LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA59-25DA01262

Cour administrative d'appel de Douai — Décision N° CAA59-25DA01262

jeudi 4 décembre 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Douai
SectionCour administrative d'appel de Douai
N° DossierCAA59-25DA01262
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation4e chambre - formation à 3
Avocat requérantCARDON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. C... B... a demandé au tribunal administratif de Lille d’annuler l’arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination en cas d’exécution d’office de cette mesure et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an.

Par un jugement n° 2402059 du 13 juin 2025, le tribunal administratif de Lille a annulé cet arrêté, enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... et de rectifier le signalement de l’intéressé dans le fichier des personnes recherchées, condamné l’Etat à verser une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice et rejeté le surplus de la demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 11 juillet 2025, le préfet du Nord demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) d’annuler le paiement des frais de justice ou à défaut, de mettre à la charge de M. B... la somme de 200 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;

3°) de rejeter la demande de M. B... devant le tribunal administratif.

Il soutient que son arrêté ne méconnaît pas les dispositions l’article L. 421-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Par une ordonnance en date du 6 octobre 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 23 octobre 2025 à 12 heures.

Un mémoire en défense a été présenté le 12 novembre 2025 par M. B..., représenté par Me Olivier Cardon, postérieurement à la clôture de l’instruction, et n’a pas été communiqué en application de l’article R. 613-3 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Minet, première conseillère,
- et les observations de Me Troufléau, représentant M. B....


Considérant ce qui suit :

1. M. B..., ressortissant malien né le 27 octobre 2002, est entré en France, selon ses déclarations, le 16 janvier 2020, à l’âge de 17 ans, et s’est vu délivrer, à sa majorité, une carte de séjour portant la mention « travailleur temporaire » valable du 29 novembre 2021 au 31 août 2023. Le 4 juillet 2023, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du 25 janvier 2024, le préfet du Nord a refusé de lui accorder le titre de séjour sollicité, l’a obligé à quitter le territoire français dans les trente jours, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an.

2. A la demande de M. B..., le tribunal administratif de Lille a annulé cet arrêté par un jugement du 13 juin 2025. Le préfet du Nord relève appel de ce jugement.

3. Aux termes de l’article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée déterminée (…) se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire " d'une durée maximale d'un an. La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. Elle est délivrée pour une durée identique à celle du contrat de travail ou du détachement, dans la limite d'un an (…) ».



4. L’arrêté attaqué du 25 janvier 2024 a rejeté la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B... au motif que celui-ci ne justifiait d’aucune autorisation de travail, sa demande d’autorisation de travail ayant été rejetée le 1er septembre 2023.

5. Si, à la suite du rejet de cette première demande d’autorisation de travail, l’employeur de M. B... a déposé une deuxième demande d’autorisation de travail qui a été rejetée par une décision du 13 octobre 2023 au motif que la quotité hebdomadaire de travail était inférieure à la durée minimale de travail d’un salarié à temps partiel, l’employeur a, après avoir fait valoir que M. B... avait la qualité de travailleur handicapé, déposé une troisième demande d’autorisation de travail pour laquelle l’administration a, par un courrier du 15 janvier 2024, sollicité la production d’un récépissé en cours de validité dans un délai de quatorze jours, le récépissé de M. B... ayant expiré le 31 décembre 2023.

6. Or non seulement le délai ainsi imparti n’était pas encore expiré à la date de l’arrêté attaqué mais aussi M. B... avait déposé une demande de renouvellement de son récépissé le 30 octobre 2023 et c’est parce que ce récépissé ne lui avait pas été dûment délivré qu’il s'est retrouvé dans l’impossibilité de satisfaire à la demande de production de l’administration.

7. Dans les circonstances particulières de l’espèce, le préfet a, en refusant de délivrer un titre de séjour au motif que M. B... ne justifiait d’aucune autorisation de travail, entaché son arrêté d’un défaut d’examen sérieux de la situation de l’intéressé.

8. Il résulte de ce qui précède que le préfet du Nord n’est pas fondé à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lille a annulé son arrêté du 25 janvier 2024. Par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.


DECIDE :


Article 1er : La requête du préfet du Nord est rejetée.
















Article 2 : Le présent arrêt sera notifié au préfet du Nord, à M. C... B... et au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience publique du 20 novembre 2025 à laquelle siégeaient :

- M. Marc Heinis, président de chambre,
- Mme Corinne Baes-Honoré, présidente assesseure,
- Mme Alice Minet, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2025.


La rapporteure,





Signé : A. Minet Le président de chambre,





Signé : M. A...
La greffière,





Signé : E. Héléniak
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent arrêt.


Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Par délégation,
La greffière,






Elisabeth Héléniak


Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions