LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-22NC01508

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-22NC01508

mardi 27 janvier 2026

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-22NC01508
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantDALBIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne d’annuler la décision du 24 août 2021 par laquelle la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants de l’institut de formation en soins infirmiers de Troyes a rejeté sa demande de redoublement en première année de formation au diplôme d’Etat d’infirmier.

Par un jugement n° 2102281 du 15 avril 2022, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 7 juin 2022, et un mémoire complémentaire, enregistré le 3 novembre 2022, M. B... A..., représenté par Me Dalbin, demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement du 15 avril 2022 ;

2°) d’annuler la décision du 24 août 2021 ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Troyes le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Il soutient que :
le jugement est irrégulier dès lors qu’il n’a pas été avisé de l’audience publique ;
la décision relative au redoublement relève de la compétence du directeur de l’institut de formation en soins infirmiers ;
la décision de ce directeur est entachée d’incompétence ;
la décision attaquée est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.


M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 15 septembre 2022.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
l’arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux ;
l’arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d’Etat d’infirmier ;
le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (…), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. (…) ».

Sur la régularité du jugement attaqué :


2. L’article R. 431-1 du code de justice administrative prévoit que, lorsqu’une partie est représentée devant le tribunal administratif par un avocat, les actes de procédure, à l’exception de la notification de la décision du tribunal, ne sont accomplis qu’à l’égard de ce mandataire. L’article R. 711-2 de ce code prévoit que toute partie est avertie du jour où l’affaire sera appelée à l’audience. Lorsqu’une partie est représentée par un avocat, l’avis d’audience est, conformément à l’article R. 31-1, adressée à cet avocat, par voie électronique, au moyen de l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1 de code, dite Télérecours.

3. Le jugement attaqué comporte la mention selon laquelle les parties ont été régulièrement averties de l’audience. Il ressort des pièces du dossier qu’un avis d’audience, l’avertissant que l’affaire sera appelée à l’audience du 1er avril 2022, a été adressée par voie électronique, au moyen de l’application Télérecours, à l’avocat représentant M. A... le 14 mars 2022. Cet avocat en a accusé réception par voie électronique le même jour. Il en résulte que le moyen tiré de ce que le requérant n’a pas été avisé de l’audience publique du 1er avril 2022 manque en fait. Il ne peut qu’être écarté.
Sur le bien-fondé du jugement attaqué :

4. En premier lieu, l’article 15 de l’arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux prévoit que la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants « rend, sans préjudice des dispositions spécifiques prévues dans les arrêtés visés par le présent texte, des décisions sur les situations individuelles suivantes : / (…) / 2. Demandes de redoublement formulées par les étudiants. / (…) ». L’article 17 de cet arrêté dispose : « Les décisions de la section font l’objet d’un vote à bulletin secret. / (…) / Le directeur notifie, par écrit, à l’étudiant la décision prise par la section dans un délai maximal de cinq jours ouvrés après la réunion de la section. Elle figure à son dossier pédagogique. / La notification doit mentionner les voies de recours et les délais selon lesquels la décision peut être contestée. ». Par ailleurs, le troisième alinéa de l’article 25 de l’arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d’Etat d’infirmier dispose que « Les étudiants qui ont acquis moins de 30 crédits européens peuvent être autorisés à redoubler par le directeur de l’institut de formation en soins infirmiers après décision de la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants ». Il résulte de la combinaison de ces dispositions que l’autorité compétente pour prendre la décision sur une demande de redoublement présentée par un étudiant d’un institut de formation en soins infirmiers est la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants.


5. De ce qui précède résulte que la lettre de la directrice de l’institut de formation en soins infirmiers de Troyes du 24 août 2021 n’a pas d’autre objet, ni d’autre effet, que de notifier à M. A... la décision du 24 août 2021 par laquelle la section de cet institut compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants a rejeté la demande de l’intéressé, étudiant de première année de cet institut au cours de l’année 2020-2021 ayant acquis à l’issue de cette année 12 crédits européens, tendant à être autorisé à redoubler. Les conditions de notification d’une telle décision de cette section sont sans influence sur la légalité de cette décision. Par suite, M. A..., à l’appui de ses conclusions tendant à l’annulation de cette décision du 24 août 2021, ne peut utilement se prévaloir des vices propres qui entacheraient la lettre de notification du même jour. Il en résulte que le moyen tiré de ce que la signataire de cette lettre aurait été incompétente pour la signer est inopérant.


6. En second lieu, si M. A... soutient que la décision du 24 août 2021 procède d’une erreur manifeste d’appréciation, il n’apporte, à l’appui de ce moyen, aucun élément autre que ceux déjà soumis à l’appréciation des premiers juges. Il y a lieu d’écarter ce moyen par adoption des motifs énoncés au point 7 du jugement attaqué, par lesquels le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a, à bon droit, jugé que la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants de l’institut de formation en soins infirmiers de Troyes n’a pas entaché sa décision d’erreur manifeste d’appréciation.


7. Il résulte de ce qui précède que M. A... n’est manifestement pas fondé à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté sa demande.


Sur les frais de l’instance :

8. Les dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique font obstacle à ce que soit mis à la charge du centre hospitalier de Troyes, qui n’a pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, le versement d’une somme à ce titre.


9. Il résulte de tout ce qui précède que, le délai de recours étant expiré et la requête de M. A... étant manifestement dépourvue de fondement, il y a lieu de la rejeter par voie d’ordonnance selon la procédure prévue par les dispositions du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., au centre hospitalier de Troyes et à Me Thierry Dalbin.


Fait à Nancy, le 27 janvier 2026.


Le président de la 5ème chambre,
Signé : A. Durup de Baleine


La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,

Betti



Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507212

Le Conseil d'État, statuant en tant que juge de cassation, a été saisi par M. B... d'un pourvoi contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Paris. Ce dernier avait refusé de suspendre la décision du ministre de la Justice de placer l'intéressé dans un quartier de lutte contre la criminalité organisée. Le requérant contestait le rejet de sa demande en invoquant une erreur de droit et une dénaturation des faits concernant la condition d'urgence. Le Conseil d'État a estimé que ces moyens n'étaient pas fondés et a refusé d'admettre le pourvoi, confirmant ainsi l'ordonnance attaquée. La décision s'appuie sur les articles L. 822-1 et R. 822-5 du code de justice administrative.

01/07/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516411

Le Conseil d'État a été saisi d'un pourvoi en cassation par Mme A... contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun, qui avait rejeté sa demande de suspension d'une décision de suspension de son droit de visite dans un centre pénitentiaire. Le pourvoi a été rejeté comme irrecevable car il n'avait pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, obligation pourtant mentionnée dans la notification de l'ordonnance attaquée. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 821-3 et R. 612-1 du code de justice administrative. En conséquence, le pourvoi n'a pas été admis.

01/07/2026

CAA44excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278

Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

01/07/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295

Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

01/07/2026

← Retour aux décisions