jeudi 9 juin 2022
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-21LY03023 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL CHANON LELEU ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B, représenté par Me Métivier, a demandé le 17 décembre 2020 au tribunal administratif de Clermont-Ferrand d'annuler la décision du 9 juillet 2020 par laquelle le conseil régional de l'ordre des architectes Auvergne-Rhône-Alpes a refusé son inscription au tableau de l'ordre des architectes, ensemble le rejet du recours administratif dirigé contre cette décision.
Cette décision du 9 juillet 2020 ayant été annulée par une décision du 8 mars 2021 de la ministre de la culture, M. B s'est désisté de sa demande.
Par une ordonnance n° 2002291 du 9 juillet 2021, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a donné acte de ce désistement.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 10 septembre 2021 sous le n° 21LY03023, le conseil régional de l'ordre des architectes Auvergne-Rhône-Alpes, représenté par Me Chanon, demande à la cour :
1°) d'annuler l'ordonnance n° 2002291 du tribunal administratif de Clermont-Ferrand du 9 juillet 2021 ;
2°) de confirmer la décision du 9 juillet 2020 rejetant la demande d'inscription de M. B au tableau de l'ordre des architectes Auvergne-Rhône-Alpes.
Il soutient que le recours administratif préalable obligatoire présenté par M. B était irrecevable au vu de son caractère tardif.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. M. A B a demandé son inscription au tableau de l'ordre des architectes Auvergne-Rhône-Alpes. Cette inscription lui a été refusée par une décision du 9 juillet 2020 du conseil régional de l'ordre des architectes Auvergne-Rhône-Alpes. M. B a contesté cette décision devant la ministre de la culture, puis il a saisi le tribunal administratif de Clermont-Ferrand d'une demande tendant à l'annulation de cette décision du 9 juillet 2020 et à l'annulation de la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable. Toutefois, la ministre de la culture ayant, par une décision du 8 mars 2021, annulé la décision du 9 juillet 2020 et inscrit M. B au tableau de l'ordre des architectes Auvergne-Rhône-Alpes, M. B s'est désisté de sa demande et le tribunal administratif de Clermont-Ferrand lui a donné acte de ce désistement par l'ordonnance dont le conseil régional de l'ordre des architectes Auvergne-Rhône-Alpes fait appel.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
3. Si le conseil régional de l'ordre des architectes Auvergne-Rhône-Alpes dispose d'un intérêt lui donnant qualité pour contester la décision du 8 mars 2021 par laquelle la ministre de la culture a inscrit M. B au tableau de l'ordre des architectes Auvergne-Rhône-Alpes, il ne dispose pas d'un intérêt lui donnant qualité pour faire appel d'une ordonnance se bornant à donner acte du désistement de la demande présentée par M. B au tribunal administratif de Clermont-Ferrand. Par suite la requête du conseil régional de l'ordre des architectes Auvergne-Rhône-Alpes est manifestement irrecevable et elle ne peut qu'être rejetée, ce qui peut être fait par ordonnance en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête n° 21LY03023 présentée par le conseil régional de l'ordre des architectes Auvergne-Rhône-Alpes est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au conseil régional de l'ordre des architectes Auvergne-Rhône-Alpes.
Fait à Lyon, le 9 juin 2022.
Le président de la sixième chambre
François Pourny
La République mande et ordonne à la ministre de la culture en ce qui la concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953
03/08/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026