lundi 16 octobre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-23DA01377 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | EL HILALI DALLA-VECCHIA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a sollicité l'aide juridictionnelle auprès du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire d'Amiens qui a rejeté sa demande par décision du 17 mai 2023.
Procédure devant la cour :
Par un recours, enregistré le 13 juillet 2023 au bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire d'Amiens et le 12 juillet 2023 à la cour, M. B, représenté par Me Faïzat El Hilali Dalla-Vecchia, demande à la présidente de la cour d'annuler cette décision.
Vu les autres pièces du dossier.
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " L'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable, dénuée de fondement ou abusive en raison notamment du nombre des demandes, de leur caractère répétitif ou systématique ". Aux termes de l'article 23 de la même loi : " Les décisions du bureau d'aide juridictionnelle, de la section du bureau ou de leur premier président peuvent être déférées () au président de la cour administrative d'appel (). Ces autorités statuent sans recours. / Les recours contre les décisions du bureau d'aide juridictionnelle peuvent être exercés par l'intéressé lui-même lorsque le bénéfice de l'aide juridictionnelle lui a été refusé, ne lui a été accordé que partiellement ou lorsque ce bénéfice lui a été retiré. / () ". En vertu du deuxième alinéa de l'article 71 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, les recours contre les décisions du bureau d'aide juridictionnelle, lorsqu'ils sont présentés par un avocat à la cour ou un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, doivent être transmis directement à l'autorité de recours au moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 du code de justice administrative.
2. Le recours de M. B, présenté par un avocat, a été adressé par courrier à la cour et ne satisfait donc pas aux exigences des dispositions rappelées au point 1. C'est pourquoi le conseil de M. B a été invité, par un courrier du 13 juillet 2023 qui lui a été adressé au moyen de l'application Télérecours, à régulariser ce recours dans un délai d'un mois et informé qu'à défaut de régularisation dans ce délai le recours serait rejeté comme irrecevable. Il n'a pas été accusé réception de ce courrier. Une correspondance a alors été adressée au conseil de M. B le 5 septembre 2023 au 2 rue du Général de Gaulle à Nogent-sur-Oise, adresse indiquée sur la requête comme étant celle du cabinet d'avocat, et a été retournée à la cour, l'intéressée ayant été avisée du dépôt du pli et de sa mise en instance à la poste le 18 septembre 2023. Ce pli est donc réputé avoir été notifié à cette date. Faute pour le conseil de M. B d'avoir donné suite à cette demande de régularisation dans le délai qui lui était imparti, le recours est irrecevable et doit être rejeté en application des dispositions précitées de l'article 71 du décret du 28 décembre 2020.
ORDONNE :
Article 1er : Le recours de M. B est rejeté.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire d'Amiens.
Fait à Douai, le 16 octobre 2023.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef
Bénédicte GozéLa présidente de la cour
Signé : Nathalie Massias
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N°23DA01377