LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-23NC00439

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-23NC00439

mardi 10 mars 2026

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-23NC00439
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre - formation à 3

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Nancy d’annuler la décision du 29 septembre 2020 par laquelle le directeur du centre de détention de Toul a ordonné la saisie de sa clé TNT.

Par un jugement n° 2100422 du 8 décembre 2022, le tribunal administratif de Nancy a annulé cette décision et enjoint au directeur du centre de détention de Toul de restituer à M. B... sa clé TNT dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.


Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 9 février 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice, demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement en tant qu’il a enjoint au directeur du centre de détention de restituer la clé TNT à M. B... ;

2°) de rejeter les conclusions de la demande de première instance présentée par M. B... tendant à ce qu’il soit enjoint au directeur du centre de détention de Toul de lui restituer la clé TNT.


Il soutient que :
- l’annulation de la décision de retrait de la clé TNT en raison de l’incompétence de son auteur n’est pas de nature à entraîner sa restitution dès lors que l’administration peut reprendre une nouvelle décision de retrait et que cette annulation n’implique pas une décision dans un sens déterminé ;
- le retrait de la clé TNT est fondé sur des impératifs de sécurité.


La procédure a été communiquée à M. B..., qui n’a pas produit de mémoire en défense.


Par une lettre du 29 juin 2023, la cour a invité le garde des sceaux, ministre de la justice, en application de l’article R. 612‑5‑1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de sa requête.


Par une lettre enregistrée le 21 juillet 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice a confirmé le maintien des conclusions de sa requête.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l’arrêt était susceptible d’être fondé sur le moyen relevé d’office tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête d’appel, dès lors que le litige a perdu son objet en raison de la restitution de la clé TNT à M. B... à la suite de sa libération le 20 mars 2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Barteaux,
- et les conclusions de Mme Roussaux, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

Le 23 septembre 2019, M. B..., incarcéré au centre de détention de Toul, a fait l’acquisition d’une clé TNT lui permettant de recevoir les chaînes de la télévision numérique terrestre (TNT), dite clé TNT. Par une décision du 29 septembre 2020, le service informatique de l’établissement a sollicité la restitution de cette clé. A la demande de M. B..., par un jugement du 8 décembre 2022, le tribunal administratif de Nancy a annulé cette décision et enjoint à l’administration de restituer cette clé à M. B... dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement. Le garde des sceaux, ministre de la justice fait appel de ce jugement en tant qu’il a prononcé cette injonction.

Il résulte de l’instruction qu’à la suite de la libération de M. B... le 20 mars 2025, l’ensemble de ses effets personnels placés au vestiaire lui a été restitué, dont la clé TNT. Par suite, les conclusions du ministre de la justice tendant à l’annulation du jugement attaqué en tant qu’il a enjoint au directeur du centre de détention de Toul de restituer à M. B... sa clé TNT dans un délai de deux mois suivant sa notification ont perdu leur objet. Il n’y a dès lors plus lieu d’y statuer.


D E C I D E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête du garde des sceaux, ministre de la justice à fin d’annulation du jugement du 8 décembre 2022 en tant qu’il a enjoint au directeur du centre de détention de Toul de restituer à M. B... sa clé TNT dans un délai de deux mois suivant sa notification.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié au garde des sceaux, ministre de la justice et à M. B....


Délibéré après l’audience du 10 février 2026, à laquelle siégeaient :

M. Nizet, président,
M. Barteaux, président-assesseur,
M. Lusset, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 mars 2026.


Le rapporteur,

Signé : S. Barteaux
Le président,

Signé : O. Nizet

La greffière,

Signé : F. Dupuy






La République mande et ordonne au ministre garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,




F. Dupuy

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions