LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-20LY01225

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-20LY01225

jeudi 19 mai 2022

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-20LY01225
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre - formation à 3
Avocat requérantBERTRAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

Mme C B et la commune de Rosoy ont demandé au tribunal administratif de Dijon d'annuler l'arrêté du 5 avril 2019 D lequel la présidente de la communauté d'agglomération du Grand Sénonais a mis fin aux délégations de fonctions et de signature qu'elle avait accordées à Mme B D des arrêtés du 12 décembre 2016.

D un jugement n° 1901644 du 28 janvier 2020, le tribunal administratif de Dijon a rejeté leur demande.

Procédure devant la cour

D une requête, enregistrée le 30 mars 2020, et un mémoire enregistré le 10 février 2022, Mme B et la commune de Rosoy, représentées D Me Supplisson, demandent à la cour :

1°) d'annuler ce jugement et cet arrêté ;

2°) de rejeter les conclusions présentées D la communauté d'agglomération du Grand Sénonais au titre de l'article L. 741-2 du code de justice administrative ;

3°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération du Grand Sénonais la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- la commune de Rosoy a intérêt à agir contre l'arrêté contesté qui lui a fait perdre la possibilité d'être représentée au bureau de la communauté d'agglomération du Grand Sénonais ;

- aucun des propos que la présidente de la communauté d'agglomération reproche à Mme B d'avoir tenus ne caractérisent l'existence de dissensions susceptibles de perturber la bonne marche de l'administration intercommunale ;

- ni leur mémoire complémentaire de première instance, ni leur requête d'appel ne contiennent d'allégations à caractère diffamatoire au sens de l'article L. 741-2 du code de justice administrative.

D un mémoire enregistré le 8 mars 2021, et un mémoire non communiqué enregistré le 26 mars 2022, la communauté d'agglomération du Grand Sénonais, représentée D Me Bertrand, conclut au rejet de la requête, à la réformation du jugement attaqué, au retrait dans la requête d'appel de passages revêtant un caractère diffamatoire et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les conclusions de la commune de Rosoy, qui n'a pas intérêt lui donnant qualité pour agir contre l'arrêté contesté, sont irrecevables ;

- les moyens soulevés D les requérantes ne sont pas fondés ;

- quatre différents survenus au cours des mois de février et mars 2019 sont de nature à caractériser la rupture du lien de confiance ;

- les propos tenus D les requérantes dans les écritures de première instance et d'appel, indiquant que les témoignages de deux agents seraient des faux, et ceux relevant d'une appréciation de valeur des requérantes sont diffamatoires.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A ;

- les conclusions de M. Savouré, rapporteur public ;

- et les observations de Me Bertrand pour la communauté d'agglomération du Grand Sénonais.

Considérant ce qui suit :

1. D un arrêté du 5 avril 2019, la présidente de la communauté d'agglomération du Grand Sénonais a mis fin, à compter du 8 avril 2019, aux délégations de fonctions et de signature qu'elle avait accordées, en vertu des dispositions de l'article L. 5211-9 du code général des collectivités territoriales, à Mme Dominique Chappuit, conseillère communautaire et vice-présidente de la communauté d'agglomération et, D ailleurs, maire de la commune de Rosoy, D des arrêtés du 12 décembre 2016. Mme B et la commune de Rosoy relèvent appel du jugement du 28 janvier 2020 D lequel le tribunal administratif de Dijon a rejeté leur demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 5 avril 2019.

Sur la légalité de l'arrêté du 5 avril 2019 :

2. Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer D arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints () ". Aux termes de l'article L. 2122-20 du même code : " Les délégations données D le maire en application des articles L. 2122-18 et L. 2122-19 subsistent tant qu'elles n'ont pas été rapportées ". Il résulte de ces dispositions, applicables aux établissements publics de coopération intercommunale en vertu de l'article L. 5211-2 du même code, que le président d'un tel établissement peut, à tout moment, mettre fin aux délégations qu'il a accordées, sous réserve que sa décision ne soit pas inspirée D des motifs étrangers à la bonne marche de l'administration intercommunale.

3. Il ressort des pièces du dossier que l'abrogation de délégations contestée est intervenue à la suite de prises de position émises D Mme B lors de la séance du 12 février 2019 du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail commun de la commune de sens et de la communauté d'agglomération du Grand Sénonais, disqualifiant les mesures décidées D la présidente de la communauté d'agglomération du Grand Sénonais pour répondre aux plaintes de plusieurs agents, et à l'occasion d'une enquête menée D un journaliste de Médiapart visant à dénoncer de prétendus dysfonctionnements en matière de direction, d'encadrement et d'organisation des services mutualisés de la commune de Sens et de l'agglomération du Grand Sénonais. Les dissensions entre la présidente de la communauté d'agglomération et Mme B, médiatisées, étaient de nature à perturber la bonne marche de l'administration intercommunale.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée D la communauté d'agglomération du Grand Sénonais tirée du défaut d'intérêt à agir de la commune de Rosoy, que les appelantes ne sont pas fondées à soutenir que c'est à tort que, D le jugement attaqué, le tribunal administratif de Dijon a rejeté leur demande et que leur requête doit être rejetée.

Sur les conclusions de la communauté d'agglomération du Grand Sénonais tendant à l'application de l'article L. 741-2 du code de justice administrative :

5. En vertu des dispositions de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881, reproduites à l'article L. 741-2 du code de justice administrative, les tribunaux administratifs peuvent, dans les causes dont ils sont saisis, prononcer, même d'office, la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires.

6. Les passages dans les écritures de première instance et d'appel de Mme B et de la commune de Rosoy dont la communauté d'agglomération du Grand Sénonais demande la suppression en application de ces dispositions ne peuvent être regardés comme diffamatoires. Il n'y a pas lieu, D suite, de faire droit aux conclusions tendant à ce que leur suppression soit ordonnée.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la communauté d'agglomération du Grand Sénonais qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Il y a lieu de mettre à la charge de Mme B la somme de 2 000 euros à verser à la communauté d'agglomération du Grand Sénonais au titre des mêmes dispositions.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de Mme C B et de la commune de Rosoy est rejetée.

Article 2 : Mme B versera à la communauté d'agglomération du Grand Sénonais une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la communauté d'agglomération du Grand Sénonais est rejeté.

Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à Mme C B, à la commune de Rosoy et à la communauté d'agglomération du Grand Sénonais.

Copie sera adressée au préfet de l'Yonne.

Délibéré après l'audience du 31 mars 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Michel, présidente,

Mme Duguit-Larcher, première conseillère,

M. Rivière, premier conseiller.

Rendu public D mise à disposition au greffe le 19 mai 2022.

Le rapporteur,

C. ALa présidente,

C. Michel

Le greffier,

J. Billot

La République mande et ordonne au ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Le greffier,

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions