LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-23NC01076

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-23NC01076

mardi 25 novembre 2025

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-23NC01076
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre - formation à 3
Avocat requérantDIVALEX CONSEILS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme C... B..., M. A... D... et Mme E... F... ont demandé au tribunal administratif de Strasbourg d’annuler l’arrêté du 5 novembre 2020 par lequel le maire de la commune de Weislingen a interdit la circulation sur le chemin communal n° 1 sur la section comprise entre l’intersection de la rue de Weislingen et la D 919 et la limite du ban communal vers Weislingen de façon permanente, ensemble la décision implicite de rejet de leur second recours gracieux formé le 6 janvier 2021.

Par un jugement nos 2102643, 2102646 du 27 décembre 2022, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté leurs demandes.


Procédure devant la cour :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 avril 2023 et le 19 octobre 2023, Mme B..., M. D... et Mme F..., représentés par Me Rosenstiehl, demandent à la cour :

1°) d’annuler le jugement du tribunal administratif de Strasbourg ;
2°) d’annuler l’arrêté du 5 novembre 2020 et la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Weislingen la somme de 3 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :
- le jugement est entaché d’erreur de droit dès lors qu’il n’a pas pris en compte les conséquences du jugement annulant partiellement l’arrêté du 5 novembre 2020 du maire de Tieffenbach ;
- l’arrêté est insuffisamment motivé ;
- il méconnaît les dispositions de l’article L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales ;
- la mesure d’interdiction est disproportionnée.


Par un mémoire enregistré le 23 août 2023, la commune de Weislingen, représentée par Me Clausse, conclut :

1°) au rejet de la requête ;

2°) à ce qu’il soit mis à la charge solidaire des appelants le versement de la somme de 4 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Cabecas,
- les conclusions de Mme Roussaux, rapporteure publique,
- et les observations de Me Rosenstiehl, avocat de Mme B..., M. D... et Mme F....


Une note en délibéré a été produite pour Mme B..., M. D... et Mme F..., le 5 novembre 2025, et n’a pas été communiquée.


Considérant ce qui suit :

Par un arrêté du 5 novembre2020, le maire de la commune de Weislingen a interdit de façon permanente la circulation des véhicules à moteur sur le chemin communal n° 1 sur la section comprise entre l’intersection de la rue de Weislingen et la RD 919 et la limite du ban communal vers Weislingen, à l’exception des propriétaires ou exploitants des parcelles riveraines, ainsi que des véhicules des forces de l’ordre, de gestionnaire de la voirie et de secours. Les recours gracieux dirigés contre cet arrêté, exercés par Mme B..., M. D... et Mme F..., ont été implicitement rejetés. Ces derniers ont demandé au tribunal administratif de Strasbourg d’annuler l’arrêté du 5 novembre 2020, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux. Ils relèvent appel du jugement par lequel le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté leur demande.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales : « Le maire exerce la police de la circulation sur les routes nationales, les routes départementales et l'ensemble des voies publiques ou privées ouvertes à la circulation publique à l'intérieur des agglomérations, sous réserve des pouvoirs dévolus au représentant de l'Etat dans le département sur les routes à grande circulation. A l'extérieur des agglomérations, le maire exerce également la police de la circulation sur les voies du domaine public routier communal et du domaine public routier intercommunal, sous réserve des pouvoirs dévolus au représentant de l'Etat dans le département sur les routes à grande circulation. (…) ». Aux termes de l’article L. 2213-2 du même code : « Le maire peut, par arrêté motivé, eu égard aux nécessités de la circulation et de la protection de l'environnement : 1° Interdire à certaines heures l'accès de certaines voies de l'agglomération ou de certaines portions de voie ou réserver cet accès, à certaines heures ou de manière permanente, à diverses catégories d'usagers ou de véhicules ; (…) ».

En premier lieu, l’annulation partielle de l’arrêté du 23 septembre 2020 réglementant la circulation sur la commune de Tieffenbach n’ayant aucune incidence sur la légalité de l’arrêté en litige, qui concerne une portion de voie et une commune différentes, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les premiers juges auraient dû en tirer les conséquences sur la légalité de l’arrêté du 5 novembre 2020.

En deuxième lieu, l’arrêté du 5 novembre 2020 comporte l’énoncé suffisant des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et le moyen tiré de son insuffisance de motivation doit, par conséquent, être écarté.

En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le chemin dont la circulation a été restreinte présente des risques pour la sécurité de ses usagers au regard de son caractère étroit, très pentu et, selon les conditions météorologiques, glissant. Il ressort également des pièces du dossier qu’une première mesure de restriction de la circulation et la pose de panneaux informatifs sur l’absence de déneigement en hiver et le caractère déformé de la chaussée, n’ont pas permis de faire obstacle à la survenue d’accidents dont notamment un mortel au mois d’août 2020. Si l’accident mortel ayant précédé l’édiction de l’arrêté s’est déroulé dans les limites de la commune de Tieffenbach, il est constant qu’il a eu lieu dans le prolongement de la voie en litige située sur la commune de Weislingen. Or, le caractère proportionné d’une mesure de police s’apprécie nécessairement en tenant compte de ses conséquences pour les personnes concernées et de son caractère approprié pour atteindre le but d’intérêt général poursuivi. Sa simplicité et sa lisibilité, nécessaires à sa bonne connaissance et à sa correcte application par les personnes auxquelles elle s’adresse, sont un élément de son effectivité qui doivent, à ce titre, être prises en considération. Au cas d’espèce, alors même que la voie ne présente pas sur tout son linéaire une configuration source de danger potentiel, un usager qui s’y engage depuis Weislingen dans le but de rejoindre Tieffenbach, devra nécessairement franchir les parties de cette voie accidentogène. Par ailleurs, les requérants ne produisent aucune pièce de nature à établir que la mise en place d’un ralentisseur ou la restriction de la circulation à un seul sens de circulation permettrait de remédier aux dangers de ce chemin. En outre, il ressort des pièces du dossier que les usagers peuvent utiliser une autre voie pour circuler entre Tieffenbach et Weislingen qui n’allonge le trajet que de 1,8 kilomètres. Enfin, l’arrêté ne comporte pas d’interdiction générale et absolue puisqu’il exclut son application, notamment, aux propriétaires et exploitants des parcelles riveraines. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l’arrêté en litige méconnaîtrait les dispositions de l’article L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales et qu’il serait disproportionné aux buts en vue desquels il a été pris.

En dernier lieu, si les requérants soutiennent maintenir expressément leurs moyens de première instance, ils n’ont ni exposé précisément ces moyens ni joint une copie de leurs demandes de première instance. Par suite, ces moyens ne peuvent qu’être écartés comme dépourvus des précisions suffisantes permettant d’en apprécier le bien-fondé.

Il résulte de tout ce qui précède que Mme B..., M. D... et Mme F... ne sont pas fondés à soutenir que c’est à tort que, par le jugement du 27 décembre 2022, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté leurs demandes.

Sur les frais de l’instance :

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions des parties présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :


Article 1er : La requête présentée par Mme B..., M. D... et Mme F... est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Weislingen présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à Mme C... B..., M. A... D..., Mme E... F... et à la commune de Weislingen.


Délibéré après l’audience du 4 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Nizet, président,
M. Barteaux, président-assesseur,
Mme Cabecas, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 novembre 2025.




La rapporteure,

Signé : L. Cabecas
Le président,

Signé : O. Nizet

La greffière,

Signé : N. Basso



La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière




N. Basso

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions