mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-21NC02540 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | DRAVIGNY |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Besançon d'annuler l'arrêté du 25 novembre 2020 par lequel la préfète de la Haute-Saône a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Par un jugement n° 2100181 du 6 mai 2021, le tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 21 septembre 2021, M. A, représenté par Me Dravigny, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 6 mai 2021 ;
2°) d'annuler cet arrêté du 25 novembre 2020 ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Saône de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent arrêt et, durant ce délai, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai et, durant ce délai, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Saône de procéder à l'effacement sans délai du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le tribunal a entaché son jugement d'une erreur d'appréciation et d'une erreur de droit en considérant que les documents d'état civil devaient être légalisés par les autorités françaises et n'étaient pas authentiques ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de fait dans la mesure où la préfète n'a pas remis en cause l'appréciation portée sur son âge par le juge judiciaire ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans la mesure où il est diplômé, bien intégré et n'entretient pas des liens forts avec ses frères demeurant en Guinée ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle au regard de sa scolarité et de son intégration dans la société française ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français méconnait le III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans la mesure où son intention frauduleuse dans la production des documents d'état civil n'est pas établie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2021, le préfet de la Haute-Saône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 octobre 2021.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 ;
- le décret n° 2020-1370 du 10 novembre 2020 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, de nationalité guinéenne, déclare être né le 21 avril 2002 à Conakry (Guinée) et être entré irrégulièrement sur le territoire français le 18 avril 2018. Le 9 novembre 2018, il a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance de la Haute-Saône en raison de sa situation de mineur non accompagné. Le 7 juin 2019, l'intéressé a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur. Par un arrêté du 25 novembre 2020, la préfète de la Haute-Saône a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. M. A relève appel du jugement du 6 mai 2021 par lequel le tribunal administratif de Besançon a rejeté sa requête.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. D'une part, selon l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel et sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire prévue aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 portant la mention " salarié " ou la mention " travailleur temporaire " peut être délivrée, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, à l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle, sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le respect de la condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigé. ".
3. Lorsqu'il examine une demande d'admission au séjour présentée sur le fondement de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
4. D'autre part, aux termes de l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente les documents justifiant de son état civil et de sa nationalité et, le cas échéant, de ceux de son conjoint, de ses enfants et de ses ascendants. ". L'article L. 111-6 du même code dispose que : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". L'article 47 du code civil précise enfin que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ".
5. Le II de l'article 16 de la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme de la justice dispose que : " II. - Sauf engagement international contraire, tout acte public établi par une autorité étrangère et destiné à être produit en France doit être légalisé pour y produire effet. La légalisation est la formalité par laquelle est attestée la véracité de la signature, la qualité en laquelle le signataire de l'acte a agi et, le cas échéant, l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu. Un décret en Conseil d'Etat précise les actes publics concernés par le présent II et fixe les modalités de la légalisation ". Aux termes de l'article 3 du décret n° 2020-1370 du 10 novembre 2020 relatif à la légalisation des actes publics établis par une autorité étrangère, entrant en vigueur à compter du 1er janvier 2021 : " I. - L'ambassadeur ou le chef de poste consulaire français peut légaliser : 1° Les actes publics émis par les autorités de son Etat de résidence, légalisés le cas échéant par l'autorité compétente de cet Etat ;() ". Aux termes de l'article 4 du même décret : " Par dérogation au 1° du I de l'article 3, peuvent être produits en France ou devant un ambassadeur ou chef de poste consulaire français :1° Les actes publics émis par les autorités de l'Etat de résidence dans des conditions qui ne permettent manifestement pas à l'ambassadeur ou au chef de poste consulaire français d'en assurer la légalisation, sous réserve que ces actes aient été légalisés par l'ambassadeur ou le chef de poste consulaire de cet Etat en résidence en France. Le ministre des affaires étrangères rend publique la liste des Etats concernés ;(). ". Il ressort de l'annexe 8 du tableau récapitulatif de l'état actuel du droit conventionnel en matière de légalisation publié par le ministre des affaires étrangères que la Guinée fait partie des Etats concernés par cette disposition.
6. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger qu'il ait fait ou non l'objet d'une légalisation peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
7. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
8. M. A a produit à l'appui de sa demande de titre de séjour un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance n° 3565/2018 du 12 février 2018 et sa transcription du 6 mars 2018 sur les registres d'état civil sous le numéro 1194/en ainsi qu'un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance n° 12543 du 14 juin 2018 et sa transcription du 25 juin 2018 sous le numéro 2944/en. Pour écarter ces documents au motif de leur caractère non authentique, la préfète de Haute-Saône s'est fondée sur un rapport d'examen technique documentaire du service territorial de Pontarlier de la police aux frontières du 8 octobre 2018 soulignant que les supports utilisés pour la confection de ce type de document ne sont pas sécurisés et que les mentions du jugement supplétif du 14 juin 2018 sont expéditives. L'analyste en fraude documentaire souligne par ailleurs que ce jugement et sa transposition, qui n'ont pas été légalisés, n'ont pas la valeur d'un acte d'état civil. Il fait en outre valoir qu'un individu ne peut bénéficier de deux jugements portant sur l'état civil dont la décision est identique et conclut à l'irrecevabilité des documents au regard de l'article 47 du code civil. M. A s'est également prévalu d'un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance n° 13073 du 9 avril 2019 et sa transcription du 23 avril 2019 sous le numéro 4335/en. Pour rejeter ce document, la préfète se fonde sur un second rapport d'examen technique documentaire du 4 novembre 2019 soulignant l'absence de légalisation, l'absence le jugement supplétif des mentions obligatoires de l'article 175 code civil guinéen et la méconnaissance des délais de transcription prévus aux articles 601 et 682 du code civil guinéen. Ce rapport conclut également à l'irrecevabilité de ces documents et ajoute que la présentation de multiples jugements supplétifs tenant lieu d'acte de naissance confirme leur caractère apocryphe.
9. Toutefois, il n'est pas démontré que les articles du code civil guinéen cités dans le rapport sont applicables aux jugements supplétifs et ni la qualité du papier, ni le caractère " expéditif " de la procédure ne permettent de démontrer la fraude alors même que les jugements ont été rendus après enquête à la barre et audition de plusieurs témoins. De la même manière, la production par M. A de plusieurs jugements successifs comportant des mentions identiques s'agissant de son identité, de celle de ses parents et de sa date et lieu de naissance n'est pas en elle-même de nature à établir une démarche frauduleuse. Par ailleurs, le jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance n° 13073 du 9 avril 2019 et sa transcription du 23 avril 2019 sous le numéro 4335/en ont été légalisés en France auprès de l'ambassade de Guinée le 2 février 2021, sous la signature de la chargée d'affaires financières et consulaires qui a bien qualité pour légaliser les documents d'état civil, ainsi qu'il ressort d'une attestation de l'ambassadeur de Guinée en France du 9 juin 2020. Eu égard aux dispositions citées au point 5, la seule légalisation par les autorités consulaires guinéennes en France est régulière et bien que postérieure à la date de la décision contestée, tend à redonner force probante aux cachets humides et aux signatures apposés sur les actes d'état civil présentés par M. A. Enfin, M. A produit une carte consulaire délivré le 22 août 2019 et un passeport délivré le 18 août 2021 par les autorités guinéennes dont l'authenticité n'est pas contestée et qui confirment son identité et sa date de naissance. Il s'ensuit qu'en application de l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 47 du code civil auquel il renvoie, il n'est pas établi que les actes d'état civil fournis par M. A sont dépourvus de valeur probante. M. A est donc fondé à demander l'annulation de la décision lui refusant la délivrance d'une carte de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que, par voie de conséquence, les décisions lui faisant obligation de quitter le territoire à destination du pays dont il a la nationalité et lui interdisant de revenir sur le territoire français d'une durée d'un an.
10. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la régularité du jugement et sur les autres moyens, que M. A est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. En premier lieu, les motifs de l'annulation prononcée impliquent uniquement que le préfet de la Haute-Saône réexamine la situation de M. A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent arrêt. Dans cette attente, du fait de l'annulation par voie de conséquence de l'obligation de quitter le territoire français, le préfet délivrera immédiatement à M. A une autorisation provisoire de séjour sur le fondement de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. En second lieu, aux termes du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors en vigueur : " () L'étranger à l'encontre duquel a été prise une interdiction de retour est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 96 de la convention signée à Schengen le 19 juin 1990. Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire. () ". En vertu du second alinéa de l'article R. 511-3 du même code, dans sa rédaction alors en vigueur, les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour prise en application du III de l'article L. 511-1 sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription au fichier des personnes recherchées. Selon l'article 7 de ce décret : " Les données à caractère personnel enregistrées dans le fichier sont effacées sans délai en cas d'aboutissement de la recherche ou d'extinction du motif de l'inscription. Les données enregistrées au titre du 5° du IV de l'article 2 sont effacées, au plus tard, trois ans après la date à laquelle l'obligation de quitter le territoire français a été signée () ".
13. L'exécution du présent arrêt, qui annule au point 9 l'interdiction de retour sur le territoire français édictée à l'encontre de M. A, implique nécessairement que le préfet de la Haute-Saône fasse supprimer dans le système d'information Schengen le signalement de M. A aux fins de non-admission résultant de l'interdiction de retour édictée à son encontre. Il y a lieu d'enjoindre au préfet de faire procéder à cet effacement sans délai à compter de la notification du présent arrêt.
Sur les frais liés à l'instance :
14. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Dravigny, avocate de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Dravigny de la somme de 1 500 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Le jugement n° 2100181 du 6 mai 2021 du tribunal administratif de Besançon et l'arrêté du 25 novembre 2020 de la préfète de la Haute-Saône sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Haute-Saône de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent arrêt et dans l'attente, de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour sur le fondement de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de prendre sans délai toute mesure utile afin qu'il soit procédé à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Article 3 : L'Etat versera à Me Dravigny une somme de 1 500 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Dravigny renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Une copie du présent arrêt sera adressée au préfet de la Haute-Saône.
Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Laubriat, président,
Mme Stenger, première conseillère,
Mme Mosser, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.
La rapporteure,
Signé
C. CLe président,
signé
A. LAUBRIAT
La greffière,
signé
D. FRITZ
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
D. FRITZ
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026