LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-24LY01909

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-24LY01909

jeudi 2 avril 2026

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-24LY01909
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre - formation à 3
Avocat requérantISSARTEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

M. A... C... a demandé au tribunal administratif de Clermont-Ferrand d'annuler l’arrêté du 15 mars 2021 par lequel le préfet de la Haute-Loire lui a ordonné de se dessaisir des armes et munitions en sa possession et lui a interdit d’en acquérir ou d’en détenir de nouvelles.

Par jugement n° 2101040 du 2 mai 2024, le tribunal a rejeté sa demande.



Procédure devant la cour

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 3 juillet 2024 et le 8 janvier 2026, M. C..., représenté par Me Issartel, demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement et l’arrêté préfectoral du 15 mars 2021 le concernant ;

2°) d’enjoindre sous astreinte au préfet de la Haute-Loire de le radier du fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
– le préfet n’était pas en situation de compétence liée pour prendre l’arrêté contesté ;
– la procédure contradictoire préalable à la prise de l’arrêté est irrégulière, dès lors que la lettre engageant la procédure était incomplète et que le délai qui lui a été accordé pour répondre était trop bref ;
– son comportement ne constitue pas une menace pour l’ordre public, dès lors que les faits qui ont été sanctionnés pénalement n’ont pas été commis avec ses armes, qu’il n’a fait l’objet d’aucune autre sanction pénale, qu’il a pratiqué pendant plus de vingt années la chasse sans aucun signalement.

Par mémoire enregistré le 19 mars 2025, le préfet de la Haute Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :
– il était en situation de compétence liée, compte tenu de la condamnation prononcée contre M. C... ;
– subsidiairement, les autres moyens ne sont pas fondés et il est fondé à demander qu’au titre de la base légale de l’arrêté litigieux, l’article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure soit substitué aux articles L. 312-16 et R. 312-67 du même code.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
– le code pénal ;
– le code de procédure pénale ;
– le code de la sécurité intérieure ;
– le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
– le rapport de M. Arbarétaz,
– et les conclusions de Mme B....


Considérant ce qui suit :

M. C... a déclaré successivement en 2019 et 2020 l’acquisition de cinq armes de catégorie C. Suite à sa condamnation à une peine d’emprisonnement de deux mois avec sursis prononcée par le tribunal de grande instance du Puy-en-Velay, le 8 octobre 2020, le préfet de la Haute-Loire lui a ordonné, par arrêté du 15 mars 2021 pris sur le fondement des articles L. 312-3 et L. 312-11 du code de la sécurité intérieure, de se dessaisir des armes et munitions non visées par la mesure de confiscation prononcée au judiciaire et lui a interdit d’en acquérir ou d’en détenir de nouvelles. Par le jugement dont il relève appel, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté sa demande d’annulation de cet arrêté.

En premier lieu et d’une part, aux termes de l’article 222-44 du code pénal : « I.- Les personnes physiques coupables des infractions prévues aux sections 1 à 7, à l’exception de la section 4 du présent chapitre encourent également les peines complémentaires suivantes : (…) 2° L’interdiction de détenir ou de porter, pour une durée de cinq ans au plus, une arme soumise à autorisation (…) 6° La confiscation d’une ou plusieurs armes dont le condamné est propriétaire ou dont il a la libre disposition (…) ».
D’autre part, aux termes de l’article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure, dans sa rédaction alors en vigueur : « Sont interdites d’acquisition et de détention d’armes, de munitions et de leurs éléments des catégories A, B et C : (…) 2° Les personnes (…) condamnées à la confiscation (…) d’armes, de munitions et de leurs éléments dont elles sont propriétaires ou dont elles ont la libre disposition ». Aux termes de l’article L. 312-16 du même code : « Un fichier national automatisé nominatif recense : (…) 2° Les personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes, de munitions et de leurs éléments des catégories A, B et C en application de l’article L. 312-3 (…) ». Aux termes de l’article R. 312-67 de ce code : « Le préfet ordonne la remise ou le dessaisissement de l’arme ou de ses éléments (…) lorsque : 1° Le demandeur ou le déclarant se trouve dans une situation prévue aux (…) 2° (…) de l’article L. 312-16 (…) ».

Ces dispositions combinées font obligation au préfet d’ordonner la remise d’armes et munitions à toute personne physique en situation d’être inscrite au fichier national automatisé à raison du prononcé d’une mesure de confiscation accessoire de la sanction pénale. Cette condition est remplie dès lors que la décision juridictionnelle ayant prononcé cette mesure est devenue exécutoire à la date de l’arrêté ordonnant le dessaisissement, sans égard à la date d’inscription effective de la personne condamnée au fichier.

Il est constant qu’au 15 mars 2021, date de l’arrêté litigieux, le jugement correctionnel du 8 octobre 2020 prononçant la confiscation des armes qui avaient été placées sous scellés, était exécutoire. En conséquence, les dispositions citées au point 3 faisaient obligation au préfet de la Haute-Loire d’ordonner à M. C... de se dessaisir des armes et munitions qu’il détenait encore, son inscription au fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes ne constituant pas, ainsi qu’il vient d’être dit, un préalable à l’exercice de la compétence liée par l’autorité investie de la police des armes.

En second lieu, les moyens tirés d’un vice de procédure et de l’erreur d’appréciation de son comportement, qui ne tendent pas à contester la situation de compétence liée du préfet de la Haute-Loire, doivent être écartés comme inopérants.

Il résulte de ce qui précède que M. C... n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que par le jugement attaqué, le tribunal a rejeté sa demande d’annulation. Les conclusions de sa requête tendant aux mêmes fins doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d’injonction et d’astreinte et celle tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


DÉCIDE :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A... C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Loire.


Délibéré après l’audience du 12 mars 2026, à laquelle siégeaient :
M. Arbarétaz, président de chambre,
Mme Vinet, présidente assesseure,
Mme Corvellec, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2026.


Le président, rapporteur,

Ph. Arbarétaz
La présidente assesseure,

C. Vinet


Le greffier en chef,
Greffier de l’audience,

C. Gomez



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier,

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions