jeudi 19 janvier 2023
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-22NC01895 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MAILLARD-SALIN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. E B A a demandé au tribunal administratif de Besançon d'annuler les arrêtés du 14 juin 2022 par lesquels le préfet du Doubs, d'une part lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée de trois ans, d'autre part l'a assigné à résidence dans le département du Doubs pour une durée de quarante-cinq jours.
Par un jugement n° 2201016 du 20 juin 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 15 juillet 2022, M. B A, représenté par Me Maillard-Salin, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 20 juin 2022 ;
2°) d'annuler les arrêtés du 14 juin 2022 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 800 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il n'a pas pu présenter une seconde demande de réexamen de sa demande d'asile ;
S'agissant de la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 3° et L. 612-3 5° et 8° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 712-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant assignation à résidence :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français.
Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle de Nancy en date du 28 novembre 2022, M. B A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 1er septembre 2022, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. D A, ressortissant tchadien, est entré sur le territoire français selon ses déclarations le 23 juillet 2017 afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 19 février 2018, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 18 avril 2019. Sa demande de réexamen a été rejetée comme irrecevable par l'OFPRA le 29 mai 2019. Le 20 février 2020, le préfet du Doubs lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours. Le 31 mai 2022, M. B A a formé une seconde demande de réexamen de sa demande d'asile. Par deux arrêtés du 14 juin 2022, le préfet du Doubs, d'une part a fait obligation à M. B A de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée de trois ans, d'autre part l'a assigné à résidence. M. B A fait appel du jugement du 20 juin 2022 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désigné à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. Aux termes de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci. ". Aux termes de l'article L. 542-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : () 2° Lorsque le demandeur : () c) présente une nouvelle demande de réexamen après le rejet définitif d'une première demande de réexamen ; (). Les dispositions du présent article s'appliquent sous réserve du respect des stipulations de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951, et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. ".
4. M. B A soutient que la décision l'obligeant à quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Il fait valoir que alors qu'il souhaitait faire valoir de nouveaux éléments établissant les risques auxquels il serait personnellement exposé en cas de retour dans son pays d'origine, il n'a pu solliciter le réexamen de sa demande d'asile dès lors qu'il a été destinataire de l'arrêté lui faisant obligation de quitter le territoire français après être allé retirer le dossier de demande de réexamen au guichet unique de la préfecture du Doubs. Il ressort toutefois des termes de l'arrêté attaqué que M. B A a bien déposé une nouvelle demande d'asile le 31 mai 2022. Il ressort également du relevé telemofpra produit par le préfet en première instance que M. B A avait présenté le 27 mai 2019 une première demande de réexamen de sa demande d'asile, demande qui été rejetée comme irrecevable par l'ofpra par une décision du 29 mai 2019. La nouvelle demande présentée par M. B A le 31 mai 2022 constituant ainsi une deuxième demande de réexamen, il doit être regardé comme entrant dans les prévisions du c) du 2° de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité. Le droit de M. B A de se maintenir sur le territoire français ayant ainsi pris fin le 31 mai 2022 et l'intéressé n'établissant pas encourir des risques de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine, le préfet était en droit de lui refuser le 14 juin 2022 la délivrance d'une attestation de demande d'asile et de prendre à son encontre une décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.
Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :
5. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant refus de délai de départ volontaire.
6. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". L'article L. 612-3 du même code dispose : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
7. Le requérant soutient que la décision prise à son encontre le 20 février 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français ne lui a pas été notifiée. Il fait valoir que le préfet n'apporte pas la preuve que l'adresse à laquelle a été adressée cette mesure d'éloignement était la dernière adresse connue par les services préfectoraux. Il fait également valoir que le seul fait qu'il ne dispose pas d'un document d'identité en cours de validité ne saurait suffire à refuser de lui octroyer un délai de départ volontaire. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la décision du 20 février 2022 faisant obligation à M. B A de quitter le territoire français a été envoyée par lettre en recommandé avec accusé de réception et que ce courrier est revenu à la préfecture avec la mention " pli avisé et non réclamé ". En outre, le requérant ne produit aucun justificatif de domicile permettant d'établir qu'à la date de l'arrêté contesté, il résidait à une adresse différente de celle à laquelle ce courrier a été envoyé, ni en tout état de cause aucun élément de nature à justifier qu'il aurait préalablement avisé la préfecture d'un changement d'adresse. La date de présentation du courrier par les services postaux n'étant pas indiquée sur l'accusé de réception, la notification de cette décision est réputée être régulièrement intervenue au plus tard quinze jours avant la date du retour de ce courrier à la préfecture, soit le 26 février 2020. En tout état de cause, M. B A ne pouvait ignorer qu'à la suite du rejet de sa demande d'asile, et alors qu'il n'avait pas entrepris de démarches auprès de la préfecture pour solliciter la délivrance d'un titre de séjour sur un autre fondement, il était susceptible de faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Ainsi, M. B A doit être regardé comme ayant refusé de déférer à la précédente mesure d'éloignement prise à son encontre. En outre, le requérant ne conteste pas être dépourvu de documents d'identité ou de voyage en cours de validité. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le préfet du Doubs aurait méconnu les dispositions des articles L. 612-2 3° et L. 612-3 5° et 8° en refusant de fixer un délai de départ volontaire ne peut qu'être écarté.
Sur la décision fixant le pays de destination :
8. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant refus de délai de départ volontaire.
9. En second lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi :1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ;(). / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
10. M. B A soutient qu'un retour dans son pays d'origine l'exposerait à des peines ou à des traitements inhumains ou dégradants en raison de l'implication de son père et de son frère dans des mouvements rebelles et de ce qu'il a participé à plusieurs manifestations contre le pouvoir en place. Toutefois, il n'assortit ses allégations d'aucun élément permettant d'établir les caractères réel, personnel et actuel de ses allégations. Au demeurant, sa demande d'asile et sa première demande de réexamen, qui reposaient sur les mêmes faits, ont été rejetées en dernier lieu par les juges de l'asile. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de délai de départ volontaire à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
12. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code dispose : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
13. En application des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet peut, dans le respect des principes constitutionnels et conventionnels et des principes généraux du droit, assortir une obligation de quitter le territoire français pour l'exécution de laquelle l'intéressé ne dispose d'aucun délai de départ volontaire, d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans, en se fondant pour en justifier tant le principe que la durée, sur la durée de sa présence en France, sur la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, sur la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et sur la menace à l'ordre public que représenterait sa présence en France.
14. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la durée du séjour de M. B A en France n'est due qu'au temps nécessaire à l'instruction de sa demande d'asile et du premier réexamen de cette demande puis au fait qu'il n'a pas déféré à la première mesure d'éloignement prise à son encontre. En outre, si le requérant produit sa carte d'adhérent à l'association Le Pact pour l'année 2021, ainsi que quatre témoignages faisant mention de sa volonté d'insertion, témoignages dont, au demeurant, l'identité des signataires n'est pas justifiée, ces seuls éléments ne sauraient suffire à établir que M. B A aurait fixé le centre de ses intérêts privés et familiaux en France, où le requérant n'établit pas bénéficier d'attaches intenses, anciennes et stables. En outre, dans le cas où suite au réexamen de sa demande d'asile, l'OFPRA ou la CNDA déciderait de lui accorder le statut de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire, cette décision aurait pour effet d'abroger la décision contestée. Dans ces conditions, la décision litigieuse ne peut être regardée comme étant entachée d'une erreur d'appréciation dans son principe ou sa durée, et ce alors même que le requérant ne représente pas une menace pour l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
Sur l'arrêté portant assignation à résidence :
15. Il résulte de ce qui précède que M. B A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'arrêté portant assignation à résidence.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par M. B A sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent dès lors qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D A.
Copie en sera adressée au préfet du Doubs.
Fait à Nancy, le 19 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
Signé : A. Laubriat
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
M. C
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026