vendredi 8 août 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-24DA01479 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | LEROUX-BOSTYN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Rouen d'annuler la décision du 29 avril 2022 par laquelle le préfet de la région Normandie a rejeté sa demande d'autorisation d'exploiter les parcelles cadastrées AB566, AB314, AB315, ZE10, ZE16, ZE25, ZH27, ZH28, B438, B440, ZA20, ZA22 et ZB15 d'une surface totale de 50 hectares et 22 ares situées sur le territoire des communes de Saint-Aubin-sur-Mer et la Gaillarde.
Par un jugement n° 2202779 du 28 juin 2024, le tribunal administratif de Rouen a annulé cette décision.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 24 juillet 2024 et le 7 mars 2025, la société civile agricole de Ramouville, représentée par Me Alexandre, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de rejeter la demande de M. A présentée devant le tribunal administratif de Rouen ;
3°) de mettre à la charge de M. A une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 janvier 2025, M. A, représenté par Me Leroux-Bostyn, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de l'État sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 17 mars 2025, la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire s'en remet à la sagesse de la cour.
Par un mémoire, enregistré le 24 mars 2025, la société civile agricole de Ramouville déclare se désister purement et simplement de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".
2. Le désistement de la société civile agricole de Ramouville est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société civile agricole de Ramouville.
Article 2 : Les conclusions présentées par M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société civile agricole de Ramouville, à M. B A et à la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie en sera adressée au préfet de la région Normandie.
Fait à Douai, le 8 août 2025.
Le président de la 2ème chambre,
Signé : Benoît Chevaldonnet
La République mande et ordonne à la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Par délégation,
La greffière,
N°24DA01479
Conseil d'État — N° 507212
Le Conseil d'État, statuant en tant que juge de cassation, a été saisi par M. B... d'un pourvoi contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Paris. Ce dernier avait refusé de suspendre la décision du ministre de la Justice de placer l'intéressé dans un quartier de lutte contre la criminalité organisée. Le requérant contestait le rejet de sa demande en invoquant une erreur de droit et une dénaturation des faits concernant la condition d'urgence. Le Conseil d'État a estimé que ces moyens n'étaient pas fondés et a refusé d'admettre le pourvoi, confirmant ainsi l'ordonnance attaquée. La décision s'appuie sur les articles L. 822-1 et R. 822-5 du code de justice administrative.
01/07/2026
Conseil d'État — N° 516411
Le Conseil d'État a été saisi d'un pourvoi en cassation par Mme A... contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun, qui avait rejeté sa demande de suspension d'une décision de suspension de son droit de visite dans un centre pénitentiaire. Le pourvoi a été rejeté comme irrecevable car il n'avait pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, obligation pourtant mentionnée dans la notification de l'ordonnance attaquée. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 821-3 et R. 612-1 du code de justice administrative. En conséquence, le pourvoi n'a pas été admis.
01/07/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026