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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-22NC01346

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-22NC01346

lundi 18 juillet 2022

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-22NC01346
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET WELZER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B C, née A, a demandé au tribunal administratif de Nancy d'annuler l'arrêté du 29 décembre 2021 par lequel le préfet des Vosges a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée de deux ans.

Par un jugement n° 2200268 du 5 mai 2022, le tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 24 mai 2022, Mme C, représentée par Me Welzer, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 5 mai 2022 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 29 décembre 2021 ;

3°) d'enjoindre au préfet des Vosges de prendre une nouvelle décision dans un délai de trente jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et de lui délivrer dans l'intervalle, une autorisation provisoire de séjour.

Elle soutient que :

- l'arrêté contesté est insuffisamment motivé ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle remplit les critères posés par la circulaire du 28 novembre 2012 pour être admise exceptionnellement au séjour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Par une décision du 1er septembre 2020, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéa 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B C, née A, ressortissante chinoise, est entrée sur le territoire français le 9 juin 2011 sous couvert d'un visa de court séjour, afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugiée. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 21 février 2012, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 16 novembre 2012. Par un arrêté du 14 mars 2012, elle a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le 22 juin 2021, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Par un arrêté du 29 décembre 2021, le préfet des Vosges lui a opposé un refus, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée de deux ans. Mme C fait appel du jugement du 5 mai 2022 par lequel le tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désigné à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

3. Mme C reprend en appel, sans apporter d'éléments nouveaux ni critiquer utilement les motifs de rejet qui lui ont été opposés en première instance, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'erreur manifeste d'appréciation, de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et du fait qu'elle remplissait les critères pour être admise exceptionnelle au séjour. Il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus, à bon droit, par les premiers juges.

4. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par Mme C sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent dès lors qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C, née A.

Copie en sera adressée au préfet des Vosges.

Fait à Nancy, le 18 juillet 202Le président désigné,

Signé

A. Laubriat

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

D. Fritz

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