mardi 16 août 2022
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-22LY00660 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | IVANOVITCH SARAH |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme F C, représentée par Me Ivanovitch, a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler l'arrêté du 25 mai 2020 par lequel le préfet de la Drôme a refusé de lui délivrer un agrément pour l'exercice à titre individuel en qualité de mandataire judiciaire à la protection des majeurs de mesures de protection des majeurs, d'annuler la décision du 24 juillet 2020 par laquelle ce préfet a rejeté son recours gracieux dirigé contre cet arrêté et d'enjoindre à ce préfet de lui délivrer l'agrément sollicité sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Par un jugement n° 2005392 du 28 janvier 2022, le tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 25 mai 2020 et la décision du 24 juillet 2020 portant rejet du recours gracieux de Mme C et rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 2 mars 2022, Mme C, représentée par Me Ivanovitch, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement n° 2005392 du 28 janvier 2022 du tribunal administratif de Grenoble en tant qu'il a rejeté le surplus des conclusions de sa demande ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 mai 2020 par lequel le préfet de la Drôme a refusé de lui délivrer un agrément pour l'exercice à titre individuel en qualité de mandataire judiciaire à la protection des majeurs de mesures de protection des majeurs et la décision du 24 juillet 2020 par laquelle ce préfet a rejeté son recours gracieux dirigé contre cet arrêté ;
3°) d'annuler, par la voie de l'exception d'illégalité, les arrêtés du 25 mai 2020 par lesquels le préfet de la Drôme a accordé l'agrément qu'elle sollicitait à Mmes A D, Marjorie Costa et Valérie Martel et M. B E ;
4°) d'enjoindre à la préfète de la Drôme de lui délivrer l'agrément sollicité sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Elle soutient que :
- elle demande à la cour de confirmer l'annulation de l'arrêté du 25 mars 2020 lui refusant l'agrément qu'elle a solllicité et celle de la décision du 24 juillet 2020 rejetant son recours gracieux ;
- elle demande en outre l'annulation des arrêtés accordant l'agrément sollicité aux quatre candidats l'ayant obtenu puisqu'il s'agit là d'une opération complexe et que l'exception d'illégalité peut être invoquée ;
- le classement des candidats par la commission d'agrément a été effectué sur des critères dépourvus de fondement juridique en méconnaissance des dispositions de l'instruction DGCS/2A/2018/8 du 9 janvier 2018 ;
- aucun compte rendu complet de son audition par la commission n'a été dressé ;
- les quatre arrêtés par lesquels le préfet de la Drôme a accordé l'agrément aux quatre candidats retenus sont fondés sur le même appel à candidature et sur le même avis de la commission départementale d'agrément et le même avis favorable du procureur de la République et sont illégaux pour les mêmes motifs que le refus qui lui a été opposé, ils devront donc être annulés par la voie de l'exception d'illégalité pour les mêmes motifs ;
- le classement des candidats par le préfet est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- les fonctions de mandataire judiciaire lui conviendraient parfaitement et elle a toutes les qualités nécessaires à leur exercice.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à 25 % par une décision du 15 juin 2022 ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () / () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent en outre par ordonnance : () rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. Mme F C a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler un arrêté du 25 mai 2020 par lequel le préfet de la Drôme a refusé de lui délivrer un agrément pour l'exercice à titre individuel en qualité de mandataire judiciaire à la protection des majeurs de mesures de protection des majeurs, d'annuler la décision de rejet du recours gracieux qu'elle avait formé contre cet arrêté et d'enjoindre au préfet de la Drôme de lui délivrer l'agrément qu'elle a sollicité. Par le jugement n° 2005392 du 28 janvier 2022, le tribunal administratif de Grenoble lui a donné satisfaction en ce qui concerne ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 25 mai 2020 et de la décision du 24 juillet 2020, mais il a rejeté le surplus des conclusions de sa demande au motif qu'elle n'avait ni demandé l'annulation de l'arrêté du 9 avril 2020 fixant le classement des candidats sélectionnés pour l'agrément, ni demandé l'annulation des arrêtés du 25 mai 2020 par lesquels le préfet de la Drôme a accordé l'agrément sollicité aux quatre premiers candidats sélectionnés. Par la présente requête, Mme C doit être regardée comme demandant à la cour d'annuler ce jugement en tant qu'il rejette le surplus des conclusions de sa demande, de confirmer l'annulation des décisions qu'elle a contestées devant les premiers juges, d'annuler les arrêtés du 25 mai 2020 accordant l'agrément aux quatre candidats sélectionnés et d'enjoindre à la préfète de la Drôme, sous astreinte de cinquante euros par jour, de lui accorder l'agrément qu'elle a sollicité.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Si Mme C est recevable à contester le jugement attaqué en tant qu'il rejette le surplus de ses conclusions, elle n'est ni recevable à demander à la cour de confirmer l'annulation prononcée par les premiers juges, de telles conclusions étant dépourvues d'objet, ni recevable à demander pour la première fois en appel l'annulation de décisions qu'elle n'avait pas contestées en première instance. Dès lors, l'ensemble des conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées comme étant manifestement irrecevables sur le fondement des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
4. Pour rejeter les conclusions à fin d'injonction présentées pour Mme C, les premiers juges se sont fondés sur le fait qu'elle n'avait ni demandé l'annulation de l'arrêté du 9 avril 2020 fixant le classement des candidats sélectionnés, ni demandé l'annulation des arrêtés accordant l'agrément sollicité aux quatre candidats retenus. Si Mme C, qui ne conteste pas ce motif, demande pour la première fois en appel l'annulation des arrêtés accordant l'agrément sollicité aux quatre candidats retenus, elle n'est pas recevable à le faire pour la première fois en appel. En tout état de cause l'irrégularité entachant la procédure d'examen des candidatures impliquerait seulement qu'il soit procédé à un nouvel examen de ces candidatures et non qu'il soit enjoint à la préfète de la Drôme d'accorder à Mme C l'agrément qu'elle a sollicité. Par suite, les conclusions à fin d'injonction de la requête de Mme C sont manifestement dépourvues de fondement et elles doivent être rejetées par application des dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme F C et à Me Ivanovitch.
Copie en sera adressée à la préfète de la Drôme.
Fait à Lyon, le 16 août 2022.
Le président de la 6ème chambre,
François Pourny
La République mande et ordonne à la préfète de la Drôme, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026