lundi 23 juin 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-24DA00061 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | BENSADOUN |
Vu la procédure suivante :
Procédure antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif d'Amiens :
- d'annuler la décision par lequel le maire de Hermes a implicitement rejeté sa demande formée par courrier du 23 février 2021 tendant au raccordement au réseau public de distribution d'électricité des parcelles cadastrées section A nos 62 et 63 dont il est propriétaire, situées sur le territoire de la commune, ainsi que la décision du 25 juin 2021 rejetant son recours gracieux ;
- d'enjoindre, sous astreinte, au maire de Hermes de ne plus s'opposer à sa demande de raccordement, de procéder à son réexamen et de délivrer un avis favorable de raccordement auprès du concessionnaire du réseau électrique ;
- de mettre à la charge de la commune de Hermes la somme de 300 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 2102924 du 14 novembre 2023, le tribunal administratif d'Amiens a annulé les décisions attaquées et enjoint à la commune de Hermes de procéder au réexamen de la demande de raccordement au réseau public de distribution d'électricité de M. A dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 11 janvier 2024 et un mémoire de production enregistré le 1er février 2024, la commune de Hermes, représentée par la SCP Jean-François Leprêtre, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif d'Amiens du 14 novembre 2023 ;
2°) de rejeter la demande de M. B A ;
3°) de mettre à la charge de M. A la somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 7 mars 2024, M. B A, représenté par Me Marion Bensadoun, a versé son titre de propriété.
Par un mémoire enregistré le 12 juin 2025, la commune de Hermes a déclaré se désister de sa requête.
M. B A a été admis au bénéficie de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Douai du 7 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier,
Vu :
- l'arrêt du 7 mai 2024 par lequel la cour a rejeté la demande de la commune de Hermes tendant au sursis à l'exécution du jugement du tribunal administratif d'Amiens du 14 novembre 2023 ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; () ".
2. Par un mémoire enregistré au greffe de la cour le 12 juin 2025, la commune de Hermes a déclaré se désister de l'ensemble de sa requête à la suite du protocole d'accord transactionnel conclu avec M. A dans le cadre de la médiation diligentée par la cour. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte, sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la commune de Hermes.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à la commune de Hermes et à Me Marion Bensadoun.
Fait à Douai, le 23 juin 2025.
La présidente-assesseure de la 1ère chambre,
Signé : I. Legrand
La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Par délégation,
La greffière,
Nathalie Roméro
N°24DA00061
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026