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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-22LY00780

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-22LY00780

lundi 4 juillet 2022

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-22LY00780
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantGAY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

Mme B A a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler les décisions du préfet de l'Ardèche, du 14 septembre 2021, lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et désignant le pays à destination duquel elle serait reconduite d'office à l'expiration de ce délai.

Par un jugement n° 2108463 du 11 février 2022, le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 11 mars 2022, Mme A, représentée par Me Gay, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Lyon du 11 février 2022 ;

2°) d'annuler les décisions susmentionnées pour excès de pouvoir ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Ardèche de lui délivrer un titre de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de réexaminer son dossier ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros, au profit de son conseil, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant du jugement attaqué :

- il est entaché d'erreurs manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision portant refus de délivrance de titre de séjour :

- elle est entachée d'un défaut de motivation

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour ;

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent, () par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

2. Mme A, ressortissante albanaise née le 17 août 1995, est entrée pour la première fois en France accompagnée de ses parents en 2015. Elle a présenté une demande d'asile définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 4 juillet 2016. Elle a fait l'objet de deux mesures d'éloignement et a quitté le territoire français avant de revenir le 8 mars 2020. Le 31 mars 2021, elle a sollicité la régularisation de sa situation administrative. Par arrêté du 14 septembre 2021, le préfet de l'Ardèche lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a désigné le pays de renvoi. Mme A fait appel du jugement par lequel le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de ces décisions.

S'agissant du jugement attaqué :

3. La requérante fait valoir que les premiers juges ont commis une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, un tel moyen se rattache au bien-fondé de la décision juridictionnelle et ne constitue donc pas un des moyens d'irrégularité dont la présente cour peut connaître.

Sur la décision de refus de délivrance de titre de séjour

4. Mme A se borne à reprendre dans sa requête les moyens invoqués devant les premiers juges, nonobstant la production en appel d'un contrat de travail à durée indéterminée, lequel est sans incidence sur la légalité des décisions attaquées puisqu'il leur est postérieur. Ces moyens ont été écartés à bon droit par le jugement du tribunal administratif de Lyon. Par suite, il y a lieu, par adoption des motifs du jugement de première instance, à l'encontre desquels la requérante ne formule aucun critique utile ou pertinente, de rejeter la requête de Mme A.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, elle doit être rejetée, y compris en ses conclusions aux fins d'injonction et de mise à la charge de l'État des frais exposés et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de l'Ardèche.

Fait à Lyon, le 4 juillet 2022.

Le président,

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Le greffier,

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