de réformer cette ordonnance du 6 mai 2025 en ce qu'elle a employé le terme de " fossé ", ce terme devant être remplacé par une terminologie neutre, et de délimiter avec précision les périmètres de la mission confiée à l'expert ;
- à titre subsidiaire, sur le fondement de l'article R. 741-11 du code de justice administrative, de rectifier l'erreur matérielle commise par l'emploi du terme de " fossé " et de le remplacer par celui de " linéaire " ou de " lit " du Marchas.
Elle soutient que :
- compte tenu des conséquences s'attachant à la qualification juridique des lieux, c'est à tort que le terme de fossé a été employé dans l'ordonnance en litige ;
- le linéaire du Marchas étant un cours d'eau non domanial, et non un fossé, le juge des référés ne pouvait utiliser cette terminologie.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Le président de la cour a désigné Mme Brisson, présidente de la 3ème chambre, en application de l'article L. 555-1 du code de justice administrative, pour statuer en appel sur les décisions des juges des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des formations de jugement des cours () peuvent, par ordonnance : () / Rejeter, () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. Un linéaire hydrographique, dénommé le Marchas, traverse la commune de
Chaumes-en-Retz et longe notamment la propriété de M. B dont un mur de pierres sèches, implanté en limite parcellaire, s'est partiellement effondré. Imputant la cause de son dommage à un défaut d'entretien par la communauté d'agglomération Pornic Agglo Pays de Retz et compte tenu du projet de cette collectivité de réaliser divers travaux, il a saisi le juge des référés du tribunal administratif afin qu'il soit procédé à un constat de l'état des lieux.
3. Aux termes de l'ordonnance en litige, la juge des référés du tribunal administratif de Nantes a désigné un expert chargé de " détailler et décrire l'état de dégradation, suite à son éboulement, du mur de clôture en pierres sèches qui borde les berges du fossé, ainsi que l'état de ce fossé et de ses caractéristiques au droit uniquement de la propriété de M. B " et " d'indiquer les éventuelles mesures à mettre en œuvre susceptibles de remédier aux désordres et dégradations constatés ".
4. Aux termes de l'article R. 531-1 du code de justice administrative : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction () ".
5. Eu égard à la mission impartie à l'expert qui a été désigné par l'ordonnance du 22 avril 2025, consistant en une description des lieux et alors qu'il n'incombe qu'au juge du fond de tirer les conséquences juridiques, et notamment de qualifier juridiquement les faits ainsi constatés,
la circonstance que le terme de " fossé " a été usité par la juge des référés et non de " cours d'eau " n'est pas de nature à conduire le juge saisi en appel de cette ordonnance de la réformer et de modifier le périmètre de la mission confiée à l'expert.
6. De même, le vocable employé par l'ordonnance en litige ne saurait, en l'espèce, caractériser une erreur matérielle qui aurait été commise par la juge des référés et qui imposerait une rectification sur le fondement des dispositions de l'article R. 741-11 du code de justice administrative.
7. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par la communauté d'agglomération Pornic Agglo Pays de Retz ne peut qu'être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la Communauté d'agglomération Pornic Agglo Pays de Retz est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la Communauté d'agglomération Pornic Agglo Pays de Retz.
Copie en sera transmise, pour information à M. C B et M. D A, expert.
Fait à Nantes le 28 mai 2025.
La présidente de la 3ème chambre
C Brisson
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique, en ce qui le concerne, et à tous mandataires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026