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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-25LY01765

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-25LY01765

jeudi 26 février 2026

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-25LY01765
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantPIEROT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

M. et Mme C... et B... A... ont demandé au tribunal administratif de Grenoble, chacun en ce qui les concerne, d’annuler les arrêtés du 3 octobre 2024 du préfet de la Haute-Savoie portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de renvoi.

Par un jugement n°s 2408709, 2408715 du 13 mars 2025, le tribunal a, après les avoir jointes, rejeté ces demandes.

Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 4 juillet 2025, M. et Mme A..., représentés par Me Pierot, demandent à la cour :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) d’annuler les arrêtés du 3 octobre 2024 du préfet de la Haute-Savoie ;

3°) d’enjoindre au préfet territorialement compétent, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de huit jours à compter de la notification de l’arrêt à intervenir, de leur délivrer une carte de séjour pluriannuelle de quatre ans portant la mention « bénéficiaire de la protection subsidiaire », s’agissant de M. A..., et la mention « membre de la famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire », s’agissant de Mme A... ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à leur conseil d’une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire enregistré le 20 novembre 2025, la préfète de la Haute-Savoie conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 10 décembre 2025, M. et Mme A... déclarent se désister de leurs conclusions à fin d’annulation et maintenir le surplus des conclusions de leur requête.

M. et Mme A... ont été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 4 juin 2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
– le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
– la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
– le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des (…) cours (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (…). ».

2. Le désistement des conclusions à fin d’annulation de la requête de M. et Mme A... est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte. Les conclusions maintenues à fin d’injonction sous astreinte sont par voie de conséquence manifestement irrecevables et doivent être rejetées par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État le versement de la somme demandée par M. et Mme A... au profit de leur conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.



ORDONNE :


Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’annulation de la requête de M. et Mme A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme A... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme C... et B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de la Haute-Savoie.




Fait à Lyon, le 26 février 2026.


La présidente de la 1ère chambre,

C. MICHEL




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière,


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