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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA59-22DA00544

Cour administrative d'appel de Douai — Décision N° CAA59-22DA00544

mardi 12 juillet 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Douai
SectionCour administrative d'appel de Douai
N° DossierCAA59-22DA00544
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCLEMENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme A B a demandé au tribunal administratif de Lille d'annuler l'arrêté du 19 août 2021 par lequel le préfet du Nord lui a refusé la délivrance d'une carte de résident ainsi que le renouvellement de son attestation de demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays de destination de cette mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Par un jugement n° 2107206 du 27 octobre 2021, le président du tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 4 mars 2022, Mme B, représentée par Me Norbert Clément, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler l'arrêté du 19 août 2021 ;

3°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou à défaut de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

4°) de mettre à la charge du préfet du Nord la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Elle soutient que :

- la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle méconnaît les articles L. 423-23, L. 425-10 et L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;

- elle est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen particulier ;

- elle méconnaît l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle méconnaît les articles L. 611-3 et R. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale pour les droits de l'enfant et est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ supérieur à trente jours est illégale en raison de l'illégalité des décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît l'article 7 de la directive 2008/115/CE transposée à l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité des décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ supérieur à trente jours ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an est illégale en raison de l'illégalité des décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, refus d'octroi d'un délai de départ supérieur à trente jours et fixant le pays de destination ;

- elle méconnaît les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 février 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours peuvent (), par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

2. Mme B, ressortissante guinéenne, née le 10 août 1986, est entrée en France le 30 octobre 2018 accompagnée de sa fille, âgée de 13 ans. Elle relève appel du jugement du 27 octobre 2021 par lequel le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 19 août 2021 par lequel le préfet du Nord lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

Sur les moyens communs aux décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :

3. Mme B soulève à nouveau de manière identique les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de défaut d'examen préalable de sa situation, des décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Toutefois, elle n'apporte pas en appel d'éléments nouveaux de fait ou de droit de nature à remettre en cause l'appréciation portée par le premier juge sur ces moyens. Par suite, il y a lieu, par adoption des motifs retenus à bon droit par le premier juge, de les écarter.

Sur la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

4. Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / () ".

5. Il ressort des pièces du dossier que le préfet du Nord n'était pas saisi d'une demande de délivrance de titre de séjour en raison de l'état de santé de la fille de Mme B et n'était donc pas tenu de procéder à un examen d'office tendant à déterminer si la requérante pouvait prétendre à une autorisation de séjour sur ce fondement. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision portant refus de titre de séjour est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière en l'absence de saisine du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

6. Il ressort des pièces du dossier que Mme B n'a pas non plus formé de demande de titre de séjour sur les fondements des articles L. 423-23 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le préfet n'était donc pas tenu d'examiner d'office sa demande sur ces fondements. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions est donc inopérant. De même, faute pour Mme B d'avoir demandé un titre de séjour sur un autre fondement que celui tendant à obtenir le statut de réfugié, le préfet n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 542-4 du même code relatif aux conséquences à tirer d'un refus définitif de la reconnaissance de la qualité de réfugié ou de la protection subsidiaire.

7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

8. Dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire, le préfet du Nord a examiné la situation de Mme B au regard de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. A cet égard, l'intéressée n'établit pas être dépourvue de tous liens avec son pays d'origine dans lequel elle a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans et où résident encore ses deux autres enfants. De plus, Mme B ne démontre pas l'impossibilité de se réinsérer socialement et professionnellement avec sa fille en Guinée ni l'impossibilité pour la cellule familiale de se reconstruire en Guinée. Dès lors, le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale, ni méconnu l'intérêt supérieur de son enfant vivant avec elle en France et âgée de seize ans à la date de l'arrêté attaqué.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

9. Il résulte de ce qui a été exposé précédemment que le moyen excipant de l'illégalité du refus de titre de séjour doit être écarté.

10. Si Mme B soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce moyen est inopérant à l'encontre de la mesure d'éloignement, qui est une décision distincte de celle refusant la délivrance d'un titre de séjour.

11. Si Mme B soutient encore que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français méconnaît les dispositions des articles L. 611-1 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce moyen n'est assorti d'aucune précision permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé.

12. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que Mme B n'établit pas être dépourvue de tout lien avec son pays d'origine dans lequel elle a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans et où réside ses deux autres enfants. De plus, l'appelante ne justifie d'aucune insertion professionnelle et sociale particulière. Par suite, le préfet du Nord, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts au vu desquels la décision a été prise et n'a donc pas méconnu les stipulations citées au point 8 de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Au vu de l'ensemble de ces éléments, il n'a pas non plus commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle et familiale de l'intéressée.

13. Il ressort également des pièces du dossier que la fille de Mme B ne bénéficie pas d'un titre de séjour, que la décision attaquée n'a donc pas pour effet de séparer la mère de son enfant et que rien ne s'oppose à ce que cette dernière poursuive sa scolarité dans son pays d'origine. De plus, les documents, au demeurant très peu circonstanciés, en date des 17 septembre 2019 et 20 décembre 2021 attestant d'un suivi médical ne suffisent pas à établir l'impossibilité pour la fille de la requérante de poursuivre son suivi médical en Guinée. Par suite, le préfet du Nord, en faisant obligation à Mme B de quitter le territoire français, n'a pas porté atteinte à l'intérêt supérieur de son enfant âgée de seize ans à la date de l'arrêté attaqué. Au vu de l'ensemble des pièces du dossier, il n'a pas non plus commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle et familiale de Mme B.

Sur la décision portant refus d'attribution d'un délai de départ supérieur à trente jours :

14. Il résulte des développements qui précèdent que le moyen tiré de l'exception d'illégalité des décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour et obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

15. Aux termes de l'article 7 de la directive 2008/115/CE : " 1. La décision de retour prévoit un délai approprié allant de sept à trente jours pour le départ volontaire, sans préjudice des exceptions visées aux paragraphes 2 et 4. Les États membres peuvent prévoir dans leur législation nationale que ce délai n'est accordé qu'à la suite d'une demande du ressortissant concerné d'un pays tiers. Dans ce cas, les États membres informent les ressortissants concernés de pays tiers de la possibilité de présenter une telle demande. / Le délai prévu au premier alinéa n'exclut pas la possibilité, pour les ressortissants concernés de pays tiers, de partir plus tôt. / 2. Si nécessaire, les États membres prolongent le délai de départ volontaire d'une durée appropriée, en tenant compte des circonstances propres à chaque cas, telles que la durée de séjour, l'existence d'enfants scolarisés et d'autres liens familiaux et sociaux (). ". Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. "

16. Les dispositions de l'article L. 612-1 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées, qui permettent de prolonger le délai de départ volontaire pour tenir compte de circonstances propres à chaque cas, ne sont pas incompatibles avec les dispositions de l'article 7 de la directive du 16 décembre 2008. Or, en se bornant à produire un courrier du 17 septembre 2019 lui fixant un rendez-vous avec sa fille le 8 octobre 2019, puis une attestation de suivi médical de sa fille datée du 20 octobre 2021, postérieure à la décision attaquée, Mme B n'apporte pas les éléments constitutifs d'une situation particulière justifiant la prolongation de ce délai. Le moyen sera donc écarté.

Sur les décisions fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

17. Il résulte de ce qui vient d'être dit que le moyen excipant de l'illégalité des décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le délai de départ à trente jours, doit être écarté à l'encontre de la décision fixant le pays de destination et que la requérante n'est pas non plus fondée à exciper de l'illégalité de toutes les décisions fondant l'interdiction de retour sur le territoire français.

18. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français./ Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

19. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord, en prononçant à l'encontre de Mme B une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, aurait, compte tenu de la durée et des conditions de séjour en France de l'intéressé qui n'établit pas y disposer de liens familiaux et ne justifie pas de l'impossibilité de poursuivre le suivi médical de sa fille en Guinée, méconnu les dispositions précitées. Par suite, le moyen doit être écarté.

20. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, que le préfet du Nord, en prononçant à l'encontre de Mme B une décision d'interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an, aurait méconnu les stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

21. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à Me Norbert Clément.

Fait à Douai, le 12 juillet 202La présidente de la 2ème chambre,

Signé : Anne Seulin

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière

Anne-Sophie Villette

N°22DA00544

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