LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA59-24DA00867

Cour administrative d'appel de Douai — Décision N° CAA59-24DA00867

jeudi 8 janvier 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Douai
SectionCour administrative d'appel de Douai
N° DossierCAA59-24DA00867
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation1re chambre - formation à 3
Avocat requérantDELATTRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante,

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Lille d’annuler l’arrêté du 22 juillet 2021 par lequel le préfet du Nord lui a interdit d’acquérir ou de détenir des armes ou munitions de toute catégorie et a prononcé son enregistrement au fichier national automatisé nominatif des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes (FINIADA), d’enjoindre à l’autorité administrative de le radier de ce fichier dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, d’enjoindre à l’autorité administrative de lui délivrer une autorisation de détenir une arme de catégorie B en vue de la pratique du tir sportif sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, d’enjoindre à l’autorité administrative d’abroger l’arrêté du 22 juillet 2021 et de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un jugement du 6 mars 2024, le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 4 mai et 8 août 2024, M. A..., représenté par Me Delattre, demande à la cour :

1°) d’annuler le jugement du 6 mars 2024 ;

2°) d’annuler l’arrêté du 22 juillet 2021 ;
3°) d’enjoindre au préfet de retirer son inscription au FINIADA sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision.

4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
le préfet du Nord n’était pas en situation de compétence liée pour prendre à son encontre l’arrêté litigieux sur le fondement de l’article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure et l’arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
l’arrêté est entaché d’une méconnaissance du principe du contradictoire ;
il n’est pas suffisamment motivé ;
il est entaché d’une erreur dans l’appréciation de son comportement au regard des dispositions de l’article L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure.


Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juin 2024, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par l’appelant ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code pénal ;
le code de la sécurité intérieure ;
le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 11 décembre 2025, le rapport de Mme Potin, première conseillère.


Considérant ce qui suit :

M. B... A... a présenté, dans le cadre de sa pratique du tir sportif, une demande d’autorisation d’acquisition et de détention d’armes de catégorie B à la sous-préfecture de Valenciennes. Par un arrêté du 22 juillet 2021, le préfet du Nord lui a interdit d’acquérir ou de détenir des armes de toute catégorie et a prononcé son enregistrement au fichier national automatisé nominatif des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes (FINIADA). M. A... a demandé l’annulation de cet arrêté au tribunal administratif de Lille, qui, par un jugement du 6 mars 2024, a rejeté sa demandé. M. A... interjette appel de ce jugement.


Sur le bien-fondé du jugement attaqué :

Aux termes des dispositions de l’article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure alors applicables : « Sont interdites d'acquisition et de détention d'armes, de munitions et de leurs éléments des catégories A, B et C : / 1° Les personnes dont le bulletin n° 2 du casier judiciaire comporte une mention de condamnation pour l'une des infractions suivantes : (…) / - violences volontaires prévues aux articles 222-7 et suivants dudit code ; (…) - port, transport et expéditions d'armes, de munitions ou de leurs éléments des catégories C ou D sans motif légitime prévus aux articles L. 317-8 et L. 317-9 du présent code ; (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que le 10 décembre 2019, M. A... a été condamné définitivement par la chambre des appel correctionnels de la cour d’appel de Paris à une peine de trois mois d’emprisonnement avec sursis pour des faits commis le 27 août 2016, de violence avec usage ou menace d’une arme suivie d’incapacité n’excédant pas huit jours. Cette condamnation figurait au bulletin n° 2 du casier judiciaire de l’intéressé à la date d’intervention de l’arrêté litigieux. Même s’il est initialement fondé sur les dispositions de l’article L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure pour prendre son arrêté du 22 juillet 2021 et qu’il n’a appris que postérieurement l’existence, à la date de l’arrêté, de cette condamnation, le préfet du Nord est fondé à opposer qu’il était tenu, par application de l’article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure, d’édicter à l’encontre de M. A... une interdiction d’acquérir ou de détenir des armes ou munitions de toute catégorie, ainsi que de procéder à son enregistrement au fichier national automatisé nominatif des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes. La circonstance que le requérant ait obtenu le 10 janvier 2023 l’exclusion de son bulletin n°2 de cette condamnation est sans influence sur la légalité de l’arrêté.

L’administration étant en situation de compétence liée pour édicter l’arrêté du 22 juillet 2021, les autres moyens invoqués par M. A... à son encontre, y compris le moyen tiré du défaut de base légale, sont inopérants.

Il en résulte que l’appelant n’est pas fondé à se plaindre de ce que, par le jugement du 6 mars 2024, le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté du préfet du Nord en date du 22 juillet 2021 ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d’injonction.


Sur les frais liés au litige :

Les conclusions de M. A... tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées, l’Etat n’ayant pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.



DÉCIDE :


Article 1er: La requête de M. A... est rejetée.


Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.


Copie en sera envoyée pour information au préfet du Nord.

Délibéré après l'audience du 11 décembre 2025 à laquelle siégeaient :

Mme Ghislaine Borot, présidente de chambre,
M. François-Xavier de Miguel, président-assesseur,
Mme Marjolaine Potin, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 janvier 2026.



La rapporteure,

Signé : M. Potin
La présidente de la 1ère chambre,

Signé : G. Borot


La greffière,





Signé : S. Pinto Carvalho


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent arrêt.


Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Par délégation,
La greffière,

Suzanne Pinto Carvalho



Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions