vendredi 8 août 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-24DA00574 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | CABINET JASPER AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme D A a demandé au tribunal administratif de Rouen de " dire " que les vaccinations obligatoires dont elle a fait l'objet sont à l'origine d'une myofasciite à macrophages dont les conséquences dommageables doivent être indemnisées, au titre de la solidarité nationale, par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), d'ordonner une expertise psychiatrique et de désigner un collège d'experts afin de se prononcer sur l'imputabilité à ces vaccinations obligatoires des affections qu'elle présente, de mettre à la charge de l'ONIAM les frais des expertises ainsi ordonnées et de réserver l'ensemble de ses demandes indemnitaires " pour un montant minimum de 2 000 000 d'euros ".
Par un jugement n° 2103025 du 25 janvier 2024, le tribunal administratif de Rouen a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 mars 2024 et le 10 février 2025, Mme A, représentée par Me Jegu, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de " dire " que les vaccinations obligatoires dont elle a fait l'objet sont à l'origine d'une myofasciite à macrophages dont l'indemnisation relève de l'ONIAM ;
3°) d'ordonner une expertise médicale contradictoire confiée à un expert psychiatre ainsi qu'une expertise confiée à un collège d'experts composé de ce même expert ainsi que du docteur C et du professeur B en vue d'émettre un avis quant à l'imputabilité des symptômes dont elle souffre à la suite de la vaccination obligatoire dont elle a fait l'objet et aux préjudices qui en résultent ;
4°) de réserver l'ensemble de ses demandes indemnitaires pour un montant minimum de 2 000 000 d'euros, lesquelles seront développées après le dépôt des rapports d'expertise ;
5°) de mettre à la charge de l'ONIAM une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 septembre 2024 et le 28 février 2025, l'ONIAM, représenté par Me Saumon et Me Roquelle-Meyer, conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à ce que l'expertise sollicitée se prononce sur le lien entre la vaccination et les symptômes que la requérante attribue à la myofasciite à macrophages.
Par un mémoire, enregistré le 22 avril 2025, Mme A déclare se désister purement et simplement de la requête et renoncer à toute action ayant le même objet.
Par un mémoire, enregistré le 4 mai 2025, l'ONIAM déclare accepter ce désistement.
La requêté et l'ensemble des pièces de la procédure ont été communiqués à la caisse primaire d'assurance maladie de la Seine-Maritime qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".
2. Mme A déclare se désister de la présente requête et de toute action future ayant le même objet. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A tendant à " dire " que les vaccinations obligatoires dont elle a fait l'objet sont à l'origine d'une myofasciite à macrophages dont l'indemnisation relève de l'ONIAM, d'ordonner une expertise médicale contradictoire confiée à un expert psychiatre ainsi qu'une expertise confiée à un collège d'experts composé de ce même expert ainsi que du docteur C et du professeur B en vue d'émettre un avis quant à l'imputabilité des symptômes dont elle souffre à la suite de la vaccination obligatoire dont elle a fait l'objet et aux préjudices qui en résultent et de réserver l'ensemble de ses demandes indemnitaires pour un montant minimum de 2 000 000 d'euros en l'attente de la remise de ces rapports.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D A, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Seine-Maritime.
Fait à Douai, le 8 août 2025.
Le président de la 2ème chambre,
Signé : Benoît Chevaldonnet
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Par délégation,
La greffière,
Conseil d'État — N° 507212
Le Conseil d'État, statuant en tant que juge de cassation, a été saisi par M. B... d'un pourvoi contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Paris. Ce dernier avait refusé de suspendre la décision du ministre de la Justice de placer l'intéressé dans un quartier de lutte contre la criminalité organisée. Le requérant contestait le rejet de sa demande en invoquant une erreur de droit et une dénaturation des faits concernant la condition d'urgence. Le Conseil d'État a estimé que ces moyens n'étaient pas fondés et a refusé d'admettre le pourvoi, confirmant ainsi l'ordonnance attaquée. La décision s'appuie sur les articles L. 822-1 et R. 822-5 du code de justice administrative.
01/07/2026
Conseil d'État — N° 516411
Le Conseil d'État a été saisi d'un pourvoi en cassation par Mme A... contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun, qui avait rejeté sa demande de suspension d'une décision de suspension de son droit de visite dans un centre pénitentiaire. Le pourvoi a été rejeté comme irrecevable car il n'avait pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, obligation pourtant mentionnée dans la notification de l'ordonnance attaquée. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 821-3 et R. 612-1 du code de justice administrative. En conséquence, le pourvoi n'a pas été admis.
01/07/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026