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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-24LY03369

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-24LY03369

jeudi 2 avril 2026

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-24LY03369
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre - formation à 3
Avocat requérantLAWSON- BODY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Procédure contentieuse antérieure

M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Lyon d’annuler l’arrêté du 12 mars 2024 par lequel le préfet de la Loire a refusé de renouveler son titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d’office.

Par un jugement n° 2404997 du 17 septembre 2024, le tribunal a rejeté sa demande.


Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 3 décembre 2024, M. A..., représenté par Me Lawson-Body, demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement et cet arrêté ;





2°) d’enjoindre au préfet de la Loire de lui délivrer un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale ou, sinon, la mention salarié ou travailleur temporaire et, subsidiairement, dans un délai de deux mois à compter de la notification de l’arrêt, un réexamen de sa situation avec, de toutes les façons, la délivrance, en attendant, d’une autorisation provisoire de séjour ouvrant droit au travail dans un délai de huit jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :
– le refus de titre de séjour et la décision fixant le pays de destination sont insuffisamment motivés ;
– le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français méconnaissent les stipulations de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales et sont entachés d’erreurs manifestes d’appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle ;
– la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en conséquence de l’illégalité du refus de titre de séjour ;
– la décision fixant le pays de destination est illégale en conséquence de l’illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

La requête a été communiquée au préfet de la Loire, qui n’a pas présenté d’observations.

M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 20 novembre 2024.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
– la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
– le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
– le code des relations entre le public et l’administration ;
– la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
– le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Boffy, première conseillère, a été entendu au cours de l’audience publique.




Considérant ce qui suit :


M. B... A..., de nationalité malienne, né le 20 août 2002 et entré en France le 23 août 2018, a bénéficié d’un titre de séjour portant la mention « travailleur temporaire », valable du 29 juin 2022 au 28 juin 2023. Il a demandé au tribunal administratif de Lyon l’annulation de l’arrêté du 12 mars 2024 par lequel le préfet de la Loire a rejeté sa demande tendant au renouvellement de ce titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d’office. M. A... relève appel du jugement du 17 septembre 2024 par lequel le tribunal a rejeté sa demande.


M. A... reprend en appel ses moyens tirés de l’insuffisance de motivation des décisions portant refus de délivrer un titre de séjour et fixant le pays de destination, de la méconnaissance par le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et de ce que ces deux dernières décisions seraient entachées d’erreurs manifestes dans l’appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle, qu’il y a lieu d’écarter par adoption des motifs des premiers juges.


Il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n’est pas illégale par voie de conséquence de l’illégalité de la décision portant refus de titre de séjour. De même, la décision fixant le pays de destination n’est pas illégale par voie de conséquence de l’illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Ces moyens doivent donc être écartés.


Il résulte de ce qui précède que M. A... n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande. Sa requête doit donc être rejetée en toutes ses conclusions.


DÉCIDE :


Article 1er :
La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 :
Le présent arrêt sera notifié à M. B... A... et au ministre de l’intérieur. Copie en sera adressée à la préfète de la Loire.


Délibéré après l’audience du 19 mars 2026 à laquelle siégeaient :

– M. Picard, président de chambre,
– Mme Duguit-Larcher, présidente assesseure,
– Mme Boffy, première conseillère.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2026.


La rapporteure,





I. BoffyLe président,





V-M. Picard
La greffière,





A. Le Colleter

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,




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