LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-19LY01392

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-19LY01392

mardi 19 avril 2022

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-19LY01392
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre - formation à 3
Avocat requérantCABINET CHAUPLANNAZ AVOCATS ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

M. A B a demandé au tribunal administratif de Dijon d'annuler la décision du 28 décembre 2017 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Paray-le-Monial lui a notifié le non-renouvellement de son contrat à la date du 1er mars 2018 ; de condamner le centre hospitalier de Paray-le-Monial à lui verser la somme de 175 355,64 euros ; de mettre à la charge du centre hospitalier de Paray-le-Monial une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative .

Par un jugement n° 1800189 du 7 février 2019, le tribunal administratif de Dijon a rejeté les demandes de M. B.

Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 11 avril 2019, et deux mémoires enregistrés le 10 décembre 2020 et le 17 février 2021, M. B, représenté par Me Chauplannaz (SELARL Chauplannaz et Associés), demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) de condamner le centre hospitalier de Paray-le-Monial à lui verser la somme de 175 355,64 euros, correspondant à un an d'émoluments, en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis en raison des illégalités fautives commises par l'établissement ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Paray-le-Monial une somme de 2 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- ses conclusions indemnitaires sont recevables ;

- le centre hospitalier a commis une faute en s'abstenant sciemment de lui proposer, durant deux ans, une régularisation du contrat signé le 10 novembre 2015 ;

- le centre hospitalier lui a fait une promesse d'engagement pour une durée indéterminée, afin de développer l'activité de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, qu'il a créée au sein de l'établissement, qui a été méconnue avec la décision du 28 décembre 2017 mettant fin à son contrat le 28 février 2018 ;

- ces fautes lui ont causé un préjudice matériel qui doit être réparé à hauteur de la somme de 175 355,64 euros, correspondant à une annuité d'émoluments.

Par un mémoire en défense et un mémoire récapitulatif, enregistrés le 4 juin 2019 et le 11 janvier 2021, le centre hospitalier de Paray-le-Monial, devenu le centre hospitalier du Pays Charolais Brionnais, représenté par Me Chaussade (SELARL Delsol Avocats), conclut :

1°) au rejet de la requête ;

2°) à la condamnation de M. B à lui verser la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- M. B doit être regardé comme se désistant de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision du 28 décembre 2017 portant non-renouvellement de son contrat ;

- les conclusions indemnitaires sont irrecevables, faute d'avoir été précédées d'une demande préalable, et dès lors qu'elles ont été présentées postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux ;

- ces conclusions indemnitaires ne sont pas fondées, aucune faute n'ayant été commise par l'établissement ;

- le préjudice dont il est demandé réparation est sans lien avec les fautes reprochées et n'est pas justifié.

Par ordonnance du 12 janvier 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 18 février 2021.

Vu le jugement attaqué et les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Tallec, président,

- les conclusions de M. Deliancourt, rapporteur public,

- et les observations de Me Boughanmi, avocate, représentant M. B, et de Me Lequesne, avocat, représentant le centre hospitalier du Pays Charolais Brionnais.

Considérant ce qui suit :

1. Docteur en médecine titulaire de plusieurs qualifications dans le domaine de la chirurgie, M. A B a été recruté, par contrat d'engagement du 10 novembre 2015, par le centre hospitalier de Paray-le-Monial, devenu le centre hospitalier du Pays Charolais Brionnais, pour exercer à titre exclusif, à compter du 1er mars 2016, la spécialité de chirurgie plastique, réparatrice et esthétique. Par décision du 28 décembre 2017, le directeur de l'établissement l'a informé du non-renouvellement de ce contrat à compter du 1er mars 2018. Par jugement n° 1800189 du 7 février 2019, le tribunal administratif de Dijon a rejeté les demandes de M. B tendant à l'annulation de cette décision et à ce que le centre hospitalier de Paray-le-Monial soit condamné à lui verser la somme de 175 355,64 euros, correspondant à une annuité d'émoluments, en réparation des préjudices que lui auraient causés les agissements fautifs de l'établissement. M. B relève appel de ce jugement uniquement en ce qu'il a rejeté ses conclusions indemnitaires.

Sur les conclusions à fin d'indemnisation :

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. "

3. Il résulte des dispositions citées au point précédent que des conclusions indemnitaires ne sont recevables devant le juge administratif que si, à la date à laquelle celui-ci statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande préalable formée devant elle. Si M. B soutient qu'il a présenté des conclusions indemnitaires dans l'instance devant le tribunal administratif de Dijon par un mémoire enregistré le 12 janvier 2019, il est constant qu'il n'a présenté devant le centre hospitalier du Pays Charolais Brionnais aucune demande tendant au paiement de la somme de 175 355,64 euros qu'il réclame. Par suite, la fin de non-recevoir tirée du défaut de liaison du contentieux, en raison de l'absence de la demande préalable exigée par l'article R. 421-1 du code de justice administrative, doit être accueillie, sans que M. B puisse utilement faire valoir que le tribunal administratif s'est prononcé sur le bien-fondé de sa demande indemnitaire.

4. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Dijon a rejeté ses conclusions indemnitaires.

Sur les frais liés au litige :

5. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

6. Les dispositions précitées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du centre hospitalier du Pays Charolais Brionnais, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par M. B. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions dudit centre hospitalier présentées sur le même fondement.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier du Pays Charolais Brionnais présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. A B et au centre hospitalier du Pays Charolais Brionnais.

Délibéré après l'audience du 29 mars 2022, à laquelle siégeaient :

M. Jean-Yves Tallec, président,

M. Gilles Fédi, président-assesseur,

Mme Sophie Corvellec, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 19 avril 2022.

Le président-rapporteur,

Jean-Yves TallecLe premier assesseur,

Gilles Fédi

La greffière,

Sandra Bertrand

La République mande et ordonne au préfet de la Saône-et-Loire, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions