LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-22LY00801

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-22LY00801

jeudi 4 mai 2023

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-22LY00801
TypeOrdonnance
Recoursfiscal
Avocat requérantARBOR TOURNOUD PIGNIER WOLF

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

Mme D B a demandé au tribunal administratif de Grenoble de déclarer non avenu le jugement n° 1905574 du 16 septembre 2021 par lequel ce tribunal a rejeté la demande de M. A C tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des cotisations de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2011, 2012 et 2013 et des pénalités correspondantes.

Par une ordonnance n° 2106504 du 21 janvier 2022, le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 18 mars 2022, Mme D B, représentée par Me Tournoud, demande à la cour :

1°) d'annuler l'ordonnance n° 2106504 du 21 janvier 2022 par laquelle le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande en tierce opposition ;

2°) d'annuler le jugement n° 1905574 du 16 septembre 2021 du tribunal administratif de Grenoble en tant qu'il a rejeté la demande de décharge, d'une part, des contributions sociales et, d'autre part, des pénalités appliquées aux compléments d'impôt sur le revenu et aux contributions sociales établies au titre des années 2011, 2012 et 2013 ;

3°) de prononcer la décharge de ces impositions et ces pénalités ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le jugement du tribunal administratif de Grenoble préjudicie à ses droits en ce qu'il laisse à sa charge des rappels de contributions sociales et des sanctions fiscales en matière d'impôt sur le revenu et de contribution sociale alors qu'elle n'était ni présente, ni représentée à cette instance ;

- la procédure de rectification des résultats de la SCI Les Moulins a été menée irrégulièrement en méconnaissance de l'article L. 53 du livre des procédures fiscales ;

- les contributions sociales ont été établies en méconnaissance des garanties de la procédure contradictoire et des droits de la défense ;

- en l'absence d'obligation au paiement solidaire des contributions sociales, elle est recevable à s'opposer au jugement rejetant la demande de décharge de ces impositions formée par son époux ;

- pour le même motif, elle n'est pas redevable de ces impositions ;

- il n'existe pas de base aux contributions sociales et aux sanctions fiscales appliquées en matière d'impôt sur le revenu dès lors que les revenus fonciers soumis à l'impôt sur le revenu après la substitution de base légale accueillie par un précédent jugement du tribunal administratif de Grenoble du 29 mars 2018 sont nuls ou négatifs ;

- les majorations pour manquement délibéré et les majorations pour manœuvres frauduleuses appliquées aux impositions à l'impôt sur le revenu et aux contributions sociales ne sont pas justifiées ;

- elles ont été établies en méconnaissance du principe de responsabilité personnelle et du principe de personnalité des peines.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter les conclusions à fin de sursis à exécution d'une décision juridictionnelle frappée d'appel, les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".

2. A la suite d'une vérification de comptabilité de la SCI Les Moulins dont M. C était le gérant et détenait un tiers des parts, celui-ci a été assujetti, au titre des années 2011, 2012 et 2013, à des compléments d'impôt sur le revenu résultant de l'imposition entre ses mains de revenus distribués imposés dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers ainsi qu'à des cotisations de contributions sociales. Par un jugement du 29 mars 2018, le tribunal administratif de Grenoble a déchargé M. C des impositions établies au titre de l'année 2011 et réduit la base imposable des impositions établies de l'année 2012 au motif que la SCI Les Moulins relevait du régime d'imposition des sociétés de personnes de l'article 8 du code général des impôts et rejeté le surplus de ses conclusions après avoir fait droit à la demande de substitution de base légale de l'administration tendant au maintien des impositions à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers. Par une ordonnance du 25 juin 2018, le président de la 2ème chambre de la cour administrative d'appel de Lyon a rejeté l'appel formé par M. C contre ce jugement en tant qu'il lui était défavorable. Le pourvoi présenté contre cette ordonnance par l'intéressé a été rejeté par une décision du Conseil d'Etat du 9 juin 2020. Par un second jugement du 16 septembre 2021, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté une nouvelle demande de M. C tendant à la décharge des mêmes impositions et des pénalités dont elles ont été assorties. Par un arrêt du 6 avril 2023, la cour administrative d'appel de Lyon a rejeté l'appel formé par M. C contre ce dernier jugement. Par la présente requête, Mme B, son épouse, relève appel de l'ordonnance n° 2106504 du 21 janvier 2022 par laquelle le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande en tierce opposition de ce même jugement comme étant manifestement irrecevable.

3. En vertu de l'article R. 832-1 du code de justice administrative, peut former tierce opposition à un jugement du tribunal administratif qui préjudicie à ses droits, la personne qui n'a pas été régulièrement appelée dans l'instance ayant abouti à ce jugement. Pour l'application de ces dispositions, le préjudice porté à des droits par une décision juridictionnelle s'apprécie en fonction du seul dispositif de cette décision et non de ses motifs.

4. D'une part, il ressort des écritures de Mme B que le jugement contre lequel elle forme tierce opposition a rejeté la demande de M. C, son mari, tendant à la décharge d'impositions à l'impôt sur le revenu et aux contributions sociales assorties de pénalités auxquelles ils ont été conjointement assujettis en vertu du principe de l'imposition commune des époux de l'article 6 du code général des impôts. A l'appui de la demande en tierce opposition qu'elle a formée contre ce jugement, Mme B s'est bornée à soutenir qu'elle ne pouvait être soumise aux contributions sociales au motif que la solidarité entre époux, prévue spécifiquement pour l'impôt sur le revenu par le 2 de l'article 1685 du code général des impôts, ne s'appliquait pas à ces impositions et à invoquer divers moyens à l'encontre des pénalités appliquées à l'ensemble des impositions en cause. Toutefois, le seul fait que le jugement maintienne à la charge du foyer fiscal les impositions communes vainement contestées par l'un des époux n'est pas, en soi, de nature à le faire regarder comme préjudiciant aux droits de l'autre époux, au sens de l'article R. 832-1 du code de justice administrative, quand bien même celui-ci n'était pas présent à l'instance, ni représenté pour certaines des impositions.

5. D'autre part, les époux ont la qualité de codébiteurs solidaires de l'impôt sur le revenu et sont réputés se représenter mutuellement dans les instances relatives à la dette fiscale. Par suite, Mme B n'est pas recevable à contester, par la voie d'une tierce opposition, la décision prise par le juge de l'impôt en ce qui concerne les pénalités appliquées aux cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu assignées au foyer fiscal au terme de l'instance n° 1905574 introduite par M. C.

6. Il résulte de ce qui précède que c'est à bon droit que, par l'ordonnance attaquée, le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Grenoble a rejeté la tierce opposition de Mme B au jugement du tribunal administratif de Grenoble du 16 septembre 2021 comme était manifestement irrecevable.

7. La requête de Mme B est ainsi, en tout état de cause, manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, elle doit être rejetée y compris en ses conclusions aux fins de mise à la charge de l'Etat des frais exposés et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D B. Copie en sera adressée pour information au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Fait à Lyon, le 4 mai 2023.

Le président de la 2ème chambre,

Dominique Pruvost

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

Décisions similaires

CAA69fiscal

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01635

26/07/2024

CAA69fiscal

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY02455

11/07/2024

CAA69fiscal

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY02454

11/07/2024

CAA69fiscal

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY02351

11/07/2024

← Retour aux décisions