LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA44-26NT00223

Cour Administrative d'Appel de Nantes — Décision N° CAA44-26NT00223

mercredi 4 février 2026

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nantes
SectionCour Administrative d'Appel de Nantes
N° DossierCAA44-26NT00223
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge des référés
Avocat requérantCABINET ARES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. P... A..., M. Q... G..., M. K... H..., M. M... O..., M. M... J..., Mme F... D..., Mme N... R..., M. B... C..., Mme E... L... et Mme S... I... ont demandé au tribunal administratif de Rennes d’annuler la délibération du 12 septembre 2022 du conseil municipal de Pénestin approuvant la vente, au prix de 640 000 euros, d'un terrain situé 2 allée de Bellevue ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.

Par un jugement n° 2301412 du 12 décembre 2025, le tribunal administratif de Rennes a annulé ces décisions et enjoint à la commune de Pénestin d’engager la procédure de résolution amiable de la vente et, à défaut d’y parvenir, de saisir le juge du contrat afin qu’il tire les conséquences de l’annulation de la délibération du 12 septembre 2022.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 27 janvier 2026, la commune de Pénestin, représentée par Me Collet, demande à la cour :

1°) de suspendre l’exécution de ce jugement du 12 décembre 2025 du tribunal administratif de Rennes, sur le fondement des dispositions des articles R. 811-15 ou R. 811-17 du code de justice administrative, dans l’attente de l’examen de l’affaire au fond ;

2°) de mettre à la charge solidaire de M. A..., M. G..., M. H..., M. O..., M. J..., Mme D..., Mme R..., M. C..., Mme L... et Mme I... une somme de 3 000 euros, sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- qu’il existe des moyens sérieux de nature à justifier, outre l'annulation du jugement du 12 décembre 2025 du tribunal administratif de Rennes, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement ;
- que la demande était irrecevable faute d’intérêt pour agir et en outre tardive en ce qui concerne MM. H... et O..., conseillers municipaux ;
- que le bien n’a pas été cédé en dessous de sa valeur réelle ;
- qu’un motif d’intérêt général justifie en tout état de cause cette cession ;
- que les décisions litigieuses sont conformes à l’article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales
- qu’il n’y a pas détournement de pouvoir ;
- que l’exécution du jugement litigieux aurait des conséquences graves et difficilement réparables au niveau de ses finances.


Vu
la requête enregistrée le 27 janvier 2026, sous le n° 26NT00221, par laquelle la commune de Pénestin relève appel du jugement du 12 décembre 2025 du tribunal administratif de Rennes ;
les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.

Le président de la cour administrative d’appel de Nantes a désigné M. Derlange, président assesseur, pour statuer par ordonnances dans les cas prévus par les dispositions de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.




Considérant ce qui suit :

Par une délibération du 12 septembre 2022, le conseil municipal de Pénestin a approuvé la vente au prix de 640 000 euros d'un terrain bâti, d’une surface de 2 460 m², situé 2 allée de Bellevue et autorisé son maire à signer l’acte de cession et tous documents afférents. Dix habitants de la commune ont demandé au tribunal administratif de Rennes d’annuler cette délibération et la décision de rejet implicite de leur recours gracieux formé à son encontre. La commune de Pénestin demande à la cour, sur le fondement des articles R. 811-15 ou R. 811-17 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution du jugement du 12 décembre 2025 par lequel le tribunal administratif de Rennes a annulé ces décisions et lui a enjoint d’engager la procédure de résolution amiable de la vente et, à défaut d’y parvenir, de saisir le juge du contrat afin qu’il tire les conséquences de l’annulation de la délibération du 12 septembre 2022.

Sur les conclusions à fin de suspension de l’exécution du jugement du 12 décembre 2025 :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents des cours administratives d'appel (…) ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter les conclusions à fin de sursis à exécution d'une décision juridictionnelle frappée d'appel (…) ». Aux termes de l’article R. 811-15 du code de justice administrative : « Lorsqu'il est fait appel d'un jugement de tribunal administratif prononçant l'annulation d'une décision administrative, la juridiction d'appel peut, à la demande de l'appelant, ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement si les moyens invoqués par l'appelant paraissent, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement. ». Aux termes de l’article R. 811-17 du code de justice administrative : « Dans les autres cas, le sursis peut être ordonné à la demande du requérant si l'exécution de la décision de première instance attaquée risque d'entraîner des conséquences difficilement réparables et si les moyens énoncés dans la requête paraissent sérieux en l'état de l'instruction. ».

En l’état de l’instruction, aucun des moyens invoqués par la commune de Pénestin ne paraît sérieux et de nature à justifier le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par le jugement litigieux. Dès lors, ses conclusions à fin de sursis à exécution du jugement du 12 décembre 2025 du tribunal administratif de Rennes ne peuvent qu’être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle, à ce qu’une somme soit mise à ce titre à la charge solidaire de M. A..., M. G..., M. H..., M. O..., M. J..., Mme D..., Mme R..., M. C..., Mme L... et Mme I..., qui ne sont pas, dans la présente instance, la partie perdante.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de la commune de Pénestin est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune Pénestin.

Fait à Nantes, le 4 février 2026.




Le magistrat désigné,



S. Derlange

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions