LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-24NC00878

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-24NC00878

vendredi 12 décembre 2025

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-24NC00878
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge des référés
Avocat requérantCOLIN-ELPHEGE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme A... a demandé au tribunal administratif de Besançon d’annuler l’arrêté du 15 janvier 2024 par lequel le préfet du Doubs l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination duquel elle pourra être éloignée en cas de non-respect de ce délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

Par un jugement n° 2400241 du 26 mars 2024, le tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande.


Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 5 avril 2024, Mme A..., représentée par Me COLIN-ELPHEGE, demande à la cour :

1°) d’admettre son dossier à l’aide juridictionnelle provisoire ;

2)° de procéder au sursis à exécution du jugement du 26 mars 2024 ;

3°) d’annuler ce jugement ;

4°) d’annuler l’arrêté du préfet du Doubs du 15 janvier 2024, d’enjoindre le préfet du Doubs de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de 15 jours et de lui renouveler l’attestation de demande d’asile assorti d’une astreinte de 50 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2500 euros à verser à son conseil en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.


Elle soutient que :
Sur la légalité de l’obligation de quitter le territoire :
- la décision du préfet est insuffisamment motivée, et que c’est à tort que le tribunal a considéré que l’absence de mention du recours devant la CNDA était sans incidence sur la régularité de la motivation de l’arrêté ;
- le tribunal n’a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation, compte tenu notamment de la procédure d’asile déposée au nom de sa fille mineure, née postérieurement à sa propre demande ;
- l’arrêté est manifestement illégal compte tenu des conséquences disproportionnées sur sa situation et celle de ses enfants ;
Sur la légalité de l’interdiction de retour pour une durée de deux ans :
- c’est à tort que tribunal a considéré que l’arrêté du préfet du Doubs ne méconnaît pas les stipulations de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme et que c’est de manière infondée qu’il a considéré que le moyen tiré de la violation de l’article 6 de cette convention était inopérant.


Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juin 2024, le préfet du Doubs conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par la requérante doivent être écartés.


Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle par une décision du 17 juillet 2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


La présidente de la cour administrative d’appel a désigné Mme Guidi, présidente-assesseure, pour signer les ordonnances visées à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Mme D... E... A..., ressortissante guinéenne, est entrée irrégulièrement en France le 25 septembre 2016. Sa demande de reconnaissance du statut de réfugié a été rejetée par l’office français de protection des réfugiés et apatrides par une décision du 31 juillet 2017, confirmée par la cour nationale du droit d’asile par décision du 8 février 2018. Par arrêté du 4 juin


2018, la préfète du Territoire de Belfort l’a obligée à quitter le territoire français. L’intéressée a sollicité le réexamen de sa demande d’asile, soutenant que sa fille C... B..., née en
France, le 25 août 2022, risque d’être soumise à la pratique de l’excision. L’OFPRA a déclaré cette demande irrecevable par décision du 30 novembre 2022. Le préfet du Doubs, par arrêté du 15 janvier 2024, a obligé Mme A... à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de renvoi avec interdiction de retour pendant une durée de deux ans. Mme A... relève appel du jugement du 26 mars 2024 par lequel le tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande tendant à l’annulation de cet arrêté.

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (...) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, la cour nationale du droit d’asile, par décision du 10 décembre 2024, a annulé la décision de l’OFPRA du 30 novembre 2022, en tant qu’elle n’examine pas les craintes de l’enfant C... B... et renvoyé la demande d’asile devant l’Office. Par décision du 16 avril 2025, l’OFPRA a accordé le statut de réfugié à l’enfant mineure de la requérante. Cette décision a implicitement mais nécessairement abrogé la décision du 15 janvier 2025 par laquelle le préfet du Doubs l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination duquel elle pourra être éloignée en cas de non-respect de ce délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant au sursis à exécution du jugement du 26 mars 2024 du tribunal administratif de Besançon et à l’annulation de l’arrêté du préfet du Doubs du 15 janvier 2024 ont perdu leur objet. Il y a lieu, dès lors, de les rejeter selon la procédure prévue par les dispositions précitées du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme A... tendant à ce que les frais de l’instance soient mis à la charge de l’Etat, présentées sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.




ORDONNE :



Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A....







Article 2 : Les conclusions de Mme A... présentées sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... A... et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet du Doubs.


Fait à Nancy, le 12 décembre 2025.


La magistrate désignée,

Signé : L. GUIDI






La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,



I. Legrand


Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions