mercredi 28 mai 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-24DA01402 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1re chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | SCP BIGNON LEBRAY & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. et Mme B et A C ont demandé au tribunal administratif de Lille :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 mars 2023 par lequel le maire de la commune d'Iwuy a délivré à la société Les Jardins de Protéram un permis d'aménager un lotissement de 41 lots libres et de 2 macro-lots, sur un terrain situé rue de Lieu Saint-Amand, Les Tordoirs, ensemble la décision du 10 mai 2023 rejetant leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Iwuy la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n°2306329 du 23 mai 2024, le tribunal administratif de Lille a, sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, annulé l'arrêté du 7 mars 2023 du maire de la commune d'Iwuy en tant qu'il autorise la création d'une impasse desservant plus de 50 logements, ensemble la décision de rejet du recours gracieux de M. et Mme C, en son article 1er et a rejeté le surplus des conclusions des parties en son article 2.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 16 juillet 2024, la société à responsabilité limitée (SARL) Les Jardins de Protéram, représentée par Me Vamour, doit être regardée comme demandant à la cour :
1°) d'annuler le jugement du 23 mai 2024 en tant qu'il prononce l'annulation partielle du permis d'aménager du 7 mars 2023 ;
2°) de rejeter la demande de M. et Mme C ;
3°) de mettre à la charge de M. et Mme C une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 décembre 2024, M. et Mme B et A C, représentés par Me Dewattine, concluent au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la SARL Les Jardins de Protéram au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 31 mars 2025, la SARL Les Jardins de Protéram déclare se désister purement et simplement de la requête et demande à la cour de rejeter les conclusions présentées par M. et Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Thulard, premier conseiller,
- les conclusions, de M. Eustache, rapporteur public,
- et les observations de Me Sule de la SCP Bignon, Lebray et Associés, représentant la SARL Les Jardins de Protéram.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 7 mars 2023, le maire de la commune d'Iwuy (59141) a délivré à la société anonyme à responsabilité limitée (SARL) Les Jardins de Protéram un permis d'aménager un terrain situé rue de Lieu Saint-Amand, comprenant les parcelles cadastrées ZD57, ZD58, ZD59, ZD60, ZD61, ZD62, ZD63 et ZD64. M. et Mme B et A C ont présenté un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté, qui a été expressément rejeté par le maire d'Iwuy le 10 mai 2023. Ils ont demandé l'annulation de l'arrêté du 7 mars 2023, ensemble la décision expresse de rejet de leur recours gracieux, au tribunal administratif de Lille. Par un jugement du 23 mai 2024, le tribunal a, sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, annulé l'arrêté du 7 mars 2023 du maire de la commune d'Iwuy en tant qu'il autorise la création d'une impasse desservant plus de 50 logements en méconnaissance de l'article AAU.3 du règlement de la zone 1AU du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune d'Iwuy, ensemble la décision de rejet du recours gracieux de M. et Mme C, en son article 1er. Il a rejeté le surplus des conclusions des parties en son article 2. Par une requête enregistrée le 16 juillet 2024, la société Les Jardins de Protéram a interjeté appel de ce jugement.
2. Par un mémoire du 31 mars 2025, la société appelante a cependant déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. et Mme C sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : Il est donné acte à la société Les Jardins de Protéram du désistement de sa requête.
Article 2 : Les conclusions présentées par M et Mme B et A C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la SARL Les Jardins de Protéram, à M et Mme B et A C et à la commune d'Iwuy.
Délibéré après l'audience du 30 avril 2025, à laquelle siégeaient :
- Mme Ghislaine Borot, présidente de chambre,
- Mme Isabelle Legrand, présidente-assesseure,
- M. Vincent Thulard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mai 2025.
Le rapporteur,
Signé : V. Thulard
La présidente de la 1ère chambre,
Signé : G. Borot La greffière,
Signé : N. Roméro
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Par délégation,
La greffière,
Nathalie Roméro
N°24DA0140
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA00435
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant une obligation de quitter le territoire français assortie d’une interdiction de retour d’un an prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La cour confirme le rejet de sa demande par le tribunal administratif de Montreuil, estimant que les moyens soulevés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation, violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, erreur manifeste d’appréciation) sont infondés ou non étayés. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02807
Cour administrative d'appel de Paris, ordonnance du juge des référés, rejet de la requête de Mme A... B..., ressortissante tunisienne, contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police de Paris le 22 août 2025. La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Paris du 10 avril 2026 en écartant le moyen d'incompétence par adoption des motifs de première instance et en jugeant les autres moyens manifestement infondés. Sont notamment invoqués l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
01/07/2026