mardi 23 août 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-22DA00117 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Lille d'annuler l'arrêté du 12 juillet 2021 par lequel le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français avant l'expiration du délai d'un an et d'enjoindre au préfet de procéder à un nouvel examen de sa situation.
Par un jugement n° 2105630 du 10 septembre 2021, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Lille a rejeté ses demandes.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 18 janvier et 26 mai 2022, M. A, représenté par Me Rivière, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler cet arrêté ;
3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de procéder à un nouvel examen de sa situation dans le délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre la somme de 1 500 euros à la charge de l'Etat au bénéfice de son conseil en application des dispositions de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve d'une renonciation à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- l'auteur de l'acte ne justifie pas de sa compétence ;
- il aurait dû se voir délivrer un récépissé de demande de titre de séjour suite à sa demande du 6 octobre 2020, il s'est heurté à un refus d'enregistrer sa demande de régularisation or par jugement du 22 avril 2022 le tribunal administratif a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit, il excipe de l'illégalité de la décision annulée par le tribunal administratif et l'acte est entaché d'erreur de fait et de droit ;
- l'obligation de quitter le territoire français sans délai et la décision fixant le pays de destination sont entachés de défaut de motivation et d'examen particulier de sa situation ;
- ces décisions méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'appréciation de sa situation personnelle ;
- l'obligation de quitter le territoire sans délai et la décision fixant le pays de destination seront annulées du fait de l'illégalité des décisions qui les fondent ;
- il aurait dû se voir accorder un délai de départ volontaire ;
- l'acte méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français sera annulée du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français et du refus de délai de départ volontaire ;
- elle méconnaît l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 avril 2022, le préfet du Nord, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 décembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ". Aux termes du dernier alinéa du même article : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter (), les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. Ils peuvent, de même, annuler une ordonnance prise en application des 1° à 5° et 7° du présent article à condition de régler l'affaire au fond par application de l'une des dispositions des 1° à 7° ".
2. M. A, ressortissant guinéen né le 28 novembre 1997, déclare être entré en France en janvier 2014. Il a été confié à l'aide sociale à l'enfance et a obtenu à sa majorité en 2015 un titre de séjour mention étudiant qui a été renouvelé jusqu'au 9 décembre 2017. Il a obtenu un bac professionnel en juin 2017 et a été embauché comme électricien dans le cadre d'un contrat de professionnalisation. Il a sollicité un titre de séjour en tant que salarié. Le préfet du Nord a pris à son encontre un arrêté du 26 février 2019 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination, qui a été confirmé par un jugement du tribunal administratif de Lille du 2 décembre 2019 et par une ordonnance de la cour administrative d'appel de Douai du 23 septembre 2020. Son contrat de travail a été suspendu. Il a sollicité le 6 octobre 2020 la régularisation de sa situation. Par courrier du 5 février 2021, la préfecture du Pas-de-Calais lui a demandé de compléter sa demande et a refusé d'enregistrer son dossier. Par un arrêté du 12 juillet 2021, le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français avant l'expiration du délai d'un an. M. A relève appel du jugement du 10 septembre 2021 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande d'annulation de cet arrêté. Depuis, par un jugement du 22 avril 2022, le tribunal administratif de Lille a annulé la décision du 5 février 2021 par laquelle le préfet du Pas-de-Calais a refusé d'enregistrer sa demande de régularisation au motif de ce que le dossier présenté était bien complet et a enjoint au réexamen de la demande.
Sur le moyen commun aux décisions contestées :
3. En premier lieu, M. A réitère le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte. Cependant, il n'apporte pas en appel d'éléments nouveaux de fait ou de droit de nature à remettre en cause l'appréciation portée par les premiers juges sur ce moyen. Par suite, il y a lieu, par adoption des motifs retenus à bon droit par le premier juge, d'écarter ce moyen.
4. En deuxième lieu, M. A indique avoir déposé le 6 octobre 2020 une demande de régularisation de sa situation à laquelle le préfet a refusé de donner suite en faisant valoir que le dossier de demande était incomplet. L'appelant se prévaut de l'illégalité de ce refus d'enregistrement qui a depuis été annulé par un jugement du tribunal administratif de Lille du 22 avril 2022. Toutefois, l'obligation de quitter le territoire français ici en cause est fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux termes duquel : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants () /2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; ". Il ressort des pièces du dossier que M. A ne disposait plus de titre de séjour depuis le refus qui lui avait été opposé par l'arrêté du 26 février 2019. Il n'a pas déféré à l'obligation de quitter le territoire français dont il faisait l'objet. Même si dans l'arrêté le préfet relève que l'intéressé n'avait pas déposé de dossier de régularisation de sa situation, la circonstance qu'il aurait dû pouvoir déposer une demande de régularisation le 6 octobre 2020 n'est pas de nature à conduire à considérer qu'à la date de l'arrêté, il n'entrait pas dans le champ de ces dispositions puisqu'il ne disposait plus d'un titre de séjour valide susceptible d'être renouvelé. Le refus de dépôt d'un dossier qui lui a été opposé le 5 février 2021 ne constitue pas la base légale de l'arrêté du 12 juillet 2021 ici en cause. Par suite, les moyens tirés d'une exception d'illégalité de la décision du 5 févier 2021 et d'erreurs de fait et de droit doivent être écartés.
Sur les décisions d'obligation de quitter le territoire français, de refus de délai de départ volontaire et fixant le pays de destination :
5. En premier lieu, l'arrêté en cause vise les textes dont il fait application et comporte les considérations de fait qui en constituent le fondement. Il n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments afférents à la situation personnelle et familiale de M. A, mais en mentionne les éléments pertinents tels que son placement à l'aide sociale à l'enfance et sa demande d'obtention d'un titre salarié. La décision refusant de lui accorder un délai de départ comme celle fixant le pays de destination sont suffisamment motivées au regard de l'ensemble des éléments figurant dans l'arrêté. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté. Il ne ressort pas des pièces du dossier, ni des motifs de l'arrêté en litige que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux et complet de la situation de l'appelant. Ce moyen doit également être écarté.
6. En deuxième lieu, comme exposé aux points 2 et 4, M. A était présent en France depuis environ sept ans mais avait arrêté ses études et était entré sur le marché du travail. Il a vécu jusqu'à plus de seize ans dans son pays d'origine où il ne saurait être dépourvu de toute attache. S'il fait état d'une répression dont auraient été victimes son père et son frère qui seraient décédés, il n'a pas demandé l'asile et n'apporte pas d'éléments probants à l'appui de ses allégations. S'il produit une attestation d'une parente éloignée présente en France et affirmant avoir des liens avec lui, il est constant qu'il a néanmoins été placé durant sa minorité. Il indique que sa mère et sa sœur résident en Afrique du Sud. Dans les circonstances de l'espèce, le préfet n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux motifs des décisions. Les moyens dirigés contre les décisions d'obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle de l'appelant doivent être écartés. Alors que l'arrêté en cause ne contient pas de refus de séjour, M. A ne peut pas utilement se prévaloir de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants () 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; () /5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement () ".
8. Alors que comme indiqué au point 4, M. A n'avait plus de titre de séjour à renouveler, il entrait dans le champ des prévisions du 3° de l'article L. 612-2 et des 3° et 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le préfet du Nord a pu, sans méconnaître ces dispositions refuser de lui accorder un délai de départ volontaire. L'appelant ne fait état d'aucune circonstance particulière susceptible de faire obstacle au refus de lui accorder un délai de départ volontaire. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire doivent être écartés.
9. En quatrième lieu, compte-tenu de ce qui a été précédemment exposé, M. A n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français au soutien des conclusions dirigées contre la décision refusant de lui accorder un délai de départ et de l'illégalité de ces deux décisions au soutien des conclusions dirigées contre celle fixant le pays de destination.
10. En cinquième lieu, M. A allègue encourir des risques en cas de retour dans son pays d'origine en faisant valoir que son frère et son père y auraient été tués pour des motifs politiques. Toutefois, alors qu'il n'a d'ailleurs pas déposé de demande d'asile, il n'apporte pas d'éléments probants au soutien de ses allégations. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et d'une erreur manifeste d'appréciation dans la fixation du pays de destination doivent être écartés.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre les décisions d'obligation de quitter le territoire français, de refus de délai de départ volontaire et fixant le pays de destination doivent être rejetées.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " (). / Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
13. Pour faire interdiction à M. A de revenir sur le territoire français pour une durée d'un an, le préfet a pris en compte les conditions de l'entrée et du séjour en France de l'intéressé, ses liens familiaux en France et le fait qu'il se soit soustrait volontairement à une mesure d'éloignement dont la légalité a été confirmée par le juge administratif et qu'il ne présente pas de menace pour l'ordre public. Le préfet qui a visé l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a suffisamment motivé, en fait comme en droit, sa décision.
14. Il résulte de ce qui a été dit au point 11 que M. A n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception l'illégalité des décisions l'obligeant à quitter sans délai le territoire français.
15. Eu égard à la situation de M. A telle qu'exposée aux point 2 et 6, celle-ci ne peut être regardée comme se caractérisant par des circonstances humanitaires s'opposant à une interdiction de retour sur le territoire français. En prononçant à son encontre une telle interdiction d'une durée d'un an, le préfet n'a pas méconnu l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni commis d'erreur d'appréciation de sa situation. Les conclusions dirigées contre l'interdiction de retour sur le territoire français doivent être rejetées.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, par suite, de la rejeter en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction sous astreinte et celles tendant à l'application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Rivière.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet du Nord.
Fait à Douai le 23 août 2022.
La présidente de la 3ème chambre,
Signé : G. Borot
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. Huls-Carlier
1
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026