jeudi 21 août 2025
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-25NT02052 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Multi-services Normandie, représentée par M. B A, a demandé au tribunal administratif de Caen d'ouvrir une enquête internationale pour crimes institutionnels et carences judiciaires systémiques en France.
Par une ordonnance no 2501420 du 22 mai 2025, la présidente du tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande comme manifestement irrecevable.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2025, M. A, déclarant qu'il se présente " au nom de la société Multi-Services Normandie ", demande à la cour :
1°) à titre principal, d'annuler l'ordonnance de la présidente du tribunal administratif de Caen du 22 mai 2025 et de renvoyer l'affaire devant le tribunal administratif de Caen pour qu'il soit statué au fond sur sa demande d'ouverture d'une enquête internationale pour crimes institutionnels et carences judiciaires systémiques en France ;
2°) à titre subsidiaire, " si la cour s'estime suffisamment éclairée ", de statuer au fond sur cette demande ;
3°) de prendre toute autre mesure que la sagesse de la cour estimerait utile pour garantir l'effectivité du droit et la manifestation de la vérité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () / () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article () ". L'article R. 421-1 du même code dispose que : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ".
2. M. A déclare se présenter devant la cour administrative d'appel " au nom de la société Multi-Services Normandie, appelante, afin de solliciter l'annulation de l'ordonnance rendue par le tribunal administratif de Caen le 22 mai 2025 ". Toutefois, il ressort des pièces du dossier, en particulier de la lettre de la présidente de celle-ci en date du 7 août 2025, que, s'il est encore actionnaire de cette société, il n'y exerce plus aucune fonction depuis août 2018 et ne bénéficie d'aucun mandat de la société qui, bien au contraire, affirme n'avoir jamais donné son accord pour que M. A saisisse la juridiction en son nom. Par suite, ce dernier ne peut se prévaloir d'aucune qualité lui permettant de faire appel de l'ordonnance attaquée du 22 mai 2025. Il en résulte manifestement que la requête d'appel qu'il prétend présenter à la Cour au nom de la société Multi-Services Normandie est irrecevable et ne peut qu'être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la société Multi-Services Normandie.
Fait à Nantes, le 21 août 2025.
Le président de la 4ème chambre,
L. LAINÉ
La République mande et ordonne au préfet du Calvados, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.1
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026