LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA59-25DA00934

Cour administrative d'appel de Douai — Décision N° CAA59-25DA00934

mardi 8 juillet 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Douai
SectionCour administrative d'appel de Douai
N° DossierCAA59-25DA00934
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés
Avocat requérantPEREIRA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B C A a demandé au tribunal administratif d'Amiens d'annuler, d'une part, l'arrêté du 31 mars 2025 par lequel le préfet de la Somme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, et, d'autre part, l'arrêté du 31 mars 2025 par lequel le préfet de la Somme l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Par un jugement n° 2501371 du 11 avril 2025, le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 27 mai 2025, M. A, représenté par Me Pereira, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 11 avril 2025 ;

2°) d'annuler les deux arrêtés du 31 mars 2025 ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Somme de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision l'obligeant à quitter le territoire français porte une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;

- cette décision méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- son épouse et lui ont rendez-vous à la préfecture pour le dépôt de leurs demandes de titre de séjour ;

- la décision lui refusant un délai de départ volontaire est insuffisamment motivée ;

- la scolarisation de ses enfants constitue une circonstance particulière faisant obstacle à ce refus de lui accorder un délai.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 mai 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la décision de la présidente de la Cour désignant M. Guérin-Lebacq,

président-assesseur, pour statuer par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que M. A, ressortissant pakistanais né le 12 septembre 1979, est entré irrégulièrement en France au cours de l'année 2018 pour déposer une demande d'asile, qui a été rejetée par une décision de l'Office français des réfugiés et apatrides du 24 décembre 2018, elle-même confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 20 novembre 2019. M. A a fait l'objet d'une précédente obligation de quitter le territoire français du 18 décembre 2019, à laquelle il n'a pas déféré. Son épouse, également de nationalité pakistanaise, est en situation irrégulière sur le territoire français. Si le requérant fait état de la scolarisation en France de ses quatre enfants mineurs, dont le dernier est né sur le territoire français, il est pris en charge avec sa famille par une association caritative et ne justifie d'aucune activité professionnelle, ni d'aucune intégration particulière au sein de la société française. A cet égard, il ne saurait utilement se prévaloir d'une promesse d'embauche, établie le 20 mai 2025 postérieurement à la décision d'éloignement contestée. M. A, qui a déclaré lors de son audition par les services de police que ses frères et sœurs résidaient au Pakistan, n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans ce pays, dans lequel il a vécu la majeure partie de sa vie, où sont nés ses trois premiers enfants, et où la cellule familiale a vocation à se reconstituer. Dans ces conditions, le moyen tiré d'une méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.

3. La circonstance que M. A et son épouse ont l'intention de déposer une demande de titre de séjour, sans pour autant alléguer que ce titre devrait leur être accordé de plein droit, ne saurait faire obstacle à ce que l'autorité administrative décide l'éloignement du requérant qui, ne pouvant justifier d'une entrée régulière sur le territoire français et s'y étant maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, se trouve dans l'un des cas prévus par l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettant un tel éloignement.

4. M. A, qui se borne à faire état de la situation politique au Pakistan, n'apporte aucun élément laissant supposer que ses enfants, dont trois sont nés hors de France, ne pourraient poursuivre leur scolarité dans le pays d'origine de la famille. Il n'est aucunement démontré, notamment, que sa fille serait privée de toute éducation en cas de retour au Pakistan. Dans ces conditions, le moyen tiré de d'une méconnaissance du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ne peut qu'être écarté.

5. Contrairement à ce que soutient M. A, la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire est suffisamment motivée en droit et en fait, ainsi que l'a relevé le magistrat désigné dans le jugement attaqué.

6. Le préfet de la Somme a refusé d'accorder un délai de départ volontaire à M. A en raison du risque qu'il se soustraie à la décision l'obligeant à quitter le territoire français, risque que le préfet a regardé comme établi dès lors que l'intéressé n'a pas déféré à une précédente mesure d'éloignement. Si le requérant soutient qu'un délai de départ volontaire aurait dû lui être accordé en raison de craintes pour sa sécurité et celle de sa famille en cas de retour au Pakistan, il n'apporte sur ce point aucun élément de nature à établir de telles allégations, alors que sa demande d'asile a été rejetée ainsi que l'a encore relevé le premier juge. Eu égard à la situation de l'intéressé et de sa famille en France, la circonstance que ses enfants sont scolarisés ne constitue pas une circonstance particulière faisant obstacle à ce que le risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement soit regardé comme établi.

7. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, par suite, de la rejeter en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction sous astreinte et celles tendant à l'application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C A, au ministre de l'intérieur et à Me Pereira.

Copie de la présente ordonnance sera délivrée au préfet de la Somme.

Fait à Douai, le 8 juillet 2025.

Le président-assesseur de la 3ème chambre,

Signé : J.-M. Guérin-Lebacq

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Par délégation,

La greffière

C. Huls-Carlier

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions