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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA59-23DA01344

Cour administrative d'appel de Douai — Décision N° CAA59-23DA01344

jeudi 2 avril 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Douai
SectionCour administrative d'appel de Douai
N° DossierCAA59-23DA01344
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés
Avocat requérantUGGC AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Par une requête enregistrée sous le n° 2101335, la commune de Persan, l’association Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise (ROSO), la communauté de communes du Haut Val-d’Oise (CCHVO) et la commune de Bernes-sur-Oise, ont demandé au tribunal administratif d’Amiens, d’annuler l’arrêté du 15 février 2021 par lequel le maire de la commune de Mesnil-en-Thelle a délivré à la société Cotrafi un permis de construire un bâtiment à usage de stockage, de bureaux administratifs et d’un logement de gardien, sur un terrain sis 4 route départementale et cadastré ZD n°54.

Par une requête, enregistrée sous le n° 2102334, la société par actions simplifiées (SAS) Guisset Conseil, l’association syndicale libre de la ZAC dite « les Quatre rainettes », la société à responsabilité limitée (SARL) SFQR, la SAS Cercle Vert et la SAS Ladougne, ont demandé au tribunal d’annuler l’arrêté du 15 février 2021 par lequel le maire la commune de Mesnil-en-Thelle a délivré à la société Cotrafi un permis de construire un bâtiment à usage de stockage, de bureaux administratifs et d’un logement de gardien, sur un terrain sis 4 route départementale cadastré ZD n°54, ensemble la décision du 5 mai 2021 portant rejet de leur recours gracieux.

Par un jugement n° 2101335 et 2102334 du 25 mai 2023, le tribunal administratif d’Amiens a annulé cet arrêté, ainsi que la décision de rejet du recours gracieux, et a rejeté les conclusions présentées par la société Cotrafi sur le fondement de l’article L. 600-7 du code de l’urbanisme.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 10 juillet 2023, et mémoire complémentaire enregistré le 2 novembre 2023, la SAS Cotrafi, représentés par Me Xavier Marchand, demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement en ce qu’il a jugé que le permis ne respectait pas les prescriptions des articles UA4 et UA10 du plan local d’urbanisme et a refusé de faire application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme ;

2°) de rejeter les requêtes en annulation n° 1201335 et 2102334 ;

3°) de condamner solidairement la commune de Persan, l’association Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise (ROSO), la communauté de communes du Haut Val-d’Oise (CCHVO), la commune de Bernes-sur-Oise, la SAS Guisset Conseil, l’association syndicale libre de la ZAC dite « les Quatre rainettes », la SARL SFQR, la SAS Cercle Vert et la SAS Ladougne à lui verser la somme de 10 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Par un mémoire enregistré le 2 octobre 2023, la commune de Persan, l’association Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise (ROSO), la communauté de communes du Haut Val-d’Oise (CCHVO) et la commune de Bernes-sur-Oise, représentés par Me Gentilhomme, concluent au rejet de la requête et à la mise à la charge de la commune du Mesnil-en-Thelle, de la somme de 3 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative

Par un mémoire enregistré le 16 novembre 2023, la SAS Guisset Conseil, l’association syndicale libre de la ZAC dite « les Quatre rainettes », la société SFQR, la SAS Cercle Vert et la SAS Ladougne, représentés par la SCP Lacourte Raquin Tatar, concluent au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu’il soit fait droit à leurs conclusions de première instance, et de mettre à la charge de la commune de Mesnil-en-Thelle et de la société Cotrafi, chacune, la somme de 5 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une communication du 20 janvier 2026 effectuée au moyen de l’application Télérecours, le conseil de la société Cotrafi a été invitée à confirmer expressément le maintien des conclusions de la requête dans le délai d’un mois, cette demande précisant qu’à défaut de réception d’une telle confirmation, la société Cotrafi serait réputée s’être désistée de l’ensemble des conclusions de sa requête en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente de la cour a désigné Mme Baes-Honoré, présidente assesseure à la 4ème chambre, pour exercer les pouvoirs prévus à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents (…) de cour administrative d’appel (…) et les magistrats (…) ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / (…)5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 de ce code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l’instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ».

2. Par une lettre du 20 janvier 2026, la société Cotrafi a été invitée à confirmer le maintien de sa requête en application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Cette lettre, qui précisait qu’à défaut de réception de cette confirmation dans le délai d’un mois, l’intéressée serait réputée s’être désistée, a été réceptionnée par l’avocat de la requérante qui en a accusé réception le 21 janvier 2026. En l’absence de réponse de sa part dans le délai d’un mois à compter de cette date, la société Cotrafi est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Il y a lieu par suite de donner acte de ce désistement.

3. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de laisser à chaque partie la charge des frais liés au litige en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Cotrafi.

Article 2 : Les conclusions présentées par les parties sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Cotrafi, à la commune de Persan, à l’association Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise (ROSO), à la communauté de communes du Haut Val-d’Oise (CCHVO), à la commune de Bernes-sur-Oise, à la SAS Guisset Conseil, à l’association syndicale libre de la ZAC dite « les Quatre rainettes », à la SARL SFQR, à la SAS Cercle Vert, à la SAS Ladougne et à la commune de Mesnil-en-Thelle.

Fait à Douai, le 2 avril 2026.



La présidente assesseure de la 4ère chambre,






Signé : Corinne BAES-HONORE














La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Par délégation,
La greffière,







Elisabeth Héléniak










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