vendredi 3 mars 2023
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-22NC01401 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SF CONSEIL ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme F B, M. E A et Mme C D ont demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler les arrêtés du 3 mars 2022 par lesquels la préfète du Bas-Rhin a décidé leurs transferts aux autorités suisses responsables de l'examen de leurs demandes d'asile et les a assignés à résidence dans le département du Bas-Rhin pour une durée de quarante-cinq jours.
Par un jugement nos 2201715, 2201716, 2201717 du 2 mai 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Strasbourg a rejeté leurs demandes.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 31 mai 2022, Mme B, M. A et Mme D, représentés par Me Madelenat, demandent à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 2 mai 2022 ;
2°) d'annuler les arrêtés du 3 mars 2022 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à leur conseil de la somme de 1 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent que :
Sur les arrêtés ordonnant leurs transferts aux autorités suisses :
- la brochure " A. J'ai demandé l'asile dans l'UE - quel pays sera responsable de ma demande d'asile ' " n'a pas été remise à Mme D, en méconnaissance des dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- les arrêtés contestés méconnaissent les dispositions de l'article 12 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 dès lors que la préfète du Bas-Rhin n'a pas produit les décisions par lesquels les autorités suisses ont accepté leur prise en charge ;
- ils méconnaissent les dispositions de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
Sur les arrêtés les assignant à résidence :
- ils sont disproportionnés ;
- ils méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 août 2022, la préfète du Bas-Rhin informe la cour de ce que les arrêtés ordonnant les transferts de Mme B, M. A et Mme D aux autorités suisses ont été exécutés le 9 juin 2022. Elle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Mme B, M. A et Mme D ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par trois décisions du 28 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 1er septembre 2022, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, M. A, et leur fille, Mme D, ressortissants bangladais, sont entrés irrégulièrement en France et ont sollicité l'asile au cours du mois de février 2022. La consultation du fichier " VIS " a permis d'établir qu'ils étaient en possession de visas délivrés par les Emirats Arabes Unis, au nom de la Confédération suisse, périmés depuis moins de six mois. Des demandes de prise en charge des intéressés ont été adressées aux autorités suisses le 23 février 2022, sur le fondement des dispositions de l'article 12-4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Ces dernières ont accepté ces demandes par des décisions des 18 et 24 février 2022. Par six arrêtés du 3 mars 2022, la préfète du Bas-Rhin a ordonné les transferts de Mme B, de M. A et de Mme D aux autorités suisses responsables de l'examen de leurs demandes d'asile et les a assignés à résidence dans le département du Bas-Rhin pour une durée de quarante-cinq jours. Par des arrêtés du 21 mars 2022 notifiés aux intéressés le 31 mars suivant, la préfète du Bas-Rhin a modifié les arrêtés portant assignation à résidence à la suite de leur changement d'hébergement dans le département de l'Aube. Mme B, M. A et Mme D font appel du jugement du 2 mai 2022 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Strasbourg a rejeté leurs demandes tendant à l'annulation des arrêtés du 3 mars 2022.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
Sur les arrêtés portant transfert aux autorités suisses :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite () dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement, et notamment : / a) des objectifs du présent règlement et des conséquences de la présentation d'une autre demande dans un État membre différent ainsi que des conséquences du passage d'un État membre à un autre pendant les phases au cours desquelles l'État membre responsable en vertu du présent règlement est déterminé et la demande de protection internationale est examinée ; / b) des critères de détermination de l'État membre responsable, de la hiérarchie de ces critères au cours des différentes étapes de la procédure et de leur durée, y compris du fait qu'une demande de protection internationale introduite dans un État membre peut mener à la désignation de cet État membre comme responsable en vertu du présent règlement même si cette responsabilité n'est pas fondée sur ces critères ; / c) de l'entretien individuel en vertu de l'article 5 et de la possibilité de fournir des informations sur la présence de membres de la famille, de proches ou de tout autre parent dans les États membres, y compris des moyens par lesquels le demandeur peut fournir ces informations ; / d) de la possibilité de contester une décision de transfert et, le cas échéant, de demander une suspension du transfert ; / e) du fait que les autorités compétentes des États membres peuvent échanger des données le concernant aux seules fins d'exécuter leurs obligations découlant du présent règlement ; / f) de l'existence du droit d'accès aux données le concernant et du droit de demander que ces données soient rectifiées () / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3 () / 3. La Commission rédige, au moyen d'actes d'exécution, une brochure commune () contenant au minimum les informations visées au paragraphe 1 du présent article. Cette brochure commune comprend également des informations relatives à l'application du règlement (UE) n° 603/2013 et, en particulier, à la finalité pour laquelle les données relatives à un demandeur peuvent être traitées dans Eurodac. La brochure commune est réalisée de telle manière que les États membres puissent y ajouter des informations spécifiques aux États membres ". Il résulte de ces dispositions que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application du règlement du 26 juin 2013 doit se voir remettre, dès le moment où le préfet est informé de ce qu'il est susceptible d'entrer dans le champ d'application de ce règlement, et, en tout cas, avant la décision par laquelle l'autorité administrative décide de refuser l'admission provisoire au séjour de l'intéressé au motif que la France n'est pas responsable de sa demande d'asile, une information complète sur ses droits, par écrit et dans une langue qu'il comprend. Cette information doit comprendre l'ensemble des éléments prévus au paragraphe 1 de l'article 4 du règlement. Eu égard à la nature desdites informations, la remise par l'autorité administrative de la brochure prévue par les dispositions précitées constitue pour le demandeur d'asile une garantie.
3. Il ressort des pièces du dossier que les services de la préfecture ont remis à M. A et Mme B, les 8 et 15 février 2022, la brochure " A. J'ai demandé l'asile dans l'UE - quel pays sera responsable de ma demande d'asile ' " et la brochure " B. Je suis sous procédure Dublin - qu'est-ce que cela signifie ' ", toutes les deux rédigées en langue bengali qu'ils ont déclaré comprendre. Ces documents constituent la brochure commune visée au paragraphe 3 de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et contiennent l'intégralité des informations prévues par les dispositions de ce règlement. Comme l'a précisé le premier juge, si la préfète du Bas-Rhin admet ne pas avoir délivré la brochure A à leur fille, Mme D, il ressort toutefois des pièces du dossier que l'intéressée a réalisé l'ensemble de ses démarches de demande d'asile conjointement à celles de ses parents, avec lesquels elle est hébergée. Par ailleurs, il n'est pas contesté que Mme D a déclaré, lors de son entretien individuel du 15 février 2022, avoir compris la procédure engagée à son encontre. Dès lors, elle doit être regardée comme ayant pu prendre connaissance des informations contenues dans la brochure A et n'a pas été privée d'une garantie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 12 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 : " () / 2. Si le demandeur est titulaire d'un visa en cours de validité, l'État membre qui l'a délivré est responsable de l'examen de la demande de protection internationale, sauf si ce visa a été délivré au nom d'un autre État membre en vertu d'un accord de représentation prévu à l'article 8 du règlement (CE) n° 810/2009 du Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009 établissant un code communautaire des visas (1). Dans ce cas, l'État membre représenté est responsable de l'examen de la demande de protection internationale. / () / 4. Si le demandeur est seulement titulaire () d'un ou de plusieurs visas périmés depuis moins de six mois lui ayant effectivement permis d'entrer sur le territoire d'un État membre, les paragraphes 1, 2 et 3 sont applicables aussi longtemps que le demandeur n'a pas quitté le territoire des États membres. / () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que les requérants étaient titulaires de visas délivrés par les Emirats Arabes Unis au nom de la Confédération suisse, périmés depuis moins de six mois à la date de dépôt de leurs demandes d'asile en France. Il est constant que Mme B, M. A et Mme D n'ont pas quitté le territoire des Etats membres, sur lequel ils sont entrés par la Suisse comme indiqué lors des entretiens individuels du 15 février 2022. Dès lors, en application des dispositions précitées, la Suisse est responsable de l'examen de leurs demandes de protection internationale. Saisies de demandes de prise en charge des intéressés, les autorités suisses ont donné leur accord par des décisions des 18 et 24 février 2022, produites tant en première instance qu'en appel par la préfète du Bas-Rhin. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du paragraphe 4 de l'article 12 du règlement (UE) n° 604/2013 doit être écarté.
6. En troisième et dernier lieu, aux termes des dispositions de l'article 17 du règlement du 26 juin 2013 : " Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. () ". La mise en œuvre par les autorités françaises de l'article 17 doit être assurée à la lumière des exigences définies par le second alinéa de l'article 53-1 de la Constitution, selon lequel " les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection de la France pour un autre motif ". D'autre part, aux termes du troisième alinéa de l'article L. 571-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le présent article ne fait pas obstacle au droit souverain de l'Etat d'accorder l'asile à toute personne dont l'examen de la demande relève de la compétence d'un autre Etat ".
7. Il résulte de ces dispositions que la faculté laissée à chaque Etat membre, par l'article 17 du règlement (UE) n°604/2013, de décider d'examiner une demande de protection internationale qui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans ce règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
8. En l'espèce, les requérants soutiennent que la préfète aurait dû faire usage de ces dispositions en raison de l'état de santé de Mme B. Toutefois, le seul justificatif de rendez-vous médical prévu le 2 juin 2022 ne suffit pas à démontrer la gravité de la pathologie dont souffre l'intéressée, ni qu'elle serait dans l'impossibilité de bénéficier d'un traitement approprié en Suisse. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 doit être écarté.
Sur les arrêtés portant assignation à résidence :
9. Aux termes de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge peut être assigné à résidence par l'autorité administrative pour le temps strictement nécessaire à la détermination de l'Etat responsable de l'examen de sa demande d'asile. () / L'étranger faisant l'objet d'une décision de transfert peut également être assigné à résidence en application du présent article, même s'il n'était pas assigné à résidence lorsque la décision de transfert lui a été notifiée. () ".
10. Mme B, M. A et Mme D soutiennent que les arrêtés les assignant à résidence seraient disproportionnés. Les arrêtés contestés du 3 mars 2022 interdisaient aux intéressés de quitter le département du Bas-Rhin sans autorisation pour une durée de quarante-cinq jours et leur imposaient de se présenter les mercredis, hors jours fériés, entre 9 et 11 heures, à la DIDPAF Strasbourg à l'aéroport de Strasbourg-Entzheim. Si les requérants se prévalent de leur changement d'hébergement à compter du 15 mars 2022 dans le département de l'Aube, la préfète du Bas-Rhin a modifié les arrêtés susmentionnés par trois nouveaux arrêtés du 21 mars 2022 produits à hauteur d'appel. Ces derniers interdisent aux intéressés de quitter le département de l'Aube sans autorisation pour une durée de quarante-cinq jours et leur imposent de se présenter les mardis, hors jours fériés, entre 9 et 10 heures, dans les locaux de la gendarmerie de Barberey-Saint-Sulpice. Eu égard à leur durée et aux obligations limitées qu'ils imposent à Mme B, M. A et Mme D, les arrêtés portant assignation à résidence ne peuvent être regardés comme disproportionnés par rapport au but poursuivi. Par suite, ce moyen doit être écarté ainsi que, pour les mêmes motifs, celui tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B, M. A et Mme D ne sont manifestement pas fondés à soutenir que c'est à tort que le jugement attaqué a rejeté leurs demandes. Dès lors, leurs conclusions à fin d'annulation, ainsi que, par voie de conséquence, celles tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées. Il s'ensuit que leur requête, qui est manifestement dépourvue de fondement, ne peut qu'être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B, M. A et Mme D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme F B, M. E A et Mme C D, au ministre de l'intérieur et des Outre-mer et à Me Madelenat.
Copie en sera adressée à la préfète du Bas-Rhin.
Fait à Nancy, le 3 mars 2023.
Le président désigné,
Signé : A. Laubriat
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
A. Bailly
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026