mercredi 1 mars 2023
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-23LY00073 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SOUSTRE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
, agissant comme exploitante de l'officine de pharmacie des Grands Prés, la SELARL pharmacie de Saint-Jean, la SELARL pharmacie de Rimard, la SELARL pharmacie et la SELARL pharmacie de Paris ont demandé au tribunal administratif de Clermont-Ferrand d'annuler, d'une part, la décision du 15 janvier 2019 par laquelle le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) d'Auvergne-Rhône-Alpes a autorisé le transfert de l'officine de pharmacie exploitée à Montluçon par la SELARL pharmacie des Îles, du n° 32 rue Appienne, au centre commercial Intermarché situé rue Pierre Sémard, cellule n° 2, parcelle AS-679, d'autre part, la décision tacite par laquelle la ministre des solidarités et de la santé a rejeté leur recours hiérarchique.
Par un jugement n° 1901446 du 9 novembre 2022, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé ces décisions, en reportant l'effet de cette annulation au 9 mars 2023.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 9 janvier 2023, l'agence régionale de santé (ARS) d'Auvergne-Rhône-Alpes, représentée par son directeur général, demande à la cour de surseoir à l'exécution du jugement n° 1901446 du 9 novembre 2022 du tribunal administratif de Clermont-Ferrand.
Elle soutient que :
* les moyens et arguments développés dans sa requête au fond sont sérieux et apparaissent de nature à justifier le rejet des conclusions en annulation ; elle soutient dans sa requête au fond n° 23LY00072 dont copie est jointe que c'est à tort que le tribunal a retenu un vice de forme tenant à la méconnaissance de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique, qui ne pose aucune exigence substantielle ;
* l'annulation prononcée est susceptible de compromettre la situation économique de la pharmacie bénéficiaire de l'autorisation.
Par un courrier enregistré le 31 janvier 2023, la SELARL pharmacie de Saint-Jean, la SELARL pharmacie de Rimard, la SELARL pharmacie de Paris et , agissant comme exploitante de l'officine de pharmacie des Grands Prés, représentées par Me Sousse, ont indiqué qu'elles ne souhaitaient pas intervenir dans la présente instance, dès lors que le litige a perdu son objet en raison de la publication de l'arrêté n° 2023-02-0001 du 20 janvier 2023 du directeur de l'ARS d'Auvergne-Rhône-Alpes, qui a autorisé le transfert litigieux et se substitue à la décision d'autorisation annulée.
Par courrier du 1er février 2023, l'ARS d'Auvergne-Rhône-Alpes a été invitée, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à indiquer dans le délai d'un mois si elle entendait maintenir les conclusions de sa requête, sauf à être réputée s'en être désistée.
Par un courrier enregistré le 20 février 2023, l'ARS d'Auvergne-Rhône-Alpes indique maintenir sa requête.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 février 2023, la SELARL pharmacie de Saint-Jean, la SELARL pharmacie de Rimard, la SELARL pharmacie de Paris et , agissant comme exploitante de l'officine de pharmacie des Grands Prés, représentées par Me Soustre, concluent au rejet des conclusions dirigées contre elles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
* la nouvelle autorisation de transfert qui a été délivrée et régularise le vice retenu par le tribunal, rend l'instance sans objet ;
* rien ne justifie donc les conclusions portant sur les frais de l'instance d'appel ;
* pour le surplus, elles s'en rapportent à l'appréciation de la cour.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
* le code de la santé publique ;
* le code de justice administrative.
Par décision du 1er septembre 2022, le président de la cour administrative d'appel de Lyon a désigné M. Stillmunkes, président-assesseur de la 6ème chambre, pour statuer dans le cadre de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris son dernier alinéa.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté n° 2019-02-0001 du 15 janvier 2019, le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) d'Auvergne-Rhône-Alpes a autorisé le transfert de l'officine de pharmacie exploitée à Montluçon par la SELARL pharmacie des Îles, du n° 32 rue Appienne, à un local situé dans le centre commercial Intermarché situé rue Pierre Sémard. Le recours hiérarchique formé contre cette autorisation de transfert et porté le 18 mars 2019 devant la ministre des solidarités et de la santé par cinq autres pharmacies, a été rejeté tacitement. Saisi par ces mêmes pharmacies d'un recours dirigé contre ces deux décisions, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand les a annulées par le jugement attaqué du 9 novembre 2022. Le tribunal s'est fondé sur ce que le directeur général de l'ARS n'a pas circonscrit le quartier concerné au sens de l'article L. 5125-3-1 du code de la santé publique. Ce vice de forme étant toutefois régularisable, et l'annulation étant par ailleurs susceptible d'affecter l'approvisionnement en médicaments des secteurs concernés, le tribunal a reporté les effets de l'annulation qu'il a prononcée, au 9 mars 2023.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter les conclusions à fin de sursis à exécution d'une décision juridictionnelle frappée d'appel () ".
3. Aux termes de l'article R. 811-15 du code de justice administrative : " Lorsqu'il est fait appel d'un jugement de tribunal administratif prononçant l'annulation d'une décision administrative, la juridiction d'appel peut, à la demande de l'appelant, ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement si les moyens invoqués par l'appelant paraissent, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement ".
4. En l'état de l'instruction, les moyens invoqués n'apparaissent pas sérieux et de nature à entraîner, outre l'annulation ou la réformation du jugement, le rejet des conclusions à fin d'annulation. La requête à fin de sursis à exécution doit donc être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête n° 23LY00073 de l'agence régionale de santé (ARS) d'Auvergne-Rhône-Alpes est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SELARL pharmacie des Îles, à la pharmacie des Grands Prés (), à la SELARL pharmacie de Saint-Jean, à la SELARL pharmacie de Rimard, à la SELARL pharmacie , à la SELARL pharmacie de Paris, au ministre de la santé et de la prévention et à l'agence régionale de santé (ARS) d'Auvergne-Rhône-Alpes.
Fait à Lyon le 1er mars 2023.
Le président-assesseur de la 6ème chambre,
H. Stillmunkes
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026