mercredi 29 mars 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-22DA02362 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | DANSET-VERGOTEN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Lille d'annuler l'arrêté du 17 décembre 2021 du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays à destination duquel il pourra être éloigné et lui faisant interdiction de revenir sur le territoire français pour une durée d'un an et d'enjoindre au préfet du Nord de procéder au réexamen de sa situation.
Par un jugement n° 2200347 du 30 août 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 10 novembre 2022, M. A, représentée par Me Sophie Danset-Vergoten, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté du 17 décembre 2021 du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays à destination duquel il pourra être éloigné et lui faisant interdiction de revenir sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour jusqu'à la décision prise à l'issue de ce réexamen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer à percevoir la part contributive de l'État.
Il soutient que :
- l'obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée, est entachée d'un défaut d'examen particulier et sérieux de sa situation et est irrégulière en ce qu'elle méconnaît son droit d'être entendu ;
- elle méconnaît les articles L. 541-1, L. 542-1, R. 532-54, R. 532-57 et R. 351-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination est dépourvue de base légale dès lors qu'elle est fondée sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les articles L. 612-6 à L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le préfet n'a pas pris en considération les circonstances humanitaires qui s'opposeraient à cette interdiction ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier et sérieux de sa situation et d'une erreur manifeste d'appréciation.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. A, de nationalité nigériane, né le 14 février 1994, est entré en France le 30 octobre 2018 afin de solliciter le bénéfice de l'asile. Sa demande a été rejetée le 9 avril 2021 par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmée par une décision du 11 octobre 2021 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Par un arrêté du 17 décembre 2021, le préfet du Pas-de-Calais l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. M. A fait appel du jugement du 30 août 2022 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué décrit de manière précise la situation personnelle de M. A, notamment la circonstance que sa demande d'asile a été rejetée le 11 octobre 2021 par la CNDA, et indique les dispositions législatives sur lesquelles elle est fondée. Dès lors, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen personnel et sérieux de sa demande doivent être écartés.
4. En deuxième lieu, le droit d'être entendu, tiré du principe général du respect des droits de la défense, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, dans le cas prévu au 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, où l'obligation de quitter le territoire français découle nécessairement du refus de reconnaissance de la qualité de réfugié ou du bénéfice de la protection subsidiaire, le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors qu'il a pu être entendu avant que n'intervienne la décision lui refusant la reconnaissance de cette qualité ou de ce bénéfice.
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la demande d'asile de M. A, laquelle fait l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, a été rejetée par l'OFPRA le 9 avril 2021 après un entretien avec l'intéressée. En outre, M. A a été entendu devant la CNDA. Enfin, il n'est pas établi ni même soutenu que M. A, qui ne pouvait ignorer qu'en cas de refus de sa demande d'asile, il pourrait faire l'objet d'une mesure d'éloignement, ait été empêché de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu préalablement à l'édiction de l'obligation de quitter le territoire français doit donc être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci ".
7. Il ressort des pièces du dossier que la lecture publique de la décision de rejet de la CNDA est intervenue le 11 octobre 2021, date à laquelle M. A n'était plus autorisé à se maintenir sur le territoire français, la régularité de la notification des décisions tant de l'OFPRA que de la CNDA étant sans incidence à cet égard. Dès lors, en prononçant une obligation de quitter le territoire français le 17 décembre 2021, le préfet a fait une exacte application des articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions et des articles R. 352-54 et R. 532-57 du même code, relatifs à la notification de la décision de la CNDA et à la date de cette notification, doivent être écartés.
8. En quatrième lieu, l'article R. 532-57 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est relatif à la notification du refus d'entrée en France d'un étranger qui se présente à la frontière et demande à bénéficier du droit d'asile. Ce moyen est donc inopérant à l'encontre d'une obligation de quitter le territoire français.
9. En cinquième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France le 30 octobre 2018, soit depuis trois ans à la date de l'arrêté attaqué. S'il vit en concubinage avec une compatriote et qu'ils sont parents d'un enfant, né en France le 16 février 2019, sa concubine, dont la demande d'asile a été rejetée, fait également l'objet d'une obligation de quitter le territoire français par un arrêté du 17 décembre 2021, dont la légalité a été confirmée par une ordonnance de la présidente de la 2ème chambre de la cour administrative d'appel de Douai datée du même jour que la présente ordonnance. Si M. A soutient avoir déposé une nouvelle demande d'asile comprenant de nouveaux éléments, il ne produit aucun élément à l'appui de cette allégation. S'il soutient aussi qu'une demande d'asile était, à la date de l'arrêté attaqué, en cours d'examen concernant sa fille, C, il ne produit à l'appui de cette allégation que l'accusé de réception de son recours n° 22026216 auprès de la CNDA, daté du 9 juin 2022, à l'encontre de la décision de rejet par l'OFRA du 14 avril 2022 et ne justifie donc pas que cette demande était enregistrée à la date du 17 décembre 2021 de l'arrêté attaqué. M. A n'établit pas qu'il ne pourrait pas reconstituer sa cellule familiale dans son pays d'origine où il a vécu au moins jusqu'à l'âge de 24 ans et où il n'est pas contesté que résident encore ses parents. De même, il ne justifie d'aucune insertion sociale ou professionnelle en France. Enfin, l'arrêté attaqué n'a ni pour objet ni pour effet de séparer l'enfant de ses parents et aucune circonstance n'est alléguée faisant obstacle à ce que la fille de M. A et de sa concubine suive ses parents dans le pays dont ils sont tous deux ressortissants. Dans ces conditions, le préfet du Nord n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise ni porté une insuffisante considération à l'intérêt supérieur de son enfant. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés. Au vu de l'ensemble de la situation de M. A, le préfet du Nord n'a pas non plus commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
Sur les décisions fixant le pays de destination et portant interdiction de retour d'une durée d'un an :
11. Compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté à l'encontre des décisions fixant le pays de destination et portant interdiction de retour d'une durée d'un an.
12. Il résulte des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-7 que ces articles sont respectivement applicables, d'une part, à l'obligation de quitter le territoire français lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger et, d'autre part, lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire. M. A ne se trouvant dans aucune de ces situations, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions doivent être écartés comme inopérants.
13. L'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ".
14. Aucune de ces dispositions ne faisant mention de circonstances humanitaires qui pourraient s'opposer à l'édiction d'une interdiction de retour, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions, en ce que le préfet n'aurait pas tenu compte de circonstances humanitaires, doit être écarté.
15. Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
16. Il ressort des motifs de l'arrêté attaqué que le préfet du Nord mentionne l'absence d'attache privée et familiale de M. A sur le territoire français, la circonstance qu'il ne se trouverait pas isolé en cas de retour au Nigeria et son entrée récente en France, il fait mention de l'absence d'une précédente mesure d'éloignement et l'absence de menace à l'ordre public. Dès lors, M. A ne peut utilement soutenir que le préfet du Nord aurait insuffisamment motivé sa décision en ne mentionnant pas les différents critères prévus par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, cette décision n'est pas entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation.
17. Enfin, eu égard aux motifs exposés au point 10 de la présente ordonnance, il ne ressort pas des pièces du dossier, compte tenu en particulier de l'absence d'attaches privées et familiales en France de M. A, au-delà de sa concubine et de sa fille, qui ont tous deux vocation à l'accompagner, que le préfet ait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de l'interdiction de retour sur la situation personnelle de l'intéressé, ou encore méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Ces moyens seront donc écartés.
18. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative précité, ainsi que ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à Me Sophie Danset-Vergoten.
Fait à Douai le 29 mars 2023.
La présidente de la 2ème chambre
Signé : A. Seulin La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière
Anne-Sophie Villette
N°22DA02362
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026