jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-23DA00388 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | EDEN AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Rouen, d'une part, d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 2 mars 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi, d'autre part, d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans cette attente et dans le délai de huit jours, une autorisation provisoire de séjour, dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Par un jugement n° 2201868 du 3 novembre 2022, le tribunal administratif de Rouen a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 1er mars 2023, M. A, représenté par Me Madeline, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté du 2 mars 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans cette attente et dans le délai de huit jours, une autorisation provisoire de séjour, dans le délai d'un mois à compter de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- cette décision est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet s'est cru lié par l'avis émis par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et méconnaît les stipulations du 7. de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle méconnaît les stipulations du 5. de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. M. B A, ressortissant algérien né le 10 janvier 1955 à Oran (Algérie), est entré en France en 2013, selon ses déclarations, sous couvert d'un passeport national et d'un titre de séjour espagnol. Il a sollicité, le 3 février 2014, la délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement des stipulations du 5. et du 7. de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles. Par un arrêté du 27 avril 2015, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer le certificat de résidence sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. A, qui s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français, a de nouveau sollicité, le 31 mai 2016, la délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement des stipulations du 7. de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par un arrêté du 5 janvier 2018, le préfet de la Seine-Maritime a de nouveau refusé de lui délivrer le certificat de résidence sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. A, qui n'a pas davantage déféré à cette mesure d'éloignement, a de nouveau sollicité, le 13 décembre 2018, la délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement des stipulations du 5. et du 7. de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par un avis du 18 octobre 2021, le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a estimé que si l'état de santé de M. A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé, et peut voyager sans risque à destination de son pays. Par un arrêté du 2 mars 2022, le préfet de la Seine-Maritime a de nouveau refusé de lui délivrer le certificat de résidence sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. A relève appel du jugement du 3 novembre 2022 par lequel le tribunal administratif de Rouen a rejeté comme non fondée sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
Sur la décision de refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que cet arrêté, en ce qu'il refuse de délivrer à M. A un titre de séjour, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles cette décision se fonde, et satisfait ainsi à l'exigence de motivation posée par les dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, et alors que le préfet n'avait pas à reprendre expressément et de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle, familiale ou professionnelle de l'intéressé, le moyen tiré de ce que l'arrêté contesté est entaché d'une insuffisance de motivation manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que le préfet de la Seine-Maritime, pour refuser de délivrer à M. A un titre de séjour, a procédé à un examen particulier et attentif de la situation de l'intéressé au regard du droit au séjour sur le fondement tant des stipulations du 5. de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 que du 7. de l'article 6 de cet accord. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation de M. A doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. / Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : () / 7. Au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. / () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / () ".
6. Il résulte des stipulations précitées du 7. de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 qu'il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance d'un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui en fait la demande au titre de ces stipulations, de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, que cette décision ne peut avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale dans le pays dont l'étranger est originaire. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans son pays d'origine. Si de telles possibilités existent mais que l'étranger fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment aux coûts du traitement ou à l'absence de modes de prise en charge adaptés, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si l'intéressé peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
7. D'une part, il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que le préfet de la Seine-Maritime ne s'est pas cru lié par l'avis émis le 18 octobre 2021 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration pour se prononcer sur la demande de titre de séjour présentée par M. A pour raisons de santé.
8. D'autre part, le préfet de la Seine-Maritime, en appuyant son appréciation notamment sur l'avis émis le 18 octobre 2021 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, a estimé que, si l'état de santé de M. A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut serait susceptible d'entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut effectivement bénéficier, dans son pays d'origine, d'un traitement approprié à son état de santé. M. A fait valoir qu'il souffre d'un diabète et d'une cardiopathie ischémique sévère ayant nécessité la pose de deux stents en 2013 et d'un stimulateur cardiaque. Il indique également qu'il présente une hypertension artérielle, une insuffisance rénale et une rétinopathie et que son état de santé nécessite notamment des soins quotidiens par une infirmière, une polymédication, un suivi médical fréquent et des séances de dialyse trois fois par semaine, auxquelles il se rend, sur prescription médicale, en ambulance, alors que sa mobilité est réduite. M. A soutient, à l'appui de sa contestation de la décision de refus de titre de séjour, qu'il ne dispose pas de moyens financiers suffisants pour prendre en charge le coût du traitement qui lui est nécessaire, que son domicile situé en Algérie est à une distance de trente-huit kilomètres du centre hospitalier le plus proche de sorte qu'il ne pourrait s'y rendre, eu égard à la dégradation de son état de santé, enfin, que son état de santé fait obstacle à un voyage à destination de son pays. Toutefois, s'il est vrai que l'état de santé de M. A, qui soutient qu'il ne dispose pas de moyens financiers suffisants pour accéder à un traitement approprié dans son pays, nécessite un suivi médical attentif, le système de sécurité sociale algérien ne bénéficie pas seulement aux seuls travailleurs salariés et indépendants, ainsi que l'a fait valoir le préfet de la Seine-Maritime devant le tribunal administratif, mais prévoit également la prise en charge de nombreuses catégories de personne n'exerçant aucune activité lucrative, dont, notamment, les bénéficiaires de l'allocation forfaitaire de solidarité. En outre, le requérant bénéficie d'un réseau familial qui est tenu à son égard à l'obligation alimentaire. Par ailleurs, si le requérant soutient que l'éloignement de son domicile par rapport aux structures médicales, de l'ordre de trente-huit kilomètres, compromet les conditions de sa prise en charge médicale, il ne saurait utilement se prévaloir de cette circonstance alors qu'il lui appartient de prendre toutes dispositions utiles pour pouvoir accéder aux structures médicales ou hospitalières en vue de recevoir les soins nécessités par son état de santé. Enfin, le requérant ne produit aucun élément de nature à établir que, contrairement à l'avis émis par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, son état de santé ferait obstacle à un voyage à destination de son pays d'origine. Dans ces conditions, le préfet de la Seine-Maritime, en refusant d'accorder à M. A un certificat de résidence, ne peut être regardé comme ayant méconnu les stipulations, citées au point 5, du 7. de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () / 5. Au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
10. M. A fait à nouveau valoir, en cause d'appel, que la décision de refus de titre de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale et méconnaît ainsi les stipulations du 5. de l'article 6 de de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ainsi que celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs, suffisamment circonstanciés, retenus à bon droit par les premiers juges au point 11 du jugement attaqué.
11. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, compte tenu de ce qui a été dit aux points 8 et 10 qui renvoie au point 11 du jugement attaqué, que le préfet de la Seine-Maritime, en refusant de délivrer un titre de séjour à M. A, aurait entaché cette décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que cet arrêté, en ce qu'il fait obligation à M. A de quitter le territoire français, énoncé les considérations de droit et de fait au vu desquelles le préfet de la Seine-Maritime a prononcé cette mesure. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision ne peut qu'être écarté.
13. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 11 que M. A n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de la décision lui refusant la délivrance d'un certificat de résidence à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.
14. En troisième lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que le préfet de la Seine-Maritime, pour faire obligation à M. A de quitter le territoire français, a procédé à un examen particulier et attentif de la situation de l'intéressé. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation de M. A doit être écarté.
15. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 8 et 10 qui renvoie au point 11 du jugement attaqué, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences, sur sa situation personnelle, de la décision faisant obligation à M. A de quitter le territoire français, doivent être écartés.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
16. Il résulte de ce qui a été dit aux points 12 à 15 que M. A n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête de M. A en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction sous astreinte et celles tendant à l'application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, par application des dispositions, citées au point 1, de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Madeline.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Maritime.
Fait à Douai, le 6 avril 2023.
Le président de la 4ème chambre,
Signé : Christian Heu
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme
La greffière,
Nathalie Roméro