mardi 7 octobre 2025
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-25NT01623 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | CABINET THALAMAS MAYLIE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A... B..., M. D... B... et Mme C... B... ont demandé au tribunal administratif de Rennes d’annuler les décisions du 18 janvier 2024 par lesquelles le préfet d'Ille-et-Vilaine leur fait obligation de restituer leurs passeports français. M. A... B... a également demandé au tribunal d’annuler la décision du 22 novembre 2023 du préfet du Finistère lui a refusant la délivrance d’une carte nationale d’identité et la décision de rejet de son recours gracieux.
Par un jugement nos 2401797, 2401798, 2401799, 2401800 du 12 juin 2025 le tribunal administratif de Rennes, après avoir rejeté la demande de M. A... B... relative au refus de délivrance d’une carte nationale d’identité (requête n° 2401798), a annulé les décisions du 18 janvier 2024 du préfet d'Ille-et-Vilaine.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 13 juin 2025, le préfet d'Ille-et-Vilaine demande à la cour d’annuler ce jugement en tant que le tribunal administratif de Rennes a annulé ses décisions du 18 janvier 2024 portant obligation pour MM. et Mme B... de restituer leurs passeports.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 juillet 2025 et 3 octobre 2025, M. A... B..., de M. D... B... et Mme C... B..., représentés par Me Laclau, concluent au rejet de la requête et à ce qu’une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de l’Etat au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement (…) des cours (...) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L.761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Le désistement du préfet est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme de 500 euros au titre des frais exposés par M. A... B... et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête du préfet d'Ille-et-Vilaine.
Article 2 : L’Etat versera à M. A... B... la somme de 500 euros (cinq cents euros) en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, à M. A... B..., à M. D... B..., à Mme C... B....
Copie en sera adressée au préfet d’Ille-et-Vilaine.
Fait à Nantes, le 7 octobre 2025.
Olivier Gaspon
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026