mardi 29 juillet 2025
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-25NT02036 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A E et M. F C, agissant en qualité de représentants légaux de leur fils mineur B, ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nantes, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner à la rectrice de l'académie de Nantes de leur proposer, pour leur fils, une solution d'instruction, soit une autorisation d'instruction en famille ou une affectation adaptée, au titre de l'année scolaire 2025-2026 et subsidiairement, d'enjoindre à l'administration de motiver son refus d'instruction en famille et de réexaminer la situation.
Par une ordonnance n° 2512673, 2512690 du 25 juillet 2025 le juge des référés du tribunal administratif de Nantes a rejeté leur requête.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2025, Mme E et M. C demandent à la cour :
1°) d'annuler l'ordonnance n° 2512673, 2512690 du 25 juillet 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Nantes ;
2°) d'ordonner à la rectrice de l'académie de Nantes de leur proposer immédiatement une solution de scolarisation pour leur fils, en présentiel ou par un enseignement à distance agréé, ou qu'une autorisation soit délivrée pour lui permettre de suivre un enseignement à distance hors CNED réglementé dans l'attente d'une inscription effective dans un établissement.
Ils soutiennent que leur demande d'instruction en famille a été refusée en dépit de la situation particulière de leur enfant, leurs demandes d'inscription dérogatoire dans un autre établissement ou pour un enseignement par correspondance sont restées sans réponse ; leur enfant est ainsi privé d'éducation en méconnaissance de l'article L. 111-1 du code de l'éducation.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu
- le code de l'éducation,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par une requête déposée le 22 juillet 2025, les requérants ont saisi le juge des référés du tribunal administratif de Nantes, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Par une ordonnance n° 2512673, 2512690 du 25 juillet 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Nantes a rejeté leur requête. Mme E et M. C relèvent appel de cette ordonnance.
2. Aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'Etat, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'Etat qui poursuit l'instruction de l'affaire () ".
3. Aux termes de l'article L. 523-1 du même code : " [] Les décisions rendues en application de l'article L. 521-2 sont susceptibles d'appel devant le Conseil d'Etat dans les quinze jours de leur notification. En ce cas, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat ou un conseiller délégué à cet effet statue dans un délai de quarante-huit heures et exerce le cas échéant les pouvoirs prévus à l'article L. 521-4. ".
4. La requête présentée par Mme E et M. C tend à l'annulation d'une ordonnance rendue dans le cadre d'un référé-liberté. En application des dispositions précitées, il y a lieu de transmettre cette requête au Conseil d'Etat, compétent pour en connaître.
ORDONNE :
Article 1er : Le dossier de la requête de Mme E et de M. C est transmis au Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, à Mme A E et à M. F C.
Fait à Nantes, le 29 juillet 2025.
Pour le Conseiller d'État
Président de la cour administrative d'appel
M. D G
Absent
Mme Brisson
Présidente de la 3ème chambre0
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026